NOSTALGIA, le Blog qui fait oublier les tracas !

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La Boutique en ligne Nostalgia

Vous êtes déprimé ? Vous manquez de tonus ? Vous tirez la gueule ?

Aller au boulot vous fatigue ? Votre femme (ou votre mari) vous stresse ?

Une capsule de 1000 mg de Nostalgium tous les jours et tout va déjà beaucoup mieux !

NOSTALGIUM, déclaré d'intérêt public devrait être remboursé par la sécurité sociale ! 

Cliquez sur la boîte pour plus de détails !

 

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Suite au succès du Nostalgium et afin de renflouer une trésorerie permettant à ses collaborateurs, jusque-là bénévoles, de se remplir les poches à l’instar de certains politiciens qui font beaucoup moins rire et nous coûtent bien plus cher, Nostalgia a décidé de commercialiser une gamme de produits dérivés dont voici le premier exemplaire :

 

Le Pendentif « Le rouleau »

 

Ce premier article annonce l’arrivée d’une gamme d’objets utilitaires, décoratifs ou simplement originaux que nous commercialiserons à des prix défiant toute concurrence à travers notre réseau domicilié au Panama.

Chacun de ces articles est une pièce unique numérotée entièrement fabriquée dans nos ateliers français de Shanghai par de jeunes professionnels mondialement reconnus.

Ces produits de haute technologie sont toujours livrés avec un certificat d’authenticité entièrement rédigé en Mandarin standard (Putongha / Guoyu).  

 

Vous pourrez consulter la notice descriptive de chacun de ces merveilleux objets en cliquant sur la photo correspondante.

En cas de commandes groupées d’un minimum de 18780 €, un très beau cadeau entièrement gratuit sera joint au colis.

Une partie des bénéfices ainsi réalisés sera par ailleurs reversée à la fondation « Thyristor » ainsi qu’à l’association d’aide et de partage « Un peu de blé pour Clémau ».

 

Merci à toutes et à tous et n’oubliez surtout pas de prendre votre dose quotidienne de Nostalgium !

 

Cliquez sur le pendentif pour plus de détails !

 

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MANIFESTEZ ENFIN INCOGNITO !

Après avoir lu le billet d’humeur du mois de novembre, vous aimeriez également participer aux manifestations style Gilets Jaunes et pouvoir vous approcher du Palais de l’Elysée sans être repéré par la police, votre patron, votre voisin(e) ou votre époux/se ?

NOUS AVONS LA SOLUTION !

Équipez-vous du Slip-Boxer à rayures phosphorescentes le NOSTALSLIP.

(Cliquez sur l’image pour lire le descriptif)

 

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Vous en rêviez ? Nostalgia l’a fait !

 

- Vous devez vous présenter devant un tribunal et vous aimeriez le faire en symbiose totale avec votre avocat ?

- Vous en avez marre de déambuler tout seul et aimeriez être accompagné par votre ami(e), votre conjoint(e) ou votre personnel de maison ?

- Votre conjoint est de nature jalouse et ne veut pas vous laisser partir tout seul ?

- Vous avez peur d'oublier où vous allez ou de vous perdre ?

 

La boutique Nostalgia vous propose en exclusivité mondiale le :

 

B I - A M B U L A T E U R (*)

 

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Cet engin révolutionnaire de toute beauté, entièrement réalisé à partir d'éléments recyclés et recyclable est pourvu des derniers perfectionnements techniques :

 

Wifi - Bluetooth - USB 4.0 – EBS – Correction de trajectoire 

Compensateur de poussée latérale – Pneus 4 saisons – Roulements à aiguilles  Correction continue du parallélisme par asservissement digital 

Micro-processeur développé par la NASA – GPS spécial sourds et malentendants  Clim et filtre anti-Pollen- Panier multifonctions en Gloutex chromé

Freins Blue-Ray (Plus performants que les anciens freins à disque)

Equipé avec 5 roues (mode dynamique) et 5 bouchons (mode statique)

"Michelin Crossclimate 4 saisons" sans supplément de prix.

Poignées ergonomiques - 8 coloris tendance au choix

 

Cette merveille de la technologie est proposée en précommande au prix incroyablement compétitif de seulement :

 

26847 Euros

Ce prix comprend :

- Le Bi-ambulateur complet en Kit

(temps de montage à 2 : environ 13 jours ouvrables)

- La notice en hongrois, moldave, sanskrit, braille et schénégga Platt

- 1 roue (galette) de secours

- 1 pompe à vélo grand luxe en Plastok 

- 2 heures de formation à Vladivostok (voyage non compris)

- 1 abonnement gratuit au magazine « Ma boutique Nostalgia et moi »

 

Cadeau aux 63 premiers acheteurs :

Le livre et l’autocollant « Bi-ambulateur un jour, Bi-ambulateur toujours ! »

 

(*) Marque, modèle et concept déposés par Nostalgia Corp. Ltd.

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D'autres produits dérivés exclusifs Nostalgia seront bientôt disponibles sur cette page...  

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  Tous les programmes TV en un coup d'œil :

  

 

 

 

Lire les billets d'humour : 

Billet Février 2018 (Changements de Présidents) 

Billet Mars 2018 (Le catalogue russe) 

Billet Avril 2018 (La grève à la SNCF) 

Billet Mai 2018 (N. D. des Landes - Le prix Eurovision) 

Billet Juin 2018 (La coupe du monde) 

Billet Juillet-Août 2018 (La canicule) 

Billet Septembre 2018 (Macronix le gaulois) 

Billet Octobre 2018 (Nouveau Gouvernement) 

Billet Novembre 2018 (Gilets jaunes etc...) 

Billet Décembre 2018 (Cadeaux de Noël) 

Billet Janvier 2019 (La cagnotte) 

Billet Février 2019 (La tempête de neige) 

Billet Mars 2019 (La vie en jaune) 

Billet Mai 2019 (Européennes & Glyphosate) 

Billet Juin 2019 (La Canicule 2) 

Billet Juillet-Août 2019 (Le système de santé) 

Billet Septembre 2019 (Le système de santé 2)

Billet Octobre 2019 (L'affaire B.)

Billet Novembre 2019 (Le marché de Noël)

Billet Décembre 2019 (Le procès W.)

Billet Janvier 2020 (Le Coronavirus)

 

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Schoeneck beau coin : autres récits 

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5 Fruits & légumes 

Alléluia ! Il marche et il parle... 

Je vais ’recevoir’ une petite sœur 

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Opa Adolphe - Mon premier vélo 

Être ou ne pas être..

 Premier jour de classes 

 

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06/03/2020
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Em Clémau sei Footzegge : mars 2020

Le billet d'humour en Platt et en français du mois de mars 2020

Hallo liewe Noschdalschia lèsa !

Hourra, Ich bin widda gessound oun konn ma widda die Daoume drèhe was jo in dèa Indèmoungs tsayt ga nit soo schlèscht is...

Nodèm Ich aussem Schbidal no mayna letscht Geschischt dehèm bin honn Ich (May frayndin schwètst jo imma norh nit mitma) mich èntschid inkaafe se géhn in de nèkschde Soupamakt.

Do Ich jo noua norh 6 oda 7 Pèkscha Noudele oun 8 kilo Rayss in ounsera Schpaysekomma gehat honn, honn Ich ma gesaat dassses tzayt wèa inkaafe se géhn wayl may Enkelkind ab oun tsou bay ouns èsse koumt oun so gèa Noudele èsst, wèass ma nit rèscht das ma die Lèwesmiddelle fèhle dèdde fa say liblingsgerischt se korhe.

Do honn Ich donn soagfeldisch may noot Inkaafslischt Oufgeschrieb oun tswa :

18 kg Noudele, 14 Pèkscha Rayss, 9 Doose Ravioli, 12 kg Tsougga, 8 Lidda èhl, 84 Rolle Kloopapia, oun norh so E paa onnere dinga wie Fèadischgerischde, Chogola, Chips, èadniss, Biskwitscha oun norh E bissie onneres Geschnègs...  

Om nègschde Moaje, gèh halb nayn, honn Ich donn may Audo gehol oun bin donn no Fouabarh geffa, ougefèa 4 kilomèdda von ouns in de nèksschde Soupamakt.

Ich honn lèda misse tsway mool serick fahre, èmool wayl Ich may èaaoubnis Tsédel wegèss honn oun E tswèddes mool fa die Inkafslischt se holle wo Ich oufem Kischeschronk laye gelost honn.

Wie Ich ougefèa E schdoun schpèdda onkoum bin, honn Ich sofoat gemèakt das Ich nit de ènsischde wa wo Nootinkaffe marhe wollt.

De Paakplatz wa soo voll das Ich may Audo 800 mèdda wayt voum Geschèft honn misse abschdéle wayl wayt oun brayt keen Platz mé wa...

Donn honn Ich schnell voa sonna Grossmoudda mime Youpala das letschde Inkafs wänsche mitt noua norh 3 rèdda E Fraa wo's grad zerick gebroung hat aus de Hènn geriss.

Soviel layt honn Ich norh nie imme Geschèft gesihn, oun bin  donn mit mie oun noot douaysch die Mensche volle Gèng bis tsou de Noudele, de Rays oun all die onnere trouguene Lewesmiddele hingeschtoolbat.

Also schdelle aysch mol voa, die layt honn wedda Onschdont norh èatsioung oun vewondele sich schnell in so dicke égoischde die noua on sich selbscht dènke.

Das Noudel régaal sowie de Rayss, die Konseavedoose, de Boudda, es éhl, de Schogola, die Biskwitscha, Ich honn mayne Aoue nimmé getraout, alles wa wèg !

Wie komma sich soo ènfarh panisch dronschdéle oun égalwas kaafe noua wayl so E onguéblischa Virous ounsa Aldda beaynflisse kint...

Ich honn grad norh kinne E pèksche Noudele aoussem Wènsche wouna Moudda wo ihrem Kind grad die Noos geboutzt hat se schnabbe awa donn wa alles voabay... Fèatisch, aous, schlouss, es wa nix mé in de régaale voun dem was Ich ouf maynem Tsédel oufgeschrieb honn...

Do honn Ich schlieslisch kèn onna wahl gehat als das se kaafe was norh in de régaale rescht geblib wa oun honn donn may 3 rädisches Inkaafswènsche mit Noavégischem Sélaks, 8 Scharguele iranischem Kavia Béluga Impérial (2400 Euros), 2 Kischde Chombonia Moët & Chandon, 7 kilo Agentinisches Rindafilé  fa 198 Euro es kilo, E doutsend 13 grom Dose schwatse triffele Comtesse du Barry (498 Euros), 9 Flasche schpètlése Wayn oun norh so E paa éxodische dinga wo Ich bis jetz norh nit èbbes devoun gehéat honn.

 

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Zeit tsway wourhe esse ma mojens middas oun owens Kaviasoup mit Sélaks oun Agentinischel Rinda filé mit Triffele oun tringue Chombonia oda Château Yquem 1986 rotwayn detsou...

Ah dorh, Ich honn 2 moohl kinne Noudele korhe mit dem Pèksche wo Ich aous dem Wènsche voun dèa Fra wo dem Kind die Noos geboutst hat raous gehol honn.

Do Ich awa kèn Tomadde Soos me gehat honn homma die noudele mit Schwatza Triffel Soos gemarh, die is awa nit so schén wie die noamal Soos.

May Frayndin schwètzt norh imma nit mit ma oun Ich honn sooga das gefiel dasse troon schuld is das may Schèkhèft, may Tsahlkaat, mayne gonze Paa Schou oun may Audoschlissele weschwoun sin. Dèa Mitabaydda voun mayna Online Bonk waat ah imma norh das Ichem èaklère kint was mit dem blogiadde 6432 Euros Scheck fa E lèwesmiddelgeschèft los wèa...

Ah ! Das Ich's nit weguèsse, Ich honn misse E narhel in di wond schloon newem Kloopabiahalda dasma tsaydoungspabia Blèdda hinhèngue kinne. Ich hoffe das das mit dèa Indèmungstsayt ball voabay iss, Ich bin nèmlisch may aldde schlabbe mit léscha lèdisch oun dèd gèa E mohl frischi louft schnabbe das Ich ouf onnere gedonke koume.

Ich bin's jetz lèdisch seit Dray Wourhe mit kenem se schwètze. Douaysch das oungewénlische èsse honn Ich jetz a norh die Schiss gritt oun doun liwa nit iwa die kwalitèt voun dem naye 'èasatz' Kloopapia schwètze.

So, bis ball liwe Noschdalschia lèsa, passe gout ouf aych ouf oun hoffentlisch wère ma ball befrayt ! 

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Version française pour les non-plattophones :

Chers amis lecteurs nostalgiaques !

Youpi, je suis guéri et j’arrive de nouveau à me tourner les pouces, ce qui n’est pas plus mal en ces périodes de confinement…

Après mon retour de l’hôpital suite à ma mésaventure du mois dernier (1), j’ai décidé, (ma compagne refusant toujours de m’adresser la parole) d’aller faire quelques courses au supermarché le plus proche.

Il ne restait plus que 6 ou 7 paquets de nouilles et 8 kg de riz dans notre garde-manger, et je me suis dit que c'était le moment d'aller faire des emplettes car mon petit-fils vient de temps en temps manger chez nous et, comme il adore les pâtes, je ne voudrais pas me retrouver à court d’ingrédients pour lui cuisiner son plat préféré.

J’avais donc minutieusement préparé ma petite liste d’aliments de première nécessité, à savoir :

18 kg de pâtes, 14 paquets de riz, 9 boites de raviolis, 12 kg de sucre, 8 litres d’huile, 84 rouleaux de PQ + quelques autres babioles style plats cuisinés, tablettes de chocolat, chips, cacahuètes, biscuits et autres amuse-gueule divers.

Le lendemain matin vers 8h30, j’ai pris ma voiture  pour me rendre à la supérette la plus proche c’est-à-dire à environ 4 km de mon domicile à Forbach.

J’ai dû rebrousser chemin 2 fois en cours de route, la première fois parce que j'avais oublié ma feuille d’autorisation spéciale de sortie et la deuxième fois pour retourner chercher la liste de commissions que j’avais posé sur le buffet de la cuisine avant de partir.

Lorsque je suis arrivé sur le parking du magasin environ une heure plus tard, j’ai constaté que je n’étais pas le seul ce jour-là à vouloir faire des achats de première nécessité…

Le parking était tellement rempli que j’ai dû garer ma voiture à 800 mètres du magasin car il ne restait plus aucune place disponible à proximité.

Après avoir pris de vitesse une grand-mère se déplaçant avec un déambulateur je parvins à arracher de la main d’une mère de famille le dernier chariot du magasin, chariot auquel il manquait d’ailleurs une roue et que la dame venait tout juste de ramener…

Je n’avais jamais vu autant de monde dans un magasin et je me faufilais tant bien que mal à travers les différentes allées noires de monde pour me rendre en premier au rayon pâtes, riz et autres denrées non périssables…

Eh bien figurez-vous que les gens n’ont ni scrupules ni éducation et se transforment très vite en gros égoïstes qui ne pensent qu’à leur petit confort personnel…

Le rayon ‘pâtes’ avait été complètement dévalisé au même titre que celui des conserves, du beurre, de l’huile des chocolats et des biscuits ! Je n’en croyais pas mes yeux…

Comment peut-on céder ainsi à la panique et acheter impulsivement n’importe quoi uniquement parce qu’un soit disant virus allait légèrement bousculer notre quotidien ?

Je réussis tout juste à subtiliser un paquet de nouilles dans le chariot d’une ménagère occupée à moucher son gamin mais pour le reste… Rien, Nix, Niente,  Nada, il ne restait rien sur les étagères de ce que j’avais noté sur ma liste de courses.

Je n’avais d’autre solution que de me rabattre sur les produits restants en stock et à remplir à ras bords mon chariot handicapé à trois roulettes avec du saumon sauvage de Norvège, 8 boîtes de caviar iranien Béluga Impérial (2400 Euros), 2 caisses de Champagne Moët & Chandon, 7 kilos de filet de bœuf argentin à 198 Euro le kilo, une douzaine de boites de 13 grammes de truffes noires Comtesse du Barry (498 Euros) 9 bouteilles de grands crus à 64,90 Euros la bouteille plus quelques autres spécialités exotiques dont j’ignorais totalement l’existence jusqu’à ce jour…

 

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Depuis 15 jours nous mangeons matin midi et soir de la soupe de caviar au saumon et de la daube de filet de bœuf argentin aux truffes, le tout arrosé de Champagne ou de Château Yquem 1986... 

Ah si, j’ai pu faire 2 fois des nouilles grâce au paquet récupéré dans le chariot de la dame qui mouchait son gamin, mais comme je n’avais pas trouvé de sauce tomate, on a dû les manger avec une sauce à la truffe noire beaucoup moins jolie que la sauce habituelle…

Ma compagne ne m’adresse toujours pas la parole, je suppose même que c’est elle qui est à l’origine de la disparition de ma carte bleue, de mon chéquier, des clés de ma voiture et de toutes mes chaussures. Quant à ma banque en ligne, mon conseiller financer attend toujours une justification concernant un chèque bloqué de 6432 Euros libellé à l’ordre d’une supérette locale.

Ah, j’oubliais... Dans nos W.C., j’ai également dû planter un clou dans le mur à côté du dévidoir de P.Q. pour pouvoir y accrocher des morceaux de papier journal.

J’espère que le confinement s’arrêtera bientôt, car j’aimerai bien quitter mes vieilles pantoufles trouées et sortir pour prendre l’air et me changer les idées…

Confiné chez moi depuis plus de 3 semaines sans pouvoir parler à quelqu’un commence sérieusement à me peser... En plus, la nourriture inhabituelle m’a donné la diarrhée et je préfère ne pas parler ici de la médiocre qualité de notre 'Ersatz' de papier toilette actuel…!

Sur ce, à bientôt chers amis lecteurs nostalgiaques, prenez bien soin de vous et... Vivement la libération !

 

(1) Lire le billet du mois de février ICI

 

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Lire les autres billets d'humour : 

Billet Février 2018 (Changements de Présidents) 

Billet Mars 2018 (Le catalogue russe) 

Billet Avril 2018 (La grève à la SNCF) 

Billet Mai 2018 (N. D. des Landes - Le prix Eurovision) 

Billet Juin 2018 (La coupe du monde) 

Billet Juillet-Août 2018 (La canicule) 

Billet Septembre 2018 (Macronix le gaulois) 

Billet Octobre 2018 (Nouveau Gouvernement) 

Billet Novembre 2018 (Gilets jaunes etc...) 

Billet Décembre 2018 (Cadeaux de Noël) 

Billet Janvier 2019 (La cagnotte) 

Billet Février 2019 (La tempête de neige) 

Billet Mars 2019 (La vie en jaune) 

Billet Mai 2019 (Européennes & Glyphosate) 

Billet Juin 2019 (La Canicule 2) 

Billet Juillet-Août 2019 (Le système de santé) 

Billet Septembre 2019 (Le système de santé 2)

Billet Octobre 2019 (L'affaire B.) 

Billet Novembre 2019 (Le marché de Noël) 

Billet Décembre 2019 (Le procès W.) 

Billet Janvier 2020 (Le Coronavirus)

Billet février 2020 (Le Buzz) 

 

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03/04/2020
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Ecole primaire de Schoeneck

Cela fait du bien de se tourner de temps en temps vers ses souvenirs et de revoir avec nostalgie ses premières rentrées scolaires, son premier instituteur ou le tableau noir sur lequel nous apprenions à tracer d'une main hésitante les lettres de l'alphabet.

Qu'il est doux de revoir le bureau du maître ou de la maîtresse où nous avons récité d'une voix mal assurée nos premiers poèmes…

Souvenez-vous de ces lourds cartables en cuir, souvent déjà usés par les grands frères ou sœurs, des livres de lecture avec Jeannot et Jeannette, du livre de calcul aux problèmes illustrés, des cahiers du jour aux pages décorées de frises colorées, de la trousse qui sentait bon le cuir, du plumier, de l'ardoise et de la boîte de plumes Sergent Major...

 

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Il reste, gravées au fond de nos mémoires, des images qui nous rappellent les bons (et parfois les mauvais !) moments passés à user nos fonds de culottes sur les bancs d'école...
Vous rappelez vous de ces interminables parties de billes dans la cour de l'école à l'ombre des majestueux marronniers ? Et le tableau sur lequel était écrit en lettres rondes la maxime du jour qui devenait ensuite le sujet de la leçon de morale quotidienne… L'auriez vous oublié ?
Encore aujourd'hui, il m'arrive de 'sentir' l'odeur douceâtre de craie et d'encre qui flottait dans les salles de classe et je revois, comme dans un vieux film, mes camarades courbés sur leurs pupitres en bois, s'appliquant consciencieusement à remplir une page d'écriture à l'encre violette en tirant la langue ou en pinçant les lèvres... C. Keller

 

→  Téléchargez la liste des familles et des élèves (garçons) de la Ferme en cliquant ICI

 

Diaporama école primaire de Schoeneck

 


 

Rencontre des classes à Schoeneck le 7/10/2018

 


 

Le certificat de fin d'études

La loi Jules Ferry du 28 Mars 1882 va institutionnaliser l'Ecole Communale. Cette école "laïque et républicaine" se met en place dans les plus petits villages de France et va vivre au rythme des lois et décrets qui feront évoluer son mode de fonctionnement et déterminer de nombreux programmes d'enseignement.  Sur un plan strictement pratique, durant les années 50, pour faire une bonne rentrée les enfants devaient être munis d'une blouse, d'un cartable, d'une ardoise, de craies, d'un cahier ainsi que d'une trousse comportant : un porte-plume, une petite boite de plumes sergent-major, cinq buvards, un rapporteur, un double décimètre en bois, des crayons ainsi qu'un taille crayon 

Les premières épreuves écrites du certificat de fin d'études eurent lieu sous la surveillance d'une commission. Ces épreuves comprenaient une dictée d'une quinzaine de lignes, deux questions d'arithmétique portant sur les applications du calcul et du système métrique, avec la solution raisonnée, une rédaction simple (récit, lettre, etc.). Les jeunes filles exécutaient également un travail de couture usuelle, sous la surveillance d'une femme spécialement désignée à cet effet.

L'épreuve de couture était l'une des plus importantes de l'examen.

La nullité d'une épreuve entraînait l'élimination du candidat. Les épreuves orales étaient publiques et se passaient devant une commission présidée par l'inspecteur.

Elle comprenaient une lecture expliquée, accompagnée de la récitation d'un morceau choisi sur une liste présentée par le candidat. Les points obtenus pour les épreuves orales étaient ajoutés aux points obtenus pour les épreuves écrites.

Nul n'était définitivement déclaré apte à recevoir le certificat d'étude s'il n'obtenait  la moitié au moins du total maximum des points accordés pour les catégories d 'épreuves. La classe de fin d'études a existé jusqu'à la fin des années 60, avant la réforme dite du Collège Unique, mettant en oeuvre une ordonnance de 1959 qui prolonge la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans.

Durant les années 50, le nombre d'épreuves avait sensiblement évolué et comprenait une épreuve d'éducation physique (Brevet Sportif Scolaire), du calcul mental, la récitation ou le chant, une épreuve de lecture, du dessin, une rédaction, une épreuve de dictée avec questions, du calcul, de l'histoire ou de géographie, une épreuve de sciences appliquées, avec orientations vers l'électricité, l'agriculture et la mécanique pour les garçons et vie ménagère et puériculture pour les filles.

Une épreuve de travail manuel pour les garçons ou de couture pour les filles était également au programmés.

 

Quelques exemples d'épreuves dans les années 50

Rédaction : 1- Un jour où vous étiez malade, triste et obligé de garder la chambre, un de vos amis est venu pour vous tenir com­pagnie et vous divertir. Dès que vous avez été guéri, vous lui avez envoyé une lettre de remerciement. Rédigez cette lettre.

2. En famille, le soir avec tous les vôtres... Le feu ronfle… Au dehors, le vent siffle; c'est l'hiver... Vos sentiments. Vos réflexions...
Orthographe :  La chasse. Voilà mon lièvre qui s'avance vers moi mais au petit trot. Il s'arrête soudain, s'assied sur son derrière, dresse le cou, tend l'oreille aux jappements qui se rapprochent, puis il repart de la même allure prudente et s'arrête à nouveau. Je distingue maintenant ses courtes pattes de devant, ses longues oreilles mobiles, son nez frémissant, ses yeux noirs posés de côté. Il a vraiment, ce pauvre lièvre, une figure douce, sympathique même. Je mets le fusil à l'épaule, indécis. Le voilà qui s'approche, il s'arrête encore, s'assied, se frotte le museau avec ses pattes comme pour plaisanter, et se tient là, devant moi, immobile comme une cible. Je vais presser la gâchette.

Mais non ! je n'ose pas. Je rabaisse, mon fusil. Le lièvre bondit de côté dans les taillis et disparaît. A. TOULEMON

Questions :

1. L'attitude de ce chasseur ne vous surprend-elle pas ? Pourquoi ne tire-t-il pas?
2. Expliquez les mots : mobiles, sympathique, indécis. 
Donnez un contraire à chacun de ces trois mots.

3. Dans la. deuxième phrase, analysez : soudain, derrière, qui, s'arrête.
Calcul : 1. Un propriétaire assure sa maison pour 1 200 000 f, son mobilier pour 650 000 f, et 750 000 f de recours des voisins. Le taux de la prime nette est de 0,40 pour mille pour la maison, 0,80 pour mille pour le mobilier et 0,10 pour mille pour le recours des voisins, l'impôt est de 45 pour cent de la prime nette.

Quel sera le montant de la prime annuelle, impôt compris ?
2. Un terrain destiné à la construction d'un groupe scolaire comprenant bâtiments, cour et terrain de jeux est représenté sur un plan à l'échelle de 1/200 par un rectangle de 36 cm de long et 24,6 cm de large.
1° Quelle est sa surface?
2° La surface des bâtiments est 221,40 m² et la surface restante sera partagée de telle façon que la surface de la cour sera la moitié de celle du terrain de jeux.

Quelle sera la surface du terrain de jeux ?
3°Le terrain de jeux a une dimension égale à la largeur du terrain entier. Calcule l'autre dimension.
Calcul mental :

1. Prix de 18 timbres. à 15 f l'un ?
2. Une personne dépense 675 f dans un magasin. Combien lui rend-on si elle donne en paiement un billet de 1000 f ?
3. Une ruche produit 24 kg de miel. Combien produira, un rucher de 25 ruches ?
4. Un rôti de 1250 g a été payé 850 f. Quel est le pris du kg ?
5. Un bassin circulaire a 0,50 m de rayon et 3 m de profondeur. Cal­culez la surface de ses parois (ou surface latérale)
Histoire - Géographie - Science :

1.Date de l'abolition des privilèges ? Date de la loi sur les Assurances sociales ?

Quelles étaient les classes sociales du tiers-état ?
2. Croquis de la Bretagne avec les grandes lignes du relief, les fleuves. Placer 4 ports.
3. Action de l'alcool sur le cœur et sur l'appareil circulatoire.
4. Filles : Vous avez observé la culture d'un légume : semis, plantation, entretien, etc.
5. Garçons: Comment s'appellent les appareils qui permettent de mesurer la vitesse d'un bateau ?
6. Quelle est la valeur du mille marin en mètres ?
Dessin :

Décoration du couvercle d'une boîte carrée 15/15 avec du feuillage ou des fleurs. O. Daniel

 

Ardoises et cahiers

Les ardoises se transmettaient au XIXe siècle d’une génération à l’autre. On est passé de l’ardoise noire avec une craie blanche à l’ardoise noire avec des craies de toutes les couleurs puis, depuis quelques années, à l’ardoise blanche avec des feutres effaçables multicolores. 

Mais qui ne se souvient du grincement du crayon sur l’ardoise d’autrefois ? 

A l’école primaire de Schoeneck, dans la classe du cours préparatoire de Monsieur Thil, nous l’utilisions encore durant les années 50-55. C’était maman qui cousait le petit coussinet en tissu accroché par une ficelle dans le trou du cadre. Ce dernier servait à effacer ce que nous écrivions sur l’une des deux faces de l’ardoise. Un coté était uni, l’autre coté comportait des lignes destinées à l’apprentissage de l’écriture…

 

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Quant aux cahiers, ils sont apparus avec Jules Ferry. 

Cahiers de dictées, d’écriture, de calcul, de dessins, cahier de brouillon, cahier du jour et l’incontournable cahier de roulement dans lequel chaque élève à tour de rôle s’appliquait de sa plus belle écriture…

En réalité, il existait autant de cahiers que d’exercices scolaires... 

La révolution dans les cahiers se fait dans les années 1950. Ils sont de meilleure qualité et, avec l’apparition du plastique, les protège-cahiers font véritablement leur percée et remplacent le papier journal ou le papier d’emballage dont les enfants des générations précédentes entouraient souvent leurs cahiers et leuts livres. 

Puis, petit à petit, la publicité s’en mêle : les couvertures de cahiers ne vont plus nécessairement reproduire des aide-mémoire (tables de multiplications, grandes dates de l’histoire de France etc.) mais la pub des derniers jouets, voiture, jeu ou marque à la mode. Il y a désormais, malgré les listes distribuées par les enseignants pour la rentrée, autant de cartables et de contenus différents que d’élèves, chaque famille faisant son choix en fonction de son portefeuille... 

 

Les manuels scolaires

Quand, au début de la Révolution, les parlementaires décident que l'État doit assurer l'éducation de la jeunesse, ils entendent exercer un contrôle sur les ouvrages qui seront destinés à l'enseignement.

À cette époque, l'instituteur ne choisit pas son manuel qui est pourtant conçu à son usage personnel, au titre de la formation : « avec un bon ouvrage, qui sert de base aux leçons, un homme à talents, quand même il ne serait pas profond dans toutes les branches de la science ou de l'art qu'il doit enseigner, acquerra bientôt ce qui lui manque encore » (L-F-A Arbogast, Rapport sur la composition des livres élémentaires- 1792). Historiquement, le manuel est donc un livre du maître et tous les régimes qui se sont succédé jusqu'en 1880 ont cherché à contrôler ses contenus et sa diffusion.

Sous la Révolution et au début de la monarchie de juillet, l'État diffuse des livres officiels. Plus tard, on instaurera l'agrément remis par des commissions ministérielles très rapidement mises à mal par le clientélisme.

Ce n'est qu'en 1880 que Jules Ferry contestera une circulaire du 22 juin 1837 qui rappelait que : le choix de ces ouvrages ne saurait être abandonné sans direction à la volonté des instituteurs publics qui, le plus souvent, n'ont ni le temps, ni les ressources nécessaires pour se décider en connaissance de cause » et qu'il se dira persuadé que : « cet examen en commun des livres, des méthodes, des appareils d'enseignement deviendra un des moyens les plus efficaces pour former l'esprit pédagogique de nos maîtres (…) pour les accoutumer surtout à prendre eux-mêmes l'initiative, la responsabilité et la direction pratique des réformes.

Les éditeurs s'efforcent alors de répondre aux besoins des enseignants. Le contenu comme la forme des livres de classe s'en trouvent profondément modifiés. Les abrégés indigestes laissent la place à des ouvrages dans lesquels l'appareil pédagogique (questionnaires, exercices, documents…) est dominant. S'ajoutent bientôt la gravure puis la photographie vers 1920. La décennie 1960 consacre l'omniprésence de l'iconographie et la généralisation de la quadrichromie. 

 

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Les années 1950 et la remise en cause par les enseignants des manuels « uniques »

Dès 1950, un vent de contestation souffle sur ces manuels trop rigides, peu adaptés aux classes hétérogènes. Ces manuels auraient des effets pervers en laissant trop peu d'initiatives aux enseignants qui adopteraient alors une attitude convenue et routinière. Encore dans les années 1980, ce discours a été très largement tenu par les formateurs en IUFM et a accompagné le développement de la photocopie.

Dans les années 1970, la conception traditionnelle selon laquelle le manuel est le principal outil de mémoire est contesté. Se développent alors des outils périphériques tels des cassettes, fichiers et livrets d'accompagnement.

Le manuel lui-même évolue et devient un ouvrage à multiples entrées. La plupart des livres scolaires proposent aujourd'hui une structure dans laquelle s'imbriquent plusieurs niveaux. L'enseignant élabore sur cette base des parcours diversifiés.

À l'heure où la construction d'un savoir est plus importante que sa mémorisation, le manuel est d'abord un outil d'acquisition et de réflexion. © 2003 enseignants.com

 

La récréation - Les jeux

De tous temps, les moments les plus intenses pour les écoliers sont ceux vécus pendant les récréations. Liés aux saisons et à l'époque, les jeux scolaires ont, de tous temps, généré un monde à part truffé de rites, de traditions et de dénominations locales ou régionales. 

Ce monde du jeu trouvait son prolongement naturel jusque dans le trajet du retour à la maison.

La première apparition connue de jeu de bille semble remonter à la Grèce antique.

Le but du jeu était de lancer un maximum de petits objets ronds dans un trou.

De la même façon, les Romains jouaient à un jeu où il fallait lancer des noix ou des noisettes dans un vase.

Entre le Moyen Âge et la Renaissance, la bille, jusqu’alors un objet naturel, devient un objet artisanal. Elles sont faites en bois ou en métal et ont une forme presque sphérique. On les appelle des ‘gobilles’.

Des verriers vénitiens ont même fabriqué des billes de verre au 14ème siècle. Mais c’est vers le 15ème siècle que les premiers jeux sont organisés et que des règles sont mises en place.

Au 18ème siècle l’intérêt pour les jeux se développe. Les billes deviennent ‘mécaniques’ et approchent de la perfection. Au début du 20ème siècle elles sont le plus souvent en terre cuite peinte ou en verre, puis en porcelaine et en métal. Les ‘boulaux’ plus gros souvent en verre ou en métal valent suivant leur taille ou leur matériau plusieurs billes.

Il y a de nombreuses façons de jouer aux billes. Quel que soit le jeu, le but est toujours de viser et toucher une cible afin de gagner. Les différents jeux portent des noms variés : poursuite, carré, trou, cercle etc…

Les billes étaient le jeu préféré des garçons à l'école. Pour les moins fortunés, elles étaient le plus souvent en terre cuite (1 centime pièce à l'époque !) et nous les appelions des 'chiques'. Au dessus de la chique on trouvait les billes de verre dans lesquelle on voyait de curieuses formes colorées. Ces billes en verre valaient, suivant leur taille et leur beauté, entre 10 et 50 billes en terre. Elles étaient réservées aux plus fortunés, mais un bon joueur était en mesure de gagner assez de billes en terre pour pouvoir faire des échanges ce qui mettait ce luxe à sa portée.

Et puis il y avait le fameux 'boulau' (orthographe non garantie!), cette billes en fer lourde et redoutable sur le terrain… Heureux les enfants dont le père travaillait au jour à la mine !

Il pouvait ramener à son rejeton les billes qui garnissaient les gigantesques roulements des monstres mécaniques hors service du puits.

Ces 'boulaux' pouvaient se négocier, suivant leur taille et leur éclat, jusqu'à 100 billes en terre… Une véritable fortune ! Mais une fois que l'on possédait un tel 'outil' on avait la certitude d'être dans le peloton de tête lors des compétitions... 
Les règles du jeu de billes n'on guère varié, les deux jeux les plus courants étant, l'un d'amener sa bille dans un trou en tirant le mois de coups possibles tout en chassant la bille de l'adversaire, l'autre étant de placer des billes dans un triangle ou un carré et d'en chasser le plus grand nombre possible en les tirant à l'aide de sa propre bille. Il existe par ailleurs de nombreuses façons de jouer aux billes.
Le carré
On trace un carré dans lequel chaque joueur met un nombre égal de billes. C'est la mise de départ. Pour déterminer l'ordre des joueurs, en partant du carré, chaque joueur envoie un 'Boulau' ou une grosse bille en verre vers une ligne située à environ 3 mètres du carré. Celui qui s'en approchera le plus sera le premier joueur. Celui qui en est le plus éloigné sera le dernier à jouer. Le jeu consiste à faire sortir toutes les billes du carré. Celles qui seront sorties resteront propriété de celui qui les a sorties. Si la bille du joueur reste dans le carré, il doit remettre dans le carré toutes les billes gagnées auparavant et ne rejouera que lorsque son tour viendra.
Le pot 
Pour ce jeu il faut creuser un trou d'une quinzaine de cm. On trace à environ trois mètres une ligne qui servira de ligne de départ. Le premier joueur doit essayer d'envoyer sa bille dans le "pot" creusé. Le second joueur doit essayer, soit d'envoyer sa bille dans le pot, soit de pousser la bille qui n'y serait pas entrée dès le début du jeu, soit les deux à la fois: pousser la bille et mettre la sienne dans le pot. Celui qui met sa bille dans le pot gagne 10 points, celui qui touche une bille gagne 5 points, et 5 points de plus s'il la met dans le pot. Au cours du jeu on se déplace pour jouer les billes là où elles sont sur le terrain. Le jeu s'arrête lorsque toutes les billes sont dans le pot. 
La poursuite 
Se joue généralement à deux. Le premier joueur place une bille sur le sol. Le second essaye d'atteindre la bille avec une des siennes. S'il touche la bille il l'empoche. S'il ne touche pas la bille, il perd sa bille qui est récupérée par le premier joueur. C'est ensuite au deuxième joueur de placer une bille au sol. Il peut encore décider d'arrêter la partie.
La pyramide 
Au lieu de mettre seulement une bille en jeu, le premier joueur met quatre billes en jeu en les plaçant sur le sol (trois dessous, une dessus). Le second joueur, le tireur, essaye d'atteindre la pyramide avec une de ses billes. S'il y arrive les 4 billes vont dans sa poche. S'il n'y arrive pas, il perd la bille qu'il vient de lancer. C'est alors à son tour de placer une pyramide au sol. Il peut encore décider d'arrêter la partie.
Dans chaque région de France, les protagonistes d'une partie de billes avaient leur vocabulaire local. Chez nous, en Moselle-Est, les joueurs utilisaient également une suite de mots magiques qui définissaient les différentes actions et les phases du jeu…
Spitzka drouff ! signifiait qu'il fallait tirer directement sur la bille du joueur adverse
Sans dégage ! voulait dire qu'il était interdit de déplacer le caillou ou le brin d'herbe qui était sur le chemin de la bille.

Sans roum interdisait le changement d'angle de tir dans une partie de billes au carré.

Tixer quelqu'un signifiait que la bille avait 'touché' la bille de l'adversaire.

Mets ! signifiait qu'il fallait rajouter des billes dans le carré lorsqu'on restait sur le trait ou à l'intérieur du carré.

Prom's, Deuz, Dern's signifiait : Premier, Deuxième, Dernier. C. Keller

 

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Ajout d'une photo de classe (garçons année scolaire 1955-56) envoyé par Vincent & Sonia Lambert :

 

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TÉMOIGNAGE 1 :

L’école, moi et ma colère

Élève moyen aimant m’instruire, tantôt 1er, tantôt des prix, beaucoup de prix et UNE colère.

A l'école primaire de mon village de Schoeneck, notre instituteur (M.Schmidt), nous demande d’écrire une ligne de « L »majuscule. Une fois la ligne terminé nous pouvons rentrer chez nous.
Bien sûr, un 1er de classe (sur 6) se doit d’être le 1er à rendre la copie.
Je me dépêche et là pose sur le bureau prêt à bondir sur la porte. 
Il me dit :

- Ce sont des S majuscule.

Je maintiens que c’est lui qui a tort, je persiste et il me donne 10 lignes à copier.

« Pas question », je prends la porte, il me bloque et « 4 pages et tu ne sortiras pas avant, j’ai tout mon temps ».

De colère je jette tout mon matériel dans la classe et vais m’asseoir au fond de la salle, persuadé que ce qui m’arrive est injuste et que je ne céderai pas. 

L’horloge tourne, mes copains sortent et nous voilà seuls.

Je reste assis, persuadé d’avoir raison mais comment faire pour me dépatouiller de cet imbroglio ?

Je pense que M. Schmidt devait se poser la même question. Arrive ma « mère ». Pleurs, morale, rien n’y fait, c’est lui qui a tort pas moi !

Arrive le secrétaire de Mairie (le n* 1 du village avec le curé) je lui raconte l’injustice subie.

Il m’écoute puis d’une voix douce me dit « peut-être qu’il a raison » je commence à douter de ma certitude. Puis le n°1 se tourne vers l’institut et dit :

Il pourrait peut-être assister à notre première projection et donner son avis ? 

Bonne idée, dit M. Schmit.

Il termine les corrections puis se dirige vers moi, soigne ma main écorchée pendant ma colère, puis me dit :

Il ne faut pas se fâcher ça ne sert à rien…

Et me voilà, moi devant l’écran, derrière, mon instituteur, le secrétaire et le curé, les 3 personnalités de notre petite commune.

Après la projection (Félix le chat suivit d’un film pour nous sensibiliser sur l’hygiène) on me demande mon avis.

C’est bien ils peuvent regarder...

J’étais fier, ils avaient besoin de mon avis et ce soir-là j’étais devenu le n°4 des personnalités du village 'selon moi'.

Oui mais voilà, il fallait rentrer. J’arrive à la maison, mon grand-père est assis en bout de table, mon repas est posé en face de moi, nous sommes seuls.

Il me montre la chambre, j’y vais sans manger, sans pleurer et le lendemain à la récré, les copains de classe :

T’as pas fait la punition ?

Non, je ne l’ai pas faite

En classe lors de l’appel, je me lève, pose 4 pages sur le bureau.

Si c’est faux maître, je recommencerai...

Jetant un regard furtif sur une feuille : c’est bien.  Puis il continue l’appel.

Aucun de nous deux n’a perdu la face. Les autres ? Bof... Je ne saurais jamais si c’était des S ou des L et je suis resté 1er de classe.

La pédagogie ? Ce mot n’était pas utilisé mais hormis quelques rares brutes, elle était pratiquée.

Mes colères ? Ayant dû quitter le lycée à contrecœur, (malheur à qui ramène une mauvaise note en conduite !), j’avoue et regrette d’avoir envoyé la pédagogie au diable. 

Pour le reste j’ai fait de mon mieux « pédagogiquement ».

Mais, ne me demandez jamais de faire un S ou un L majuscule, vous risquez une plainte pour harcèlement mental. Amicalement, Denis Abel.

 

TÉMOIGNAGE 2 :

Mon instituteur, un pédagogue en avance sur son temps

Si j’ai profité de Nostalgia (trop bien ce site) pour vous raconter dernièrement ma colère, je me dois de vous raconter également mon hommage au même instituteur, M. SCHMIDT. 

Il m’arrive souvent de parler de lui à mes petits-enfants. Pourquoi ?

Bien sûr il enseignait comme d’autres mais, les samedis après la récré il était « hors cours ». Mr Schmidt nous expliquait alors le « monde » en adaptant sa « pédagogie » à notre capacité de compréhension.

D’abord situons l’époque : nous venions de sortir de la 2ème guerre mondiale et l’Europe devait tout d’abord se reconstruire.

Voici, entre-autre, ce que je retiens de ses « hors cours » :

La Bourse - Les actions – Explications :

Vous fabriquez un produit qui se vend bien vous voulez agrandir votre entreprise mais voilà vous n’avez pas assez d’argent donc vous proposez qu’on vous prête de l’argent moyennant des gains possibles etc...

Les années ont passé le monde a changé au point que la puissance de l'actionnariat peut devenir une des causes des crises, tuer les petites entreprises et provoquer des licenciements.

M. Schmidt ne pouvait, hélas, prévoir le futur. J’en profite pour citer le philosophe Wilhelm Friedrich Hegel :

« Les hommes font l’histoire mais ne savent pas l’histoire qu’ils font »

Je ne jongle pas avec les actions mais suite à ce « hors cours », souvent lors d’un événement, je regarde les cours de la bourse en suivant les événements.

Exemple, le Coronavirus : un discours politique a suffi pour faire chuter les cours de la bourse….

Merci monsieur Schmidt, à chaque fois que j’explique à mes petits-enfants ce principe, votre nom figure dans mes explications

Une autre fois, un samedi à quelques minutes de la fin il nous demande d’écrire une phrase avec le mot « soudain ». Le lundi en souriant il nous dit : « Vous avez marqué beaucoup de buts ce dimanche » ?

Un autre Samedi, M. Schmidt a ramené une boîte bizarre, l’a ouverte, en a sorti un violon et a joué une merveilleuse mélodie.

Il me semble que c’était « le vol du bourdon » du grand Rimski-Korsakov

J’étais fasciné et, dans mon cœur, le trombone a laissé la place au violon qui continue toujours à me fasciner.

En passant, je vous propose un intermède sur la chanson « Paris s’éveille ». 

Si les paroles évoquent bien le titre, alors, fermez les yeux et écoutez le passage avec la flûte traversière… 

Pour moi, c’est un oiseau qui chante Paris ensoleillé le matin. Et pour vous ?

Cher M. Schmidt, j’ai été responsable d’une école de musique, une de mes filles est devenue clarinettiste et ses deux enfants sont également musiciens (trompette et saxo). 

Ce n’est ni par vous, encore moins par moi qu’ils ont hérité de cette sensibilité musicale, c’est à ma femme qu’ils la doivent, laissons l’église au milieu du village...

Soit, je n’ai pas de violoniste dans la famille mais ce n’est pas grave car à chaque son de violon je pense à vous.

Merci Monsieur Schmidt et merci aussi Clément je sais que mes textes sont longs.

Je termine sur un essai d’humour.

Étant nul en orthographe (pas de logique selon moi), au lycée mon professeur de français a écrit :

« Qu’elle imagination débordante bravo, mais que de foooootes » !

Si vous avez eu la patience de me lire, MERCI.

Denis ABEL, enfant de Schoeneck.

  


 

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 Informations Coronavirus

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En 2015, Bill Gates alertait l'opinion mondiale sur les risques d'une future pandémie. Son discours dénonçait déjà le manque de préparation des états pour parer à une telle catastrophe.  Un discours aujourd'hui  visionnaire... 

 


 

Un petit moment de détente avec le Boléro de Ravel en mode "confiné"

  

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Communique 'Voisins vigilants' :

Plusieurs tentatives de cambriolage ont eu lieu hier entre 16h et 20h30 dans des pavillons du lotissement de la Ferme de Schoeneck.

Merci de redoubler de vigilance et de signaler tout mouvement suspect directement à la police ou à l'un des référents 'Participation citoyenne' ci-dessous :

 

KIEFFER Eric 6 impasse des Hêtres 03.87.87.58.43 

BAUMEL Bernard 4 impasse des Platanes 03.87.87.58.86 PAWLAK Roger 30 D rue Clemenceau 03.87.88.52.39  KRONENBERGER Marcel 34 rue Clemenceau 03.87.88.75.23 GORGES Jean-Pierre 38 rue Clemenceau 07.77.39.29.59 SCHAAFF Pierre 1 rue de Jurignac 06.19.95.59.28 
BOTZ Laurent 6 rue de Jurignac 06.62.98.13.33 SCHLESSMANN Karl Elias 6 rue de la Ferme 03.87.13.15.27 KASPRZAK Bernard 20 rue des Alouettes 03.87.85.25.72 BERRARD Jean-Claude 17 rue Pasteur 03.87.87.28.69 jean-TORTOSA Jean 3 rue Pasteur 06.88.56.02.88 
GRUBEL Sabine 55 rue Pasteur 0049/1783500420 
FUNK Guy 65 rue Pasteur 03.87.85.98.62 
KIEFER Nathalie 187 rue Stéphanie 06.31.02.96.08 
MATHIEU Annie 202 rue Stéphanie 03.87.13.99.69 
MARQUIS Bernard 7 rue Balzac 06.10.85.44.56 
WISSEN Sébastien 5 rue du Général de Gaulle 06.01.04.93.00
 
Merci pour votre participation !
 
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La vitesse dans les rues du village

Il y a un peu plus d’un an nous avons parlé sur cette page du problème de la vitesse des automobiles dans la rue de la Tuilerie et son prolongement la rue de la Ferme.

De nombreux riverains s’étaient plaints de la vitesse à laquelle certains véhicules roulaient sur cette route pourtant limitée à 30 km/h. (voir les commentaires ci-dessous).

Nos lecteurs ont fait de nombreuses propositions à ce sujet (mise en sens unique de cette rue, ajout de ralentisseurs ou de chicanes, installation d’un radar etc…).

Nous avons fait remonter toutes ces infos et fait part du mécontentement des riverains et du danger pour la population que représentes ces ‘incivilités’ mais à ce jour aucune mesure n’a été prise et la situation n’a pas évolué, bien au contraire, on pourrait même dire que c’est pire qu’avant.

Ce phénomène n’est bien sûr pas spécifique à cette seule rue, il suffit de marcher le matin dans le village et d’observer les véhicules circulant dans la rue Victor Hugo pour se rendre compte que certains roulent à 80 km/h pour s’arrêter ensuite dans un crissement de frein devant la boulangerie afin d’acheter leur baguette de pain.

Il y a eu plusieurs accidents depuis, heureusement sans faire de victimes, mais statistiquement il y aura forcément à un moment ou à un autre des blessés voire des morts…

Faut-il se résigner et attendre qu’un drame se produise ?

Lancé à 70 ou 80 km/h, un véhicule ne laisse aucune chance, par exemple, à un enfant jouant ou traversant la route.

Bien sûr, les autorités ne peuvent être considérées comme seules responsables de cette situation, nous avons à ce stade une responsabilité collective et chacun d’entre nous devrait s’impliquer à son niveau pour rendre les rues de notre village plus sûres en commençant par changer ses habitudes de conduite.

A titre personnel et anecdotique, j’ai failli être ‘percuté’ plusieurs fois lors de mes promenades matinales alors que je traversais sagement et prudemment (!) le passage piétons situé entre les 2 boulangeries du village. Certains automobilistes, arrivant à grande vitesse de Forbach ou de Stiring, semblent totalement surpris de ‘tomber’ soudainement sur des ‘êtres humains’ en sortant de ce virage à vive allure… Et je ne parle même pas des nombreuses voitures qui ont carrément ‘tapé’ dans le muret séparant la route à cet endroit et de plusieurs ‘tôles froissées’ dans notre rue… On pourrait également rajouter le non-respect du Stop au bout de la rue de la Ferme, du non-contournement de certains giratoires jugés ‘superflus’ par des conducteurs pressés et du stationnement pour le moins anarchique de de nombreux véhicules dont les propriétaires semblent oublier que les trottoirs sont, par définition, réservés aux piétons…

Lorsque l’on traverse la frontière pour se rendre en Allemagne à Klarenthal ou à Gersweiler (situés à quelques kilomètres de notre village), la vitesse est également limitée à 30 km/h. La différence, c’est que régulièrement, la police fait des contrôles et les infractions sont systématiquement verbalisées à partir d’un dépassement de 5 km de la vitesse autorisée. Certains répondront que nous sommes en France et non en Allemagne, mais les vies humaines n’auraient-elles pas la même valeur des 2 côtés de la frontière ?

Alors, soyons réalistes, si le respect des 30 km/h semble être une utopie, nous serions déjà soulagés de voir certains véhicules lever le pied et rouler à 45 ou 50 km/h…

Dans un des commentaires au bas de cette page, parmi de nombreuses propositions, notre amie Chantal avait suggéré l’installation d’un radar factice...

Un des membres de notre Blog (Elias, également citoyen référant dans le cadre de l’opération Voisins Vigilants) et riverain de la rue de la Ferme depuis de nombreuses années, excédé par ces automobilistes qui mettent des vies humaines en danger, a eu le courage de mettre cette idée en pratique et a fabriqué de ses mains un très ressemblant ‘faux’ radar dissuasif qui trône depuis quelques jours dans son jardin…

Je ne sais pas si cette initiative perdurera et servira à ‘calmer’ quelques chauffards, mais elle accélérera peut-être la mise en place de mesures plus ‘officielles’.

Sinon, il nous reste toujours la solution de revêtir un gilet d’une couleur à définir et de manifester (sans faire de casse !) tous les Week-End pour être entendus…  

Bonne chance et à bon entendeur, salut !

 

IMG_2874.JPG

 

Le 'faux radar' installé dans le jardin d'Elias

 

Dernière minute : voici l'article paru ce jour (14/06/2019) dans les colonnes du Républicain lorrain

Un excès de vitesse toutes les minutes à Schœneck

Le 4 mars dernier, 224 excès de vitesse ont été enregistrés lors d’un contrôle de police, entre 15 h et 18 h, rue Victor-Hugo à Schœneck. Il s’agit de la rue qui rejoint l’ancienne douane. Le maire du village envisage des aménagements contre la vitesse et annonce d’autres opérations de contrôle.

Un triste record a été battu, le lundi 4 mars, à Schœneck.

Ce jour-là, lors d’une opération de contrôle de police, 224 excès de vitesse ont été enregistrés rue Victor-Hugo, en à peine trois heures, de 15 h à 18 h. Soit un peu plus d’une infraction par minute. La statistique a été dévoilée lors de la dernière réunion du conseil municipal.

La rue Victor-Hugo court du centre village à la frontière avec Sarrebruck Gersweiler.

La voie est limitée à 30 km/h.

« Un autre contrôle a été mené début mai mais nous n’avons pas encore les résultats.

Le nombre d’infractions aurait été similaire, voire un peu plus élevé. Les habitants de cette rue m’interpellent régulièrement sur la vitesse excessive.

On constate même des manœuvres de dépassements dangereux, alors que nous sommes au cœur du village.

Je demande aux usagers de la route d’être plus prudents dans la traversée de Schœneck », lance Gabriel Bastian, le maire.

Projets de chicanes et de feux comportementaux

La limitation de vitesse a déjà été abaissée au maximum pour plus de sécurité dans Schœneck.

« Hélas, la majorité des automobilistes ne respecte pas les 30 km/h. Nous envisageons d’installer des chicanes et des feux comportementaux.

La rue Victor-Hugo, qui a déjà été le théâtre de quelques accidents, n’est pas la seule concernée : ça roule vite aussi rue de Stiring-Wendel ou rue de la Ferme », constate le maire.

(c) Républicain Lorrain 2019

 

https://c.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2019/06/14/un-exces-de-vitesse-toutes-les-minutes-a-schoeneck


 
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Grâce à la mobilisation des associations, des communes et des citoyens, 

la société Dino-Air a enfin retiré son projet d'éoliennes !

Merci à toutes et à tous pour votre engagement !

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Rappel du dossier : Le projet de parc éolien à Gersweiler

 

Le Républicain Lorrain a fait paraître un excellent article concernant l’implantation des 3 éoliennes dans la forêt (Stiftwald) de Gersweiler. Nous avons commenté ce projet dans Nostalgia au mois de juillet déjà et, bizarrement, personne sur Schoeneck ne semblait être au courant. Par ailleurs, une réunion d'information avait eu lieu à Klarenthal (Sarre) et une pétition, émise par des opposants allemands au projet, a circulé dans le village il y a quelques semaines. Nous avons été plusieurs riverains français à la signer mais officiellement, personne n’en a parlé et aucune communication n'avait été faite sur ce projet jusqu'à ce jour…

Mais comme le dit le vieil adage "Il n'est jamais trop tard pour bien faire", alors, à vos claviers, et faites nous part de vos commentaires...

 

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(c) Le républicain lorrain du 10/12/2016

 

 

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Schoeneck beau coin : autres récits

Introduction

5 Fruits & légumes

Alléluia ! Il marche et il parle...

Je vais ’recevoir’ une petite sœur

A la découverte du monde

Opa Adolphe - Mon premier vélo

Être ou ne pas être...

 Premier jour de classes

 

Autres pages locales

Petite histoire de la Lorraine

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Recettes de cuisine en Platt

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15/03/2020
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Clement Keller : Qui va à la chasse...

Le père Muller, propriétaire du bâtiment de ferme situé à la sortie de la cité de  la " Ferme de Schoeneck" avait transformé une partie de son bâtiment en tabac-épicerie-bistrot dès l'installation des premières familles dans les baraquements érigés par les houillères du bassin de Lorraine.

En dehors de son activité commerciale d'épicier-bistrotier, il exerçait également la fonction plus ou moins officielle de garde-chasse local et, c'est à ce titre, qu'il avait convoqué ses troupes ce matin là...

 

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Fritz descendit en titubant les escaliers donnant sur le jardin, contourna sa baraque et se dirigea d'un pas hésitant vers la rue principale. Il dérapa plusieurs fois sur les plaques de verglas qui recouvraient la route, poussa quelques jurons sonores, s'arrêta et s'offrit une longue rasade de Schnaps qu'il bût à même le goulot de la bouteille qu'il avait tiré de sa musette.

Lorsqu'il atteignit enfin le bâtiment de l'ancienne ferme sa démarche hésitante et son regard vitreux en disaient déjà long sur son état d'ébriété...

Dans la cour du bâtiment de ferme, toute l'équipe était déjà rassemblée sous le haut commandement du père Muller. Ce dernier avait revêtu pour la circonstance un semblant de costume de chasse verdâtre usé jusqu'à la corde et coiffé un chapeau à plumes qui avait dû faire sa fierté quelques années avant la première guerre mondiale. 

Ses compagnons, recrutés parmi la fine fleur des piliers de bistrot de la Ferme, formaient un groupe disparate qui poussa un sonore "ouf!" de soulagement au moment où le Fritz apparut dans l'entrée de la cour.

Toute la bande l'attendait depuis une vingtaine de minutes comme l'arrivée du Messie en piétinant dans le froid et en buvant forces rasades de Schnaps pour se réchauffer.

Il ne manquait que lui pour qu'ils puissent enfin partir en rangs serrés vers la lisière de la forêt de sapins située derrière les champs de la Ferme et démarrer l'opération "braconnier".

Le père Muller marchait devant en éclaireur, suivi par le groupe au grand complet qui s'enfonçait maintenant dans le sous-bois sombre et profond. Il avait demandé à ses équipiers de rester calmes et disciplinés et avait exigé de chacun qu'il s'occupe exclusivement de la tâche qui lui était impartie car, de cette organisation sans faille dépendait le succès de l'opération.

D'après les renseignements en sa possession, un individu exerçait depuis quelques semaines une coupable activité de braconnier à quelques kilomètres de la ferme dans une portion de forêt située entre Schoeneck et Petite-Rosselle.

Des témoins oculaires dignes de foi avaient aperçu le personnage au petit matin à l'orée du bois, et avaient par ailleurs trouvé dans la forêt des restes de pièges qui confirmaient sans équivoque ses actes condamnables.

La progression devenait de plus en plus difficile dans ce sous-bois recouvert d'un épais tapis de neige et dans lequel les participants à l'opération s'enfonçaient par endroit jusqu'aux chevilles.

Après une vingtaine de minutes de marche, le groupe s'arrêta pour faire une courte pause et Fritz profita bien entendu de l'occasion pour tirer une bouteille de sa musette et proposer une tournée générale. Il fit passer le litre à la ronde, se servit également une copieuse rasade afin de vider la bouteille de gnôle puis jeta cette dernière avec un geste élégant au loin dans la neige...

 

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Le cortège, devenu entre-temps légèrement indiscipliné et bruyant suite à cette pause copieusement "arrosée", reprit finalement le chemin derrière son meneur et s'enfonça un peu plus au cœur de la forêt en direction de Petite-Rosselle.

Après une dizaine de minutes de marche, à environ une cinquantaine de mètres devant eux, ils virent soudain une tâche lumineuse qui semblait se déplacer dans leur direction.

D'un brusque mouvement de la main, le père Muller fit signe à ses acolytes de s'arrêter et chuchota à voix basse en pointant son doigt dans la direction du point lumineux :

- Le voilà, il est là-bas !

Ils tournèrent tous le regard dans la direction indiquée et approuvèrent d'un mouvement de la tête.

- Fritz, Robert, Kurt, vous tournez à gauche et vous le prenez à revers pendant que Charles, Gilbert et moi on le contourne par la droite.

Le groupe se sépara et les deux équipes se mirent silencieusement en mouvement en prenant des directions opposées. 

- Et surtout pas de bruit, cette fois il ne nous échappera pas !      

Le braconnier, précédé de son chien qui furetait, le museau enfoui dans la neige, n'avait rien remarqué et continuait son chemin sans se douter le moins du monde de ce qui se tramait autour de lui. 

Cela faisait quelques mois qu'il posait des pièges dans le coin, et jusqu'à présent, il n'avait jamais été inquiété. Il était conscient des risques qu'il encourait, mais il connaissait parfaitement cette forêt et savait qu'à la moindre alerte, son chien ne manquerai pas de le prévenir du danger.

Par contre, ce que personne dans la bande à Muller ne savait, c'est que le chien du braconnier s'appelait Fritz...

Les deux groupes s'étaient maintenant rapprochés du coupable et la manœuvre en tenaille mise au point par le stratège Muller semblait porter ses fruits.

Leur cible n'était plus qu'à quelques mètres, lorsque le "piégeur" vit son clébard s'arrêter brusquement et dresser les oreilles en gromellant. Conscient que l'animal venait de flairer un danger, il le rappela à lui en criant d'une voix de Stentor :

- Fritz, ici tout de suite !

Lorsque le Fritz de l'équipe des bras cassé entendit prononcer son nom il bondit sans hésiter dans la direction d'où venait l'appel et répondit d'une voix tonitruante quoique légèrement pâteuse :

- Gu'est ze gue z'é ?, voilà, che zui là !

Le braconnier, comprenant immédiatement ce qui se passait, ne demanda pas son reste et s'enfuit dans la direction opposée en courant. Il zigzagua à travers les bois, et disparût en quelques secondes hors de la vue de la bande de branquignols qui s'avançait maintenant d'un air menaçant vers Fritz...

- T'es vraiment le roi des cons, qu'est ce qui t'as pris de hurler de cette façon au moment où on allait lui mettre la main dessus ? Tu le fais exprès ou quoi ?

- Che groyai gue du m'afai abellé... bégaya-t-il en transpirant, Che ne bouvait bas zafoir gu'il affait un gien qui z'abbelai auzi Vritz !

- Si t'avais picolé un peu moins, t'aurais surement remarqué que ce n'était pas quelqu'un de notre groupe qui criait, mais t'es tellement imbibé que tu ne reconnais même plus ta propre voix !

Ils s'engueulèrent encore sur le chemin du retour et se moquèrent à tour de rôle du Fritz en s'approchant de lui pour lui aboyer dans les oreilles et lui crier :

- Fritz, ici, couché... Va chercher... il est où le bon Schnaschnaps ? et d'autres joyeusetés du même style jusqu'à ce que le père Muller, en bon commerçant, conscient qu'il risquait de perdre son meilleur client si ses acolytes continuaient à se foutre de lui, calma les esprits et proposa généreusement une tournée générale cet après-midi dans son bistrot en leur promettant que la prochaine fois, ils réussiraient là où ils avaient échoué de si peu aujourd'hui...

- Et quelle idée stupide aussi d'appeler son chien Fritz, personne n'a jamais appelé un de ses enfants Médor, Lassie ou Rin-tin-tin non ? Croyez-moi, celui-là, si je l'attrape, je vous garantis que ça va être sa fête, sinon je ne m'appelle plus Muller !

 

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Sous le signe du poisson (1)

Sous le signe du poisson (suite)

 

Série "Schoeneck, le beau coin" :

(1) Présentation

(2) 5 Fruits & légumes

(3) Alléluia ! Il marche et il parle...

(4) Je vais ’recevoir’ une petite sœur

(5) A la découverte du monde

(6) Opa Adolphe - Mon premier vélo

(7) Être ou ne pas être... 

(8) Bientôt la rentrée ! 

(9) Premier jour de classe

(10) Independence day

(11) La pâte à modeler

 

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14/03/2020
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