NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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J.F. Hurth : mission humanitaire au Népal 2017

Depuis une quinzaine d'années je suis membre d'une association humanitaire intitulée LORRAINE - NEPAL, dont le siège est à Thionville.

L'objectif de cette association, créée en 1997, est de contribuer aux soins de la population et à la scolarisation des enfants, et ce dans un secteur très isolé, entre trois et quatre mille mètres d'altitude, à environ 250 Kms au Sud/Est de KATMANDOU, la capitale du pays.

Il y a quelques jours maintenant que je suis rentré d'une 4ème "mission" de près d'un mois dans cette Région. Cette fois-ci, nous étions une équipe de 5 membres de l'association, dont une femme "Médecin".

L'objectif de notre voyage consistait à vérifier l'état de fonctionnement des Centres de soins et des Ecoles primaires que nous avons construits là-bas depuis des années. L'ensemble au profit des 551 enfants que nous parrainons, progéniture d'une population estimée… à près de 3000 personnes. Notre objectif était aussi de vérifier les réparations effectuées avec notre aide financière, de nombre de maisons d'habitation, après le tremblement de terre de 2015, qui a particulièrement touché notre zone de compétence.

Nous avons donc visité 6 gros villages où sont implantés nos Centre de Soins et nos Ecoles primaires. Ces structures reçoivent non seulement les ressortissants des villages, mais aussi toute une population rurale, pauvre et très disséminée dans les endroits les plus reculés et souvent, les plus inaccessibles.

Je dois préciser que dans cette région il n'y a aucun autre moyen de transport et de déplacement que pédestre. L'approvisionnement de la population se fait donc exclusivement avec des Mules, des Yaks ou des Sherpas.

Une précision à propos du terme Sherpa souvent assimilé à de simple "Portefaix".

Il s'agit en réalité d'une ethnie d'origine Tibétaine, qui pratique essentiellement l’agriculture, l'élevage et le commerce. Depuis les années 50 avec le tourisme ils sont devenus, porteurs d'altitude, guides de haute montagne, propriétaires d'agences de voyages ou aubergistes sur les circuits de Trekkings

De philosophie Bouddhiste bien sûr, ce peuple ne connait ni l'agressivité, ni le désir de domination. Ils croient en la réincarnation et pensent que toutes les souffrances qu'ils vivent dans cette vie, seront portées à leur crédit dans la suivante, laquelle sera donc forcément meilleure.

Dans le registre de l'amour, les effusions en public n'existent pas. Notre fameux "coup de foudre" ils ne connaissent pas. Quand à "l'Amour" comme nous l'entendons, ils s'en passent forcément, puisque les mariages sont presque toujours "arrangés", pour des raisons de transmission de patrimoine. Le cas échéant, mais de moins en moins, ils pratiquent la "Polyandrie", autrement dit la femme de l'aîné appartient aussi aux autres frères. Donc exit la jalousie chère à notre culture.

Malgré leur taille modeste, ils ont une résistance physique hors du commun, et une intelligente bonne humeur de tous les instants. Ils disent rarement "non", mais savent convaincre du contraire après avoir répondu "oui". L'alcool et l'ivrognerie sont du domaine de l'exception. Là-bas c'est le  Black Tee ou le Lemon Tee qui l'emportent.

Quand au cholestérol et à l'obésité c'est encore plus simple, ils ne peuvent pas se les payer. Le tourisme est pour eux un complément de revenu considérable et ils savent, malgré de très modestes moyens, le "vendre" de la meilleure manière.

 

 

Pour arriver dans nos villages précédemment évoqués, il faut préciser qu'ils sont éloignés les uns des autres à 6 heures de marche en moyenne, avec des dénivelés toujours considérables. Nous partons donc de très bonne heure le matin.

Vers 13 heures nous sommes accueillis par le Chef du village et une délégation d'habitants qui nous reçoivent avec des symboles de bienvenue, qu'il est "IMPOSSIBLE DE REFUSER", notamment des couronnes de fleurs et des Kata par dizaine et par personne (foulards de toutes les couleurs). Ensuite, nous sommes invités à une  petite "Fête des Ecoles", souvent très joliment organisée par les responsables, les enseignants et les parents bien entendu.

Les enfants, vêtus de l'uniforme qui fait partie de la dotation de parrainage, consacrent alors leur très enviable statut "D'ECOLIER", en présentant des danses ou des sketches qui n'ont rien à envier aux fêtes de fin d'année de nos établissements scolaires.

Ensuite l'après-midi se passe à vérifier TROIS éléments :

 

1) Tout d'abord L'IDENTITE de chaque enfant que nous parrainons. Oui, là-bas, pour d'obscures questions de tradition, les patronymes peuvent changer rapidement et le même enfant peut s'appeler différemment l'année suivante. Parfois on aura ajouté ou enlevé une syllabe après la naissance d'un frère ou d'une sœur... Nous devons donc tous les ans, photographier l'enfant avec son matricule. Cette pratique étant pour le parrain Français, la seule garantie d'authenticité de son engagement.

 

2) Ensuite le CARNET DE NOTES,  où nous voyons bien sûr les résultats, mais aussi l'assiduité par la présence ou l’absence de l'enfant.

 

3) Et enfin LA SANTE de l'enfant, avec l'expertise du Médecin et les observations de l'enseignant.

 

Si l'ensemble est satisfaisant, nous remettons à l'élève en présence de ses parents et après signature, une enveloppe correspondant en "Roupies" à 60 Euros, prix du "parrainage" pour une année scolaire. Cette somme, largement suffisante, correspond en réalité au coût annuel d'un ouvrier, que devra embaucher la famille, en remplacement de l'enfant devenu écolier.

Ces vérifications et ces regroupements nous prennent environ un jour par village, car il ne faut pas oublier que là-bas, un enfant peut facilement avoir 6 heures de marche quotidienne pour fréquenter son école qui est dépourvue de cantine bien entendu.

Une partie de notre équipe s'occupe aussi de recueillir les doléances de la population signalée par le Chef de village, afin de déterminer dans la mesure de nos moyens, l'aide matérielle que nous pouvons apporter dans l'urgence aux nécessiteux.

D'autres vérifient le bon fonctionnement des "Centres de Soins" et le travail réalisé par une sage-femme et trois infirmières que nous employons aussi. L'ensemble des emplois ainsi créés, si l'on y ajoute les enseignants, est de 12 personnes que nous rétribuons à hauteur de 15.OOO roupies, soit 134 Euros mensuels. Pour mémoire, un repas dans une gargote, coûte environ 150 roupies (1,2 Euros).

Lorsque dans les villages concernés il n'y a pas de gîte (çà s'appelle Lodge là-bas), nous dormons chez l'habitant, mais là, je ne vous raconte pas, je vous invite juste à vérifier par curiosité la signification étendue du mot : Spartiate.

Les soirées sont souvent très longues et froides... Même avec l’harmonica. Il faut dire qu'à ces altitudes les boîtes de nuit et les cinémas sont vraiment rares. Quand aux immenses zones piétonnes, elles sont très mal éclairées... Non, vous vous en doutez bien, une fois dans le gîte, on n'en sort plus, et on attend le lendemain, car dehors il n'y a strictement rien à voir. Mais bon, il reste la lecture et le sac de couchage.

Personnellement j'ai dormi tout habillé avec Parka, pratiquement durant tout le séjour de cette année. Quand aux toilettes, elles sont presque toujours "au fond du jardin", et pour se soulager sans sortir dans le froid et la nuit, on pisse dans de merveilleux récipients  Décathlon, soldés 4 Euros 50 cette année. Sauvés !

 

A l'issue de la mission humanitaire d'une semaine et demie en général et qui est entièrement à notre charge, nous terminons notre séjour par un Trek d'une dizaine de jours, encadré par deux guides avec porteurs.

Ma surprise au cours de l'itinéraire choisi cette année, a été de retrouver un personnage extraordinaire déjà rencontré en 2013. Pour le revoir nous avons dû quitter le groupe pendant deux jours avec mon ami  J. Claude et Sophie, notre "femme médecine".

Il fallait monter à 4400m, où ce Sherpa  pas comme les autres, tient un petit gîte avec sa femme et ses deux petits-enfants.

Arrivés là-haut, pour y passer une nuit supplémentaire et très fraîche..., je retrouve  mon PEMBA (c'est son nom), l'ami de 2013. Il me reconnaît ce qui me rassure, car lui.., n'avait pas changé.

Ce type respire l'équilibre, l'harmonie et la sagesse mieux que quiconque. Il parle pas mal le français et maîtrise évidemment l'anglais, mais sa particularité est unique :

En 2013, il avait déjà gravit l'EVEREST HUIT FOIS ! Oui, 8 fois et pas seulement en qualité de vainqueur planteur de drapeau avec photo, comme ses clients. 

Non ! Mais en tant que "GUIDE/ PORTEUR", ce qui est autrement difficile, tout le monde le comprendra.

A ma question… Et depuis qu'as-tu fais ? Il nous précise qu'il a récidivé en 2015 et 2016, ce qui porte son record  attesté par les diplômes qui tapissent sont gîte, à 1O ascensions de L'EVEREST à l'âge de 42 ans. Sa femme qui était avec nous, a juré que plus jamais elle ne le laisserait repartir, car ils sont très heureux dans ce gîte que le gouvernement leur a permis de gérer à vie.

Lorsque je lui ai expliqué qu'avec un tel palmarès en France on lui aurait certainement confié un très Haut poste au Ministère des Sports,  il m'a simplement dit :

- Je sais çà… Djann Franssoaa, mais tu comprends, je suis Népalais et ici je suis chez moi. Et puis tu vois me dit-il avec un large sourire, l'Everest il est à 8848 mètres, ici à 4400 je vis presque dans la plaine, alors...

On a gâté ses enfants avec des friandises achetées dans sa boutique. Lui et sa femme ne voulaient rien.  Mais vous ne m'ôterez pas de l'esprit qu'ils avaient déjà beaucoup.

Je voudrais terminer ce récit par une émotion vécue au cours d'un autre Trek assez mémorable, celui de 2007. Oui, parfois la réalité dépasse la fiction sur notre vieille planète et il peut même arriver que l'étrange lucarne télévisuelle fasse pâle figure, même si l'émission choisie s'intitule "Emotions/Voyages".

Si vous  voulez bien me croire, voici comment se sont passées les choses ce jour-là.

Le circuit du Trek passait par ce que les Agences de Voyages appellent, "LE SANCTUAIRE DES  ANNAPURNAS", avec en point d'orgue, 2 nuits au camp de Base N°1, à 5314 m. d'altitude du mythique EVEREST. Ce dernier, encore appelé le Toit du Monde, affichant sans le moindre complexe ses 8848 mètres bien sonnés. 

 

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Je m'empresse de préciser que pour tout bon marcheur, avec une forme physique raisonnable, ce n'est pas une performance, sachant qu'il n'y a aucune escalade, juste la gestion du manque d'oxygène. Pour certains qui souffrent comme moi du M.A.M. (mal aigu des montagnes), il faut inclure une inappétence et un mal de tête lancinant.

Ce MAM, c'est un peu comme le mal de mer ou le vertige. On vient au monde "avec" ou "sans" et ensuite on se débrouille comme on peut.

Bref, comme dans tout effort soutenu, c'est la tête qui doit motiver les jambes.

Dans mon cas, lorsque je suis au bout du bout, je pense à la mine que j'ai connue dans les années cinquante. Je pense à ce vieux Puits GARGAN, de Petite-Rosselle, à sa sirène qui a rythmé ma jeunesse et la dure vie de ma famille. Alors tout devient singulièrement facile, même au Népal.

Donc ce jour-là, nous progressons à 5000 mètres environ dans une vallée encaissée entre ces fameux ANNAPURNA, qui nous font la nique du haut de leur 7 à 8000 m. Il est vrai que ces gros monstres, chauves, blancs et silencieux, font beaucoup d'ombre aux Français "tout DECATHLON équipés", que nous sommes.

Un vent violent vient de se lever. Sac au dos et anoraks serrés au cou, capuche avec bonnets enfoncés, nous avançons en file indienne dans le froid, au milieu d'un reg d'une incroyable austérité.

Au loin, sans pouvoir distinguer vraiment, plusieurs silhouettes. Nous approchons péniblement pour constater qu'il s'agit de 3 enfants, des garçons apparemment.

12 ans environ pour le plus grand, 8 ans pour second et 4 ans estimés pour le plus petit.

A l'approche de notre groupe, l'ainé se lève torse nu et en short déchiré, se précipite derrière un rocher, en revient avec une paire d'échasses, s'élève ainsi à deux mètres du sol et danse. Celui de huit ans, saute derrière un autre rocher et revient avec un tambourin qu'il frappe en cadence pour accompagner la danse de son frère. Le troisième torse et pieds nus, short en haillons comme ses frères, dort à même le sol d'un sommeil candide. Ses frères le réveillent sans ménagement, le gamin s'étire, se lève et les pieds nus sur les cailloux pointus, dans ce froid, se met à danser pour accompagner ses frères.

Son numéro terminé, il se couche et bientôt se rendort.

Ses grands frères se rassoient, nous regardent avec leurs grands yeux, ne disent rien et de demandent rien. Bien sûr on leur donne à manger et des sous avant de chercher à comprendre. Notre guide sherpa nous explique alors qu'ils sont orphelins depuis 2 ans, qu'il les a déjà vus dans ce secteur, et qu'ils vivent au jour le jour. Ils ont choisi cette austère vallée sans "concurrence de mendicité" , pour survivre grâce aux quelques touristes qui empruntent cette voie.

Le regard et l'extraordinaire candeur de ces gosses sont tellement insoutenables, qu'après notre obole, je m'écarte, je ne vois plus rien, mon regard devient étrangement trouble.

Deux amis me rejoignent dans le même état.

De retour chez moi cette année-là, ma fille m'a trouvé amaigri, assez moche et pas bronzé. Quant à mon épouse, très contente de m'embrasser tout de même, c'est en me serrant dans ses bras qu'elle m’a dit : Faudra mettre tout çà  au "sale", ça fera deux "machines".

Alors j'ai compris qu'il était temps de passer sous la douche et de me refaire une beauté lorraine.

Depuis ce mémorable jour de rencontre des enfants échassiers HIMALAYIENS, il y a donc plus de dix ans maintenant, j'ai vainement sillonné dans ma roulotte des temps modernes, tous les coins de notre bonne vieille France qui va si mal, paraît-il.

Je n'ai jamais vu une situation de détresse de la même intensité. Même pas dans le redoutable BAERENTHAL, en plein  massif du célèbre BITCHERLAND.

Etonnant non ? Jean-François Hurth, alias Blog/ Fronz

 

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Pour en savoir plus sur l'Association LORRAINE - NEPAL à Thionville, CLIQUEZ ICI

 

COMBIEN COÛTE UN PARRAINAGE ?

- 20 Euros pour l'adhésion à Lorraine Népal.

- 60 Euros pour le parrainage proprement dit. Soit 1 année d'école pour le filleul.

Au total donc 80  Euros. Cette somme est déclarable sous forme de don. L'association vous fait parvenir en début d'année un justificatif qui ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % l'année suivante. Autrement dit, le parrainage d'un enfant revient in fine à env. 53 Euros. Tous les ans vous aurez la photo de votre filleul, ainsi que sa fiche signalétique qui vous permettra de correspondre avec lui.

 

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08/12/2017
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Premiers souvenirs (2)...

De nombreux souvenirs d’enfance sont encore très précis dans ma mémoire et ces images, bien que lointaines, sont toutes empreintes de calme, de douceur et de sérénité.

Tenez, je revois très bien la grosse pompe à eau située au bout de notre rue où les mamans allaient laver leur linge et échanger les derniers potins du quartier en parlant de tout et de rien… Chacune avait sa petite histoire à raconter et bien souvent, la discussion tournait autour des enfants.

En été, nous les enfants allions nous baigner dans les étangs situés de l’autre côté de la frontière, dans la forêt allemande. A l’époque je ne savais pas que c’étaient les fameux « trois étangs » dans lesquels des pêcheurs à la ligne élevaient des poissons.

Pour nous, c’était notre plage et, lorsqu’il faisait très chaud, nous barbotions dans l’eau pendant des heures. Sur le chemin du retour, un des jeux favoris des gamins et des gamines consistait à marcher et à écraser les nombreuses limaces rouges et noires qui jonchaient les sentiers forestiers. « Si on les écrase, c’est sûr qu’il va pleuvoir » disant-on.

Alors, comme les autres, j’ai essayé d’en écraser quelques-unes pour voir si la pluie allait tomber mais chaque fois que je le faisais, j’avais envie de vomir et je me sentais mal.

Bien évidemment, l’écrasement de ces bestioles qui me répugnaient n’a jamais fait tomber la moindre goutte de pluie !

 

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Avec papa dans le jardin derrière notre baraque

 

Dans les baraques de la Ferme, nous avions la chance, (luxe suprême !), d’avoir un W.C. à l’intérieur de l'habitation. En hiver ou lorsqu’il pleuvait, c’était bien pratique.

Je me souviens que Papa vidait régulièrement la fosse de ces cabinets à l’aide d’une longue louche en bois. Beurk… L’odeur n’était pas terrible mais cela faisait bien pousser les légumes dans notre petit jardin.

Lorsqu’il travaillait à l’extérieur ou dans le jardin, papa nous demandait parfois, à ma sœur Jeanne et à moi, de descendre au village avec nos trottinettes pour aller lui acheter de la bière ou du vin.

Un jour, dans le bistrot où j’allais acheter de la bière, quelqu’un m’a même fait goûter du whisky ou du Schnaps local, je ne sais plus, mais ce dont je me souviens c'est que n’était pas bon du tout…

Nous allions également dans les différentes épiceries du village pour acheter des bonbons et des sucreries diverses et colorées.

 

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Personnellement, ceux que je préférais c’était les 'vrais' coquillages remplis d’une espèce de bonbon qui ressemblait à de la sucette et qu’on léchait à même le coquillage.

J’aimais également les bâtons multicolores en sucres d’orge, le chocolat sous toutes ses formes et surtout, les longs rubans de réglisse enroulés en spirale autour d’un bonbon rouge.

Une après-midi, ma sœur Jeanne avait acheté un de ces réglisses et jouait en compagnie d’autres enfants en faisant claquer tel un fouet cette longue lanière qu’ils avaient déroulée…

Voyant cela et n’ayant pas eu de réglisse, j’ai couru en pleurs chez grand-mère car je voulais faire comme les autres enfants.

Pour me consoler elle a fouillé dans ses accessoires de couture et m’a donné un morceau d’élastique dont je ne réussissais pas, malgré tous mes efforts à tirer le moindre claquement.

Mais j’étais une enfant têtue et je continuais inlassablement à essayer de faire claquer mon ‘ersatz’ de réglisse, lequel restait, vous l’aurez deviné, obstinément muet.

 

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Et puis, en été, il y avait ces bals en plein air, sans doute lors de la fête du 14 juillet, où les gens dansaient sur une piste en bois surélevée baignée de lumière.

Chacun d'entre-nous apportait sa couverture et nous étions assis, bien au chaud autour de la piste de danse.

Certains venaient pour danser, d'autres pour écouter la musique ou tout simplement pour aller boire un coup (souvent plusieurs !) au comptoir de la buvette en compagnie de leurs amis ou de leurs voisins ...

Ces moments d'enfance déjà lointains, tendres, insouciants et fugaces, notre grand poète français Alphonse de Lamartine a su si bien les résumer en deux phrases extraites de son merveilleux poème le lac :

 

Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours,

Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours...

 

A suivre…

 

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Premiers souvenirs (1)  

 

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03/12/2017
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Premiers souvenirs...

La famille Samiec, composée de 6 personnes (Le père Jan, la mère Fanny, les enfants Jeanne-Marie, Astrid, Edith et la belle-maman Anna-Marie) habitait au 54b rue du centre dans une des baraques de la Ferme de Schoeneck de 1948 jusqu'en 1957.

Dans les pages suivantes, l'aînée Edith, résidant aujourd'hui aux USA, nous fait part de ses souvenirs d'enfance au coeur de cette cité de baraques. Comme pour les récits de notre ami  Joe Surowiecki, Edith m'a confié ses écrits en anglais et je les ai traduit en essayant de respecter au mieux le texte original.

Chère Edith, merci au nom de tous pour ces moments de vie et pour toutes ces photos d'une époque déjà si lointaine. Bonne lecture à toutes et à tous.

 

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A gauche, Edith et sa soeur Jeanne Marie, à droite. Jan Samiec, son épouse et leur fille Jeanne-Marie

 

Mes parents se sont mariés la veille de Noël, le 23 décembre 1947 et sont arrivés dans les baraques de la Ferme de Schoeneck en 1948. Mes souvenirs de cette époque sont nombreux mais, en raison de mon jeune âge, ils sont, pour la plupart, centralisés autour de ma famille immédiate et de mes proches voisins.

Papa a travaillé dans les mines de charbon du puits Simon et je me souviens qu'il a eu le bras écrasé lors d'un accident où plusieurs de ses collègues de travail ont perdu la vie.

Il touchait de ce fait, jusqu'à la fin de ses jours, une petite pension d'invalidité versée par les organismes de retraite des mineurs des houillères du bassin de lorraine.

Nous avons quitté la France en 1957. Mes parents étaient amis avec Irwin et Rosalie Rak qui habitaient également à la Ferme de Schoeneck.

La famille Rak a quitté la France pour s'installer aux USA dans la ville d'Aurora (l'Illinois) et nous ont parrainé pour notre installation dans cette même ville. 

La transition, par rapport à notre vie en France, n'a pas été facile. Nous ne vivions pas dans une communauté d'immigrants récents et nous n'étions pas toujours traités avec bienveillance.

Mon père et moi-même avons regretté notre déménagement et la vie paisible et rurale que nous avions connue dans les baraques de la Ferme. Mais ainsi va la vie et nous avons bien été obligés de nous adapter à cette nouvelle vie...

Papa travaillait dans une usine comme opérateur sur une presse à perforer de 1957 à 1988 et son travail était fastidieux et dur. Il est décédé en 1999 à l'âge de 81 ans et maman nous a quitté bien trop tôt, en 1993 à seulement 61 ans. 

J'ai habité Lisle, une ville située à 28 miles à l'ouest de Chicago, dans le comté de DuPage, dans l'état de l'Illinois aux Etats-Unis. C'est une ville d'environ 24.000 habitants appartenant à l'Aire métropolitaine de Chicago. J'aime cette ville en partie à cause de son histoire liée à la France et également parce qu'elle me rappelle Schoeneck avec ses forêts, ses vallons et ses collines. Pour preuve du bien-être de l'endroit, en 2007, le magazine américain Money a classé cette ville à la 20ème place des endroits du monde où il fait bon vivre. 

 

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J'ai officiellement adopté la nationalité américaine en 1987 puis j'ai servi dans le corps américain d'infirmières (USANC) de 1994 à 2004, année où j'ai terminé mon engagement avec le grade de Capitaine.

Professionnellement, je possède un Master d'infirmière et je suis inscrite au registre professionnel des métiers de la santé depuis 38 ans. J'ai assumé durant les 20 dernières années des postes de responsabilité dans l'administration hospitalière et je suis actuellement à la retraite.

Je n'ai malheureusement pu visiter la France que 2 fois depuis 1956.

En 1992 j'y suis retournée pour une rencontre de travail avec un ami et nous avons eu la possibilité de nous arrêter à Schoeneck pendant un court instant. La première chose que j'ai faite en sortant de la voiture, c'était de fermer mes yeux emplis de larmes et d'aspirer à plein poumons l'air vivifiant de l'endroit qui m'a vu naître...

Un peu plus loin, nous nous sommes arrêté à la hauteur d'un homme qui était en train de tondre sa pelouse et lui avons demandé de nous parler de l'ancienne Ferme de Schoeneck.

Il nous a désigné l'endroit d'un geste de la main tout en nous a expliquant que les derniers baraquements avaient été démolis depuis de longues années déjà... 

 

Souvenirs, souvenirs...

Nous faisions souvent de longues promenades dans les forêts environnantes et je me souviens de l'une d'entre-elles où le chemin s'est brusquement arrêté au bord d'une pente abrupte donnant sur un trou profond de plusieurs mètres.

Cette pente qui semblait être artificielle, était en réalité le bord de la carrière de sable des H.B.L. qui longeait la route départementale menant vers le village et qui n'était pas encore sécurisée à cette époque.

Ma grand-mère Anna-Marie, est restée avec nous à la Ferme de Schoeneck. Elle était la mère de Fanny, ma maman. Elle était très utile à ma mère car cette dernière était encore très jeune. Grand-mère a cousu la plupart de nos vêtements en utilisant une vieille machine à coudre qu'elle actionnait aux pieds à l'aide d'un pédalier.

Elle était aussi une excellente tricoteuse et nous tricotait des sous-vêtements, des bas, des pulls et des tenues identiques pour nos poupées.

Grand-mère nous a également fabriqué de ses mains une petite table et des chaises d'enfants en bois de bouleau (voir photo ci-dessous), et monté la clôture en rondins qui entourait la cour dans laquelle nous avions l'habitude de jouer.

 

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Edith, Astrid et Jeanne-Marie, dans le 'salon' clôturé de palissades fabriquées par leur grand-mère

 

Un jour, grand-mère nous a emmenés au cirque et nous a acheté des sucres d'orge.

Cela m'a laissé un mauvais souvenir car je n'ai pas aimé que les clowns s'approchent directement de nos visages en riant et en montrant leurs grosses dents jaunies.

Elle nous a souvent emmenés dans les bois pour cueillir des champignons et nous a appris quels aliments étaient propres à la consommation et lesquels étaient toxiques.

Elle aimait beaucoup la nature et surtout la forêt dans laquelle nous passions de nombreuses heures à chercher des fraises et à vivre toutes sortes d'aventures.

Grand-mère Anna-Marie était une personne stricte mais aimante, très créative dans beaucoup de domaine et je l'aimais sincèrement...

 

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Edith Samiec à l'école maternelle de la Ferme (dernière rangée, 5ème a partir de la gauche). 

 Nadine Chaboussie est également sur cette photo (rangée du milieu 4ème depuis la droite)

 

Il me revient en mémoire un autre souvenir un peu plus angoissant.

Une nuit, grand-mère nous a caché dans notre énorme malle de voyage lorsqu'elle a entendu des bruits étranges venant de l'extérieur de notre baraque. Elle disait que ces bruits étaient faits par des bandes de gitans qui venaient du village et, comme ce jour-là, papa avait poste de nuit à la mine, je pense que grand-mère et maman ont eu peur car elles étaient seules chez elles avec leurs trois petites filles... à suivre (to be continued)... 

 

 

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Avec grand-mère Anna-Marie sur la balançoire

  

* * * * * * * * * 

  

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27/11/2017
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Nadine Chaboussie : Douce France, cher pays de mon enfance...

Durant mes jeunes années, il m’arrivait souvent de me poser une question :

Pourquoi les enfants des autres familles de mineurs partaient en colonie de vacances des H.B.L. alors que moi, mes vacances les plus lointaines se limitaient au centre aéré de Bousbach ? (*)

Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai eu la réponse à cette question…

Un événement dramatique était arrivé dans la famille Gajewski, une famille qui demeurait dans une baraque voisine, au 37a rue de l'Arc à la Ferme de Schoeneck.

Leur fille Aline, s’était tuée en tombant du train qui la ramenait de son séjour en colonie de vacances. L’annonce de sa mort fut un choc pour toute la cité et je n'oublierai jamais le jour où nous avons appris cette triste nouvelle.

Aline a été enterrée au cimetière du village, l’ancien, celui qui était situé juste derrière l’église. Il m'arrivait souvent de faire un petit détour, vers 16 heures après la classe, pour aller me recueillir et entretenir la petite tombe sur laquelle était posée une très jolie couronne confectionnée avec de minuscules perles multicolores.

Comme un grand malheur n'arrive pas qu'aux autres, mes parents, qui avaient perdu leurs deux premiers enfants à la fin de la guerre, tout naturellement nous surprotégeaient.

C'est à cette même époque que la famille de Joseph Gajewski, à l’instar de nombreux immigrés originaires des pays de l’est, a pris la décision de partir aux Etats-Unis pour s’installer dans la ville de Buffalo, dans l’ouest de l’état de New-York, près du lac Erié, pas loin des chutes du Niagara.

 

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Mes parents sont restés en contact avec eux durant de longues années et je me souviens que durant les années 50/60 l'amitié entre les familles déracinées était forte et sincère.

Ces familles ouvrières arrivaient à la Ferme avec leurs enfants et nombre d’entre eux, comme moi, sont ensuite nés dans les baraquements de cette cité dite ‘provisoire’.

La majorité de ces enfants n'ont pas eu la chance de connaître leurs grands-parents, leurs oncles et leurs tantes et de ce fait, toutes ces minorités étaient très proches et avaient le sentiment de faire partie d'une seule et même grande famille. 

Encouragé par la famille Gajewski et constatant que leur intégration était positive, mon père a lui aussi entrepris les démarches pour préparer notre départ vers les USA.

A notre arrivée il était prévu que nous serions accueillis par la famille Gajewski laquelle avait, depuis l’autre côté de l’océan, tout organisé.

En 1960 nous avons quitté les baraques de la Ferme pour emménager dans la cité de Behren et, peu de temps après notre installation, nous avons reçu une convocation du consulat afin que notre famille se présente pour obtenir des visas, pour je ne me sais plus quelle ville.

Alors que notre futur départ se confirmait, je refusais obstinément de partir là-bas, dans cette Amérique que je ne connaissais qu’à travers les quelques photos d’immenses buildings qui illustraient mon livre de géographie.

 

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 Buffalo-City (Photo OT BC)

 

Le béton de la cité de Behren me pesait déjà et il était hors de question pour moi d’aller habiter dans encore plus de béton.

Pour couronner le tout, il me semblait inconcevable d’apprendre cette étrange langue qui s’appelait ‘l’américain’…

Bref, plus le dossier avançait et plus je me rendais malade sans me rendre compte que j’étais en train de contaminer toute ma famille. Finalement, à cause de mes réticences, mon père décida finalement d'abandonner le projet d’émigrer vers le nouveau monde.

 

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Behren cité (Photo C. Keller)

 

Aujourd’hui, c’est depuis un charmant village situé quelque part en France, que j'écris ce petit récit de souvenirs de la Ferme et, à ce jour, je n’ai pas regretté un seul instant la décision paternelle de rester ici, dans ce beau pays qui m’a vu naître, même si ce dernier a bien changé par rapport à notre paradis de l’époque des baraques…

Que voulez-vous, il faut croire que tel était mon destin…

 

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Chez Nadine (Photo N. Chaboussie)

 

(*) Mis en place à l’initiative des Houillères du Bassin de Lorraine (H.B.L.) ce centre aéré local, proche des villes et villages environnants permettait, moyennant une participation modique, aux enfants des salariés des houillères de goûter à l’ambiance ‘colonie de vacances’ en partant tous les matins en autobus pour rentrer le soir dans leurs familles.

 

Pour lire d'autres récits de Nadine, cliquez sur les titres :

Mes voisins, la famille Heitzmann

Roger Lepage, mon camarade de jeux

Le dentier de Wicek

Le commerçant juif polonais de Merlebach

Le Bus ’Mode de Paris'

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L’école et moi

Petits souvenirs en vrac

Le jardin de mon père

Le bonheur est... dans la mare

Visite du Général de Gaulle à Forbach

  

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20/11/2017
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Edith Samiec-Newman

 

Un témoignage émouvant : le parcours de Jan Samiec.

Mon père Jan Samiec est né en Pologne en 1918. Sa famille a grandi à Luki, en Biélorussie. Il était également sergent dans la cavalerie polonaise. Sous le règne de Staline, les russes vinrent et prirent toutes les affaires personnelles des familles et envoyèrent les hommes dont mon grand-père Peter, mon père Jean et plusieurs oncles en Sibérie.

Ils les ont fait défiler dans la neige pendant que le peuple russe crachait et jetait des excréments d'animaux sur eux. Les hommes ont été entassés dans des wagons à bestiaux dans un train et envoyés dans les camps de travail en Sibérie. Mon père a parlé de la vie et des conditions horribles dans les camps. Ce serait trop de mentionner ces horreurs ici.

À un moment donné, ils ont pu s'échapper et se rendre à l'extérieur du camp sous le feu des mitrailleuses. Mon père a dit qu'ils ont traversé la neige profonde pendant que des balles étaient tirées sur eux. Quand il s'est réveillé dans la neige, tout le monde était parti et il n’en a plus jamais entendu parler...

Père a été frappé par sept balles éparpillées dans tout le corps. Il a pu se rendre dans une petite ferme où une gentille vieille femme l'a accueilli et a pris soin de lui.

Papa est resté avec elle et a aidé en travaillant à la ferme en contrepartie de son hospitalité. Un jour, il a dit à la femme qu'il devait retourner chez lui pour retrouver sa mère.

Elle lui a conseillé de ne pas le faire car les Russes le chercheraient et le trouveraient alors qu'ici il était en sécurité. Malgré les avertissements, il a tout de même prit la décision de rentrer chez lui.

Il est revenu à la ferme où il est resté avec sa mère bien-aimée, mais, quelques mois plus tard, les soldats russes sont venus le chercher. Il lui ont laissé deux possibilités : retourner dans les camps de travail en Sibérie, ou devenir soldat dans la cavalerie russe et combattre les nazis. Il a choisi la cavalerie et il est devenu sergent dans la cavalerie russe.

Ses choix étaient difficiles car il était pris entre deux ennemis, les russes d’un côté et les allemands de l’autre. Mon père nous a longuement parlé de tout ce qu’il avait vécu pendant la guerre et de l'horreur de ce que la vie était devenue. Encore une fois, trop de choses terribles à raconter ici pour l’instant.

Ensuite, il est monté avec ses soldats à Berlin où il a été capturé par les nazis et fait prisonnier de guerre à la fin du conflit. C’est alors que la chance a tourné car il était l'un des rares soldats alliés choisis par le gouvernement américain pour surveiller les criminels de guerre nazis à Berlin. Il a aidé à garder ces criminels nazis lors de leur transfert de Berlin à Nuremberg pour préparer le fameux procès de Nuremberg. 

Alors que le procès était proche, il a rencontré une jeune fille qui attendait comme lui, dans la file de distribution de soupe et ils se sont mariés peu de temps après.

C’est à ce moment-là qu’il a entendu parler du travail dans les mines de charbon de Schoeneck et a ramené sa jeune fiancée en France… E. Samiec Newman.

 

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 Jan Samiec en Allemagne alors qu'il était gardien pour les américains

(Dernière rangée, deuxième à droite)
 
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18/11/2017
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