NOSTALGIA fête ses 3 ans sur la toile... BON ANNIVERSAIRE !

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J.F. Hurth : Sexe et immortelles amours

COMME PROMIS, CAUSONS SEXE

C'est par un singulier hasard que je suis arrivé sur un Blog où des personnes écrivent leurs souvenirs, rappellent le bon vieux temps, certaines même mettent ces réminiscences collectives en musique et en scène. D'autres encore écrivent des récits ou commentent l'actualité en patois local. Superbe ! 

C'est du "Francique" qu'ils disent, en parlant de leur vernaculaire qui n'est pour le commun qu'un allemand vaguement déformé, mais qui en revanche permet de dire trois phrases d'un seul mot et, même d'y ajouter de la métaphore, selon la tonalité ou l'expression du visage.

Ces blogueurs sont en général des personnes retraitées, donc dans une tranche d'âge qui va du Quinqua. avancé, à l'Octo. abouti...

Ils ont bien entendu des enfants, des petits enfants et parfois même au delà.

Il s'agit par conséquent  d'individus absolument indispensables à l'expression de la mémoire collective et les histoires de leur vécu ou de leurs familles sont passionnantes.

Souvent les plus vieux parlent des difficultés de la vie à l'époque où dans certaines familles on n'avait qu'une orange à Noël. Leurs enfants pensent que la pauvreté commence "quand on a qu'une seule télé "..

Ils sont assez nombreux à s'écrire, à s'interpeller et à commenter avec humour et forces figures de style  leurs interventions.

Mais curieusement, ils semblent n'avoir aucun souvenir de leurs aventures amoureuses et encore moins de la technique utilisée pour se reproduire.

Queue de chique, nada, bernique. Rien !

Cependant l'implacable réalité de leur présence et celle de leur descendance, prouve bien qu'il s'est passé quelque chose. Il semblerait qu'il s'agisse d'une espèce d'activité inavouable, dont personne par courtoisie ne cause, et qu'à peine l'évoquer serait la consécration du mauvais goût.

Alors quoi ?

Est-ce du savoir vivre que de ne pas parler du savoir aimer. Est-ce du mauvais goût que de raconter une aventure amoureuse ?

Imagine-t-on un livre, un film, un opéra, une biographie ou un spectacle, dans lequel n'interviendrait  pas cette belle émotion.

- Mais c'est de la pudeur Monsieur...                                                                         

- Oh,  Noudidié !, mais tu vas te taire, dou Kwatcha !

Allez, conjecturons un peu, pourquoi ces silences tonitruants ?

Il est vrai que dans notre coin ça bossait dur. Alors ces mineurs fatigués, prenaient-il courageusement sur leur temps de sommeil pour se reproduire ?

Œuvraient-ils donc dans le noir, honteux de sacrifier à des interdits, dont pour qu'ils comprennent bien, on leur avait expliqué que c'étaient des cochonneries qui menaient tout droit en enfer ?

Tous ces anciens travailleurs maintenant blogueurs parfois, ont-ils oublié ces quelques  beaux et intenses moments que la nature leur proposait, avant l'orange de Noël  et après de bien abstinentes "Stille Nacht" ?

Je suis sûr qu'il s'agit d'une étourderie, et que c'est pas grave. Pensez donc, des choses importantes de ce calibre là, ça ne s'oublie pas. Il y va de la survie de l'espèce !

À écouter leur silence, on pourrait croire que "Libido" c'est un  gros mot, alors que c'est juste  une appli. intégrée dans notre disque dur.

Pourtant ils n'évoquent jamais rien. Ni la "chose", ni l'avant ni l'après du bel exercice alors que cette activité procréatrice constitue depuis nos ancêtres Australopithèques ou Pithécanthropes, le seul dénominateur commun,  capable de gommer pendant près d'une demi heure d'enthousiasme, la condition sociale de l'homo erectus moyen.

Autrement dit, c'est kif- kif. Quand on b..., on est tous pareils.

Plus de statut social, un protocole de base, des positions variables, parfois créatives pour les meilleurs, un résultat unique.

Et Yop la boum!  

Bon, on peut admettre que nos religions ont diabolisé pour d'inavouables raisons, nos instruments de plaisir et parfois même de bonheur.

Et tout ça pour nous rendre bien dépendants de la culpabilité  dès notre "atterrissage", avec déjà une casserole originelle aux fesses, que de bons sorciers ensoutanés escamotaient à coup de flotte miraculeuse, de goupillons magiques, et d'incantatum en patois divum,  juste avant le gueuleton du baptismus.

 

confession.jpg

 

Mais bon sang, l'Amour c'est quand même un truc extraordinaire, hallucinant. Y a pas plus mystérieux, rien n'est plus chargé d'émotion et de vérité.

Ben oui ! Déjà, c'est beau d'aimer. Ensuite c'est le partage par excellence. En outre c'est naturel, écolo, voire même bio.

Pas de date limite de conso, juste en restant dans la limite des stocks disponibles, tout le monde se débrouille, y a que les fainéants qui trouvent des excuses.

Et il faut pas qu'on en cause librement ?

On ne parlerait pas non plus de ce miracle qu'est l'orgasme (vous vous rappelez...), c'est çui qui nous fait grimper dans de belles altitudes en auto-propulsion, avec des possibilités identiques d'intensité jouissive. Que l'on soit riche ou pauvre, médecin ou mineur, homme ou femme, notaire ou tonton flingueur, footballeur noir ou blanc...

Pour tous, même implosion exquise?

Tiens donc, et on en cause pas !

Ah, noudidié, suis-je bête. C'est parce qu'il faut se servir de ces vulgaires accessoires que d'aucuns appellent "Sexe".

Ces instruments que nos grands parents n'osaient qu'à peine regarder, souvent même lorsqu'il s'agissait du leur.

Eh ben oui, je crois que là aussi on s'est fait arnaquer proprement. Nous les fidèles brebis, à suivre un Bon Berger barbu, tellement mystérieux que même son beau frère, "RITON le maquignon" qui volait ses clients dans la banlieue de Jérusalem, ne savait plus où il voulait en venir.

Mais nous ne sommes pas les seuls, rassurez-nous, car notre progéniture aussi, à l'autre extrémité des inhibitions et de la connerie, se fait rouler par un phénomène inverse, mais tout aussi pernicieux. Celui de l'irrespectueuse banalisation de l'activité de nos curieux orifices et protubérances déclencheurs  de désir et de plaisir. 

Jadis sujets de honte et de turpitude, aujourd'hui simple complément d'objet dans les médias, la vie courante,  et dans les sites spécialisés bien sûr.

Quiconque aurait une autre explication que la lapidaire théorie de "l'Éternel recommencement", qu'il le fasse savoir, le monde entier est à l'écoute.

Et si on faisait un essai tout doux, tout doux, pour traiter ce sujet sensible avec la vérité du cœur et l'élégance du souvenir propre ?

Et si on décidait de considérer que les premiers émois de l'adolescence méritent eux aussi d'être racontés ?

Un peu comme si l'on s'éloignait des racines évoquées dans nos récits jusque là, pour aller vers le tronc, les branches et peut être un jour même, des ramures jusqu'aux feuilles du bel arbre de vie.

Rassurez vous, on ne va surtout pas oublier la plume Sergent Major, le ronflant poêle à charbon, le crissement de la craie sur le tableau noir, et le Maît'd'école en blouse grise et qui avait de l'autorité lui...

On n'oubliera jamais non plus les marchands de glace ambulants, les commerçants qui faisaient crédit, le poivrot du coin, la beauté des fêtes patronales et les rencontres au "Rouleau de la mare".

Non c'est très beau, et c'est indispensable pour la narration d'une suite.

Mais ce n'est qu'un coin du voile, croyez-pas ? Fondamental  et très fort certes, mais quand même, un COIN !

- Alors, comme un réenchantement nécessaire, pourquoi ne pas raconter par exemple : 

La naïveté et l'exquise candeur du premier baiser de la préadolescence ? Ce ne serait pas mal non plus. D'autant qu'il compte rudement, celui-là de baiser ! Car souvent il nous a mis dans une situation d'émoi physique ou mental, jamais connue avant. Ça vaut bien le souvenir du marchand de glace avec sa clochette, non ?

- Ou encore évoquer une première expérience de drague, réussie ou pas. Pathétique ou rigolotte. Garçon ou fille. J'y vais... ou... j 'ose pas... Pourquoi il me serre comme ça ? Tiens, j'avais jamais senti çà... pourquoi  j'ai les mains moites... etc...

- Et le Mariage, pourquoi on se gênerait ? Les préservatifs... Oh mein Gott! les "préparatifs", voulais-je dire, les candides espoirs, la trouille confondue d'enthousiasme, la fête, la joie comme il faut parce qu'il faut, l'immense tendresse d'une dévouée belle mère, etc...

- Et enfin ! La TORRRRIDE nuit de noces !!!.

- Noooon !!! NON, pardon,! Plus tard... rassurez vous. C'est trop technique, y aura une formation pour mise à jour des plus anciens.

- Par contre, le voyage de noces dans le  BITCHERLAND, à la plage de sable fin de l'étang de BAERENTHAL, ça on peut.

C'est propre et diablement poétique, même lorsqu'on s'aime sous la pluie, sans parapluie ni maillot de bain.

- Pour celles et ceux aussi qui,  pour des raisons budgétaires, ou tout simplement pour être tranquilles, auraient fait le voyage de noces tout seuls, 

Qu'ils n'hésitent à nous faire part de leur intéressante expérience.

Mais je me dissipe, je m'égare, je me disperse... Je vous parle "EROS et FESSES", alors que je voulais vous entretenir des "ECRIVEURS NOSTALGISTES" et d'une superbe fille IMMORTELLE et Académique. Toutes mes excuses chers amis, je suis vraiment désolé, pardon...

Mais voyez-vous, depuis que P. DESPROSGE, en forme ce jour là, citait le peu catholique H.HIMMLER lequel, sortant d'un confessionnal en esquissant un entrechat, aurait dit : "Chic, faute avouée est à moitié pardonnée. Je vais revenir !"

Eh bien depuis ce jour là, je n'ai plus aucun problème d'absolution et si la censure valide mon texte, je reviendrais vous raconter la suite.

Peut être à bientôt donc...

 

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16/02/2019
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Em Clemau sei Footzegge : Fébroua 2019

Disjoa homma im Winda Schné gritt !

Das wa jo soo komisch das se uns in de télé E natzionali Kadaschdroff ongesaat honn...

Wunn mojens bis owetz homma répoatasche gesinn wo se uns èaklèat honn wima sich ondoun soll, wima uffem trotoua tappe soll, wima Auddofahre soll, wima schlidde fahre soll unn sooga was ma esse unn tringge soll das ma die nay Eisstzeit iwallèwe kinne.

Kuatz bevoa’s ongefong hat se schnéje honn Ich donn may Auddo geholl unn bin norh schnell in de näkschdde Supamakt gefah fa Esse se kaaffe falls das unsa doaf im Schné weschvninne sollt.

Ich honn nit viel geholl, ungefèa tzwoonsich Kilo mäl, tzeen Kilo tzugga, 8 flasche Eehl, schtigga draysisch konseawe bikse veschiddena aat unn fourtzehn kilo difgefroorennes Fläsch. Weil Ich jo kenn so grosses Auddo honn, honn Ich misse 3 moohl fahre unn honn donn schlislisch mei Schlooftzima vollkritt mit dem gonze Proviont.

Ich honn noua misse may Bett rigge unn de KläddaSchonk aoussenännabaoue weil Ich in de Kisch kä platz mé gehatt honn wäje dène 30 Flasche mineralwassa unn dène 28 Flasche saft, falls ma s’wasser abgeschdelt krin.

Na Ja, Ich waa berayt unn die Welt hét kinne unnagehn, Ich honn gennung résèave gehat.   

Ich honn nua E bissie ongscht gritt wie Ich gesihn honn dasses datoum uff de doose bay monsche nua bis 2022 gong iss unn wie Ich onn die Télé sendunge gedenkt honn, honn Ich mich gefrooht was passiere kind wenn das alles länga daoure dèt…

Mit dem gonze Klima douajenäna wäs ma jo nie !

Om näkschde Daa, wie Ich fèatisch wa alles inseraoume (2 liewe narrbare wo E schubkarre gehat honn homma geholf) honn Ich may Auddo in die Garasch gefaah, die Badderi ausgebaout unn E ruff in die waam Wohnung geholl. Donn honn Ich may Auddo mit zway Basche tsugedeckt das nix passiere konn…

Ich honn a norh voagesoycht in dem Ich nohr 3 Gazflasche gekaaft honn fa se korre wayl se on de Télé voun daousendde geschwätzt honn wo jo kenn schtroom mé gehat honn.

Jétz wa Ich ändlisch sowayt !

Also fascht… Ich honn noch schnell may Teschdamènt veadisch geschribb, das honn Ich jo im Summa wie die Hitzewéll wa ongefong weil domols sowill äldere layt geschdoab sinn unn Ich bin jo a nimmé de jingschdde... Do honn Ich Glick gehat Ich bin mit dem gonze tsiaggous féatisch woa E paa Schtoun bevor’s ongefong hat se schnéhe.

Es hat so gè 3 oua Nartz ongefong se schnéhe. Ich honn's douaysch’s Kischefinschdda gesin wayl Ich woasitshalwa mei Wegga geschdelt honn dassa alle 2 Schtunn klingelt so das Ich nit iwarascht wäre.

neige.jpg

 

Ja, donn hat’s E paar schdoun geschnétt unn E grossa Kamion hat geje 5 Oua mojens salz geschtreit. Donn wa’s wiedda E paar Schtoun rouhisch unn geje 10 Oua moajens wa alles mit fascht 2 tzendimädda diggem schné bedékt aussa de schtroosse, wo E haouffe ricksischlosse Auddofahrra weidda geffah sinn als wenn nix losswèa. 

Ich glaab die honn all kenn télé gehat unn honn nit gewousst das ma in hégschda Alaam schtouffe ware.

Déa Albtraoum hat fascht 2 Daa gedaouat. Ich war so ongeschponnt das Ich fascht nix gess honn (Ich wäs schoun was unsa Chantal, das wo imma huddel hat mit sayna taschdadoua soon wiad !) unn noua E paa lidda foum JLM saynem Téh getroung das Ich nit aoustrouggelle unn das Ich waydda singe konn mit mayna Guidda ohne de moutt se fèaliere…

Donn hat's widda so plötslisch uffgehéat se schnéje wiss ongefong hat unn onn de télé honnse gesaat dasses ouftaout. Aous sischahätsgrind bin Ich norh E paa Daa drin geblib un honn donn E mohl kouaz die nooss voa die Dia geschdèkt. 

Ich honn’s kaoum glaawe kinne, Es hat gerännt unn es waa niajens mé E flogge Schné se sihnn… Do honn Ich mool schnelle may télé ongemarh fa se sihn ob ma bay dem wedda kèn Iwaschwèmunge krin solde, awa voun weje, E paa Schtoun schpèdda hat soga die Soum geschin !

Do honn Ich schnell may Auddobadderi widda ingebaut unn bin ma E grossi Toub Sounekrèm kaafe gong… Ma wès jo nie !

So liewe Noschdalschia lèsa, Ich honn E mool widda glick gehat das ich déa ongesaade WindaKataschtroof gout devounkom bin awa Ich will aych dorh nohr E typ gènn :

Louhe nit sewiel narhrischdde on de télé !

PS :

Ich wekaaffe E gonza Schtok weschidddena Essware wo Ich nimmé gebraourhe konn wayl Ich may Kläddaschongg widda gèa oufbaoue dät, Ich bin's lèdisch iwa dènne gonze klädda eroumsetabbe.. Unn se létscht, ma kinne iwa de prayss wounna fascht nayi télé discudirre wo noua E paa Narhrischdde Sendda benoutz woa sinn. Marrhe ma E onngeboot, ma wèrre dohr schoun änisch wère !

 

famille.jpg

 

Version 'française' à l'usage des non 'Plattophones' :

Cette année on a eu de la neige en hiver !

C'était tellement fou qu'ils nous ont prédit une catastrophe nationale à la télé !

Du matin au soir on a vu des reportages qui expliquaient comment il fallait s’habiller, comment il fallait marcher sur le trottoir, comment il fallait conduire sa voiture, comment il fallait  faire du traîneau et même, ce qu’on devait boire et manger pour réussir à survivre pendant cette nouvelle ère glaciaire.

Juste avant qu’il se mette à neiger j’ai donc pris ma voiture et je suis vite allé au supermarché le plus proche pour acheter un petit stock de nourriture au cas où nous serions isolés dans notre village couvert de neige.

Oh, je n’ai pas pris grand-chose. Une vingtaine de kilos de farine, une dizaine de kilos de sucre, 8 bouteilles d’huile, une trentaine de boîtes de conserve diverses et une quinzaine de kilos de viande surgelée. Comme je n'ai pas une très grande voiture, j’ai dû m’y prendre à 3 fois mais j’ai réussi à remplir ma chambre à coucher avec le stock de survie.

J'ai simplement été obligé de pousser le lit et de démonter l’armoire à vêtements car je n’avais plus de place dans la cuisine à cause des 30 bouteilles d’eau minérale et des 28 bouteilles de jus de fruits que j’avais stockées par précaution au cas où on nous couperait l’eau potable.

Bref, j’étais paré et le monde pouvait s’écrouler, j’avais de la réserve pour un moment.

Je me suis juste un peu inquiété en voyant que la date limite de certains produits précisait qu'ils n’étaient comestibles que jusqu’en 2022 et, au vu des derniers reportages à la télé, je me suis tout de même posé la question de ce qui arriverait si la situation allait durer plus longtemps que prévu… Avec ces histoires de variation du climat, on ne sait jamais !

Le lendemain, après avoir fini de ranger mes provisions (2 aimables voisin qui possédaient une brouette m'ont aidé) j’ai mis ma voiture au garage, démonté la batterie pour la monter au chaud dans l’appartement et recouvert la carrosserie de 2 bâches au cas où…

A titre préventif j’avais également acheté 3 bouteilles de gaz pour pouvoir continuer à cuisiner car à la télé ils n’arrêtaient pas de parler de coupures de courant chez des dizaines de milliers de personnes.

J’étais enfin prêt !

Enfin presque… Il me restait encore à terminer l’écriture de mon testament que j’avais commencé l’été dernier quand il y a eu la canicule pendant plusieurs jours et que le taux de mortalité des personnes âgées avait grimpé en flèche, et comme je ne suis plus très jeune moi-même... 

J’ai eu beaucoup de chance car j’ai réussi à finir tout ce cirque quelques heures avant que ne tombent les premiers flocons…

Il a commencé à neiger vers 3 heures du matin. Je l'ai vu à travers la fenêtre de la cuisine car j’avais réglé mon réveil pour qu’il sonne toutes les 2 heures afin de ne pas être pris au dépourvu…

Il a neigé pendant quelques heures et un gros camion épandant du sel est passé vers 5 heures du matin. Ensuite il y a eu une accalmie qui n’a duré que quelques heures et, vers 10 heures du matin une couche de presque 2 centimètres recouvrait le paysage à perte de vue sauf sur les routes où pleins de conducteurs inconscients continuaient à rouler comme si de rien n’était. Je pense qu’ils n’avaient pas de télé et ignoraient que notre pays était quasiment en état d’alerte maximale.

Le cauchemar a duré presque 2 jours. J’étais tellement tendu et anxieux que je n’ai quasiment rien avalé (je sais déjà ce que vas dire notre Chantal du clavier capricieux !), et je n’ai bu que quelques litres de la tisane que m'avait laissé JLM afin de ne pas me déshydrater et de pouvoir continuer à chanter avec ma guitare pour garder le moral…

Puis, tout aussi brusquement que ça avait commencé, il a arrêté de neiger et les infos à la télé ont parlé de redoux.

Par mesure de précaution je suis encore resté calfeutré chez moi pendant quelques jours puis j’ai mis le nez dehors. Je n’en croyais pas mes yeux, il pleuvait et il ne restait plus le moindre flocon de neige nulle part…

A tout hasard j’ai rallumé ma télé pour voir si avec cette pluie on n’allait pas être victimes d’inondations dans les jours à venir, eh bien figurez-vous que non, quelques heures plus tard on a même eu droit au soleil !

Alors j’ai vite remonté la batterie dans ma voiture et je suis allé m’acheter un gros tube de crème bronzante… On ne sait jamais !

PS : 

Je vends à bon prix tout un stock de nourritures diverses dont je n’ai plus vraiment l’usage car j’aimerai remonter l’armoire de ma chambre à coucher, j’en ai franchement marre de marcher sur des vêtements étalés partout…

Dernier point : on peut également discuter le prix d’un téléviseur quasi-neuf qui n’a servi que pour regarder quelques chaînes d’infos… Faites-moi une offre, on devrait pouvoir s’entendre ! 

Lire les autres billets d’humeur & d’humour

Billet Février 2018 (Changements de Présidents)

Billet Mars 2018 (Le catalogue russe)

Billet Avril 2018 (La grève à la SNCF)

Billet Mai 2018 (N. D. des Landes - Le prix Eurovision) 

Billet Juin 2018 (La coupe du monde)
Billet Juillet-Août 2018 (La canicule)

Billet Septembre 2018 (Macronix le gaulois)

Billet Octobre 2018 (Nouveau Gouvernement)

Billet Novembre 2018 (Gilets jaunes etc...)

Billet Décembre 2018 (Cadeaux de Noël)

Billet Janvier 2019 (La cagnotte)

Février 2019 (La tempête de neige)

 

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05/02/2019
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J.L. Miksa : Le Schoeneckaland

Après avoir reçu comme il se doit notre unique représentant habillé du costume Vert, le royaume du Schoeneckaland connut à nouveau une paix royale. Chacun avait repris ses activités et l'industrie tournait à plein régime. Les salaires régulièrement versés permettaient à chacun de mener bon train de vie, mais voilà que quelques zoisiaux ne s'en accommodaient plus.

Ils décidèrent de se réunir secrètement pour trouver par quel moyen s'enrichir très vite.

La réunion à eu lieu dans l'arrière salle de l'unique épicerie de la capitale, chez Milichmatzy, Etaient présent Jilamy, Fronzy, Joey, le grand Bleky, Thyristory, Chantaly et Lisy.

Vous noterez que dans ce royaume tous les prénoms finissent en y, c'est ainsi qu'en avait décidé le roi, avant lui son père, avant lui son propre père et avant lui … ben on sait plus trop, mais c'est encore ainsy aujourd'huy.

L'ordre du jour tenu secret ne fut dévoilé par l'instigateur de cette réunion qu'au tout début de leur retrouvaille par Jilamy qui prit la parole et annonça sur un ton feutré :

- Chut, faites moins de bruit, écoutez-moi !

Tous se turent et pointèrent leurs oreilles dans la même direction, les lèvres de Jilamy. Celui-ci voyant l'assistance aussi attentive poursuivit :

Mes amis, si nous sommes ici c'est parce que j'ai cru remarquer en vous l'envie de vous enrichir, n'est-ce pas ?

A bon ? non non, crièrent-ils tous d'une seule voix.

- Chuuuuutttt. Ne criez pas si fort et ne mentez pas. Toi Frontzy ne m'as-tu pas dit un jour en avoir marre de pédaler sur un vieux vélo à 2 vitesses et que tu rêvais d'en avoir un en fibre de carbonara à 36 vitesses ?

Et toi Joey, tu m'as confié un jour vouloir partir vivre dans un pays au-delà des mers, mais que tu n'arrivais pas à payer le voyage ?

Et toi Thyristory, je t'ai bien entendu te plaindre parce que les côtes de bœuf que tu peux t'acheter étaient trop petites, n'en voudrais tu pas de bien plus grandes ?

Et toi le grand Bleky, ne voulais-tu pas une nouvelle coiffe en fourrure de vison ?

Et toi Chantaly, combien de fois as-tu regrettée de devoir te servir d'un clavier capricieux et que tu voudrais tant en avoir un qui corrige les fautes de frappe, ceux-là mêmes qui sont si chers, trop chers pour tes revenus ?

Et enfin ma chère Lisy, tu n'attends qu'une seule chose, avoir assez d'argent pour voyager avec ton chéry autour du monde, rien que ça ? 

Un grand silence s'installa, chacun observant l'autre l'air confus car tous leur petit secret était maintenant connu des autres. Mais reprenant leurs esprits, ils acquiescèrent, presque honteusement d'une lente inclinaison de la tête, leur accord avec ce qui venait d'être dit. Fronzy le premier prit la parole :

- Tu as raison, j'en ai assez de ce vélo rouillé à deux balles de 22, même pas long rifle !

Et les autres enchaînèrent :

- Oui, tu as raison, mais que faire ?

- Eh bien, j'ai une proposition à vous faire répondit Jilamy. Nous allons créer ce qui s'appelle dans le Parisaland un party popolitique.

- Popolitique ? s'exclama Chantaly, ne dit-on pas politique, t'es sûr qu'on dit comme ça ?

- Enfin non, mais oui, un party popolitique.

- A bon, et c'est quoi la différence, demanda Thyristory ?

- Eh bien je vais vous le dire, écoutez-moi bien. Dans le Parisaland, les partys politiques ne sont pas toujours polys, mais ils siègent tous sur leur popo, c'est pourquoi, comme nous sommes tous très polys, j'appelle notre party popolitique, car nous siègeront debout. Et en prime le poing avec un doigt pointé au ciel comme Ity !

- Ouai, chouette, super un party popolitique ! Tous acceptèrent cette appellation et Lisy qui n'avait encore rien dit prit la parole.

- Mais dis-nous Jilamy, pourquoi faire un party popolitique ?

- Ha… ha… ha… répondit Jilamy, mais tu ne veux pas comprendre, je crois que je me suis trompé sur ton compte, ce n'est pas un tour du monde que tu veux faire car tu es toujours dans la lune, mais enfin, reviens sur terre ! Si tu le veux ton tour du monde, il te faudra des sous, comme pour toi Fronzy, et pour vous autres aussi. Ce party va nous permettre de devenir riches, très riches, plus riches que le roi, mais chuuuut, il vous faut un meneur, alors si vous êtes d'accord ce sera moi, êtes vous d'accord ? Bien alors on ...

- Heu, Jilamy, lança timidement Chantaly, pas si vite, personne d'autre ne peut devenir meneur ?

- Et ça y est, ça commence, on n'a pas encore un party et déjà il faut que tu trouves à me contredire !

- Oh pardon, je ne voulais...

- Tais-toi, car je, et moi seul sera le meneur, vu ?

 

jilamy.jpg

 

Tous baissèrent la tête, curieux d'apprendre ce que le meneur Jilamy avait maintenant à leur dire. Et celui-ci s'élança dans un discours fleuve dans lequel en premier il demanda à chacun de donner au party toutes ses économies, ensuite de lui jurer obéissance et il leur promit qu'ils deviendront riches en très peu de temps. Pour y arriver il expliqua qu'ils devaient renverser le roi de son trône, il jugea bon de préciser en regardant Chantaly que c'était une image et que ce renversement se fera par la ruse. Tous écoutaient sans oser l'interrompre tant ses phrases étaient mielleuses et percutantes à la fois. Il promettait tout dans un monde meilleur. Il assurait qu'ils s'en mettront pleins les poches et que seuls ceux qui s'embrigaderont avec eux pourront recevoir une petite partie de la richesse, et tant pis pour tous les autres qui devront se contenter de miettes. Mais cela, précisa-t-il, ils ne doivent pas l'apprendre. Il demanda à chacun de garder le silence et de jurer sur sa propre tête.

Tous jurèrent.

C'est ainsi que le party popolitique se construisit rapidement, de belles affiches et de bons discours remplis de promesses, firent que quelques mois plus tard le roi perdit son trône et n'a eu la vie sauve que grâce à une poignée de serviteurs qui le sortirent du royaume.

Jilamy se proclama le roi du Schoeneckaland, il nomma aux postes les plus importants ses fidèles amis et entama la transformation du royaume. Fini les cinq heures de travail par jour, deux jours par semaine, fini les longs congés payés. Maintenant tous travaillaient douze heures par jour, les taxes existantes furent multipliées par deux, leur salaire fut amputé de nouveaux prélèvements et encore d'autres taxes virent le jour.

Pendant ce temps Jilamy regardait les chiffres de son compte en banque gonfler à vue d'œil, il cachait ses revenus dans d'autres pays qui vinrent le courtiser. Ses proches eux aussi remplissaient leur caisse en argent sonnant et trébuchant.

Ceci durait depuis de longs mois et déjà quelques voix commençaient à s'élever du peuple qui s'appauvrissait de jour en jour et qui avait du mal à manger à sa faim et se demandaient où étaient les promesses d'un royaume meilleur où la vie devait être encore plus facile qu'elle ne le fut.

Mais qu'à cela ne tienne, Jilamy n'écoutait pas ces appels de désespoir, il continuait de compter ses sous, à mener le grand train de vie qu'il jugeait digne de lui, il était très préoccupé par les moyens à mettre en place pour prendre un peu plus d'argent à ses amis aussi.

Là, ce ne fut pas une très bonne idée, mais comme tous avaient juré obéissance et que Jilamy savait comment les endormir, ce petit manège put continuer. Mais, encore une fois, le peuple s'est mis à grogner, ne voilà-t-il pas qu'il descend dans les rues et bloque les routes aux carrefours. Plus personne ne passe, très vite les industries manquent de matières premières, les commerces ne sont plus approvisionnés. Les amis de Jilamy tentent de lui faire entendre raison, de faire un geste envers le peuple, mais celui-ci les expédie sur le terrain pour le convaincre qu'il se trompe. Lui-même va dans les rues pour dire aux quelques sujets manifestants leur colère qu'ils feraient mieux de travailler plus au lieu de se plaindre. Il pousse son arrogance à leur reprocher les habits désuets qu'ils portent. Il a changé, ses yeux ne voient plus que le pouvoir, le pouvoir et l'argent.

Mais le peuple tient bon, il s'unit, bientôt c'est tout le royaume qui est bloqué et là Jilamy redescend sur terre, enfin il écoute ses amis qui lui conseillent de calmer son peuple en lui donnant de quoi vivre décemment.

Jilamy ne veut rien lâcher, mais il cède tout de même et va prononcer un discours dans lequel, la larme à l'œil, il promet qu'il va redistribuer la richesse du royaume au peuple.

Malheureusement, sa promesse, une fois mise en place après maints et maints retournements, ne fait pas l'unanimité parmi ses amis qui ne savent où chercher l'argent à distribuer.

Devant toutes ces hésitations et contradictions, certains meneurs du peuple devinent que le roi est fragile et prennent conscience qu'au contraire eux, sont forts !

Alors ils poussent le peuple à mener des actions plus violentes, et le roi envoie ses troupes pour mettre un terme à ce désordre qu'il trouve inacceptable. Il va même refaire un discours devant le peuple. Cette fois il prend un air féroce et, sûr de lui, il ordonne au peuple de rentrer dans le rang.

Ça ne suffit pas, la colère ne désenfle pas et même dans ses troupes certains commencent à grogner aussi et là, hop, il décide dans une précipitation presque outrageante, d'augmenter leur salaire.

 

jilamy2.jpg

 

Le peuple qui lui ne voit toujours rien venir continue les blocages. La violence s'amplifie et se répand dans toutes les villes, il y a de nombreux blessés, le royaume devient la risée du reste du monde où pourtant quelques pays commencent à connaître de pareils mouvements de mécontentement.

La situation au Schoeneckerland commence à déraper, Jilamy s'affole, il demande à ses troupes de tenir bon, il envisage la fuite, mais comment faire et c'est là qu'une fois encore il a une idée lumineuse, il va demander au peuple ce qu'il veut et ce dont il a besoin pour se calmer. Ses amis lui disent qu'ils savent bien ce que veut le peuple, mais lui les ignore, ce qu'il cherche avant tout c'est gagner du temps, préparer son avenir, continuer à remplir ses comptes en banque. Alors il les convainc de lancer un grand débat. Il va lui-même se rendre auprès du peuple dans des assemblées dont il aura au préalable secrètement trié les invités. Et cela semble marcher, il est là dans ce qu'il sait faire de mieux, donner des leçons de morale et d'économie. Déjà certains de ses amis sur lesquels il fait pression en faisant de nouvelles promesses, cèdent et sont prêts à le défendre corps et âme. Déjà au sein du peuple certains lassés par la violence demandent l'arrêt de la grogne.

Jilamy jubile, il est aux anges, il a réussi à mettre une partie du peuple contre l'autre, il a réussi à diviser le royaume, plus personne ne sait ce que le peuple veut, parce que plus personne n'écoute personne et la pagaye continue, le temps semble jouer en sa faveur et lui donner raison.

Après quelques semaines passées dans un désordre total, Jilamy reçoit enfin les conclusions du grand débat qu'il avait lancé pour noyer le poisson. Et une fois encore, sortant son plus beau costume, il harangue le peuple en promettant un monde meilleur car il dit avoir entendu les appels désespérés de ce dernier. Il promet la mise en place de mesures qui permettront à chacun de mener une vie digne. Il promet de partager les richesses du royaume et promet et promet encore à qui veut bien l'écouter. Mais avant tout annonce-t-il, il faut remettre le royaume en état. Il demande au peuple de racler les fonds de tiroirs pour payer la lourde note des dégradations commises par ce dernier. Il assure qu'il faut savoir donner pour recevoir et qu'ensuite tout ira bien.

Il omet juste de préciser qu'il ne pense pas au peuple en disant cela, mais bien à lui.

Il sait qu'il a déjà ses comptes emplis au plus haut niveau, mais cela ne lui suffit pas, il en veut encore. Cette soif de richesse est propre à son monde de la finance d'où il vient et dans lequel on ne se contente pas de ce qu'on a, mais dans lequel on en veut toujours et encore plus.

Oh, pendant un petit moment il a du répit, le peuple encore sous le choc des événements peine à se remettre et a perdu sa hargne.

Lentement tous reprennent le chemin des usines, même les plus forts baissent l'échine et rentrent dans le rang. Tous attendent à nouveau que les promesses faites voient le jour.

Jilamy et ses amis sont fiers, ils ont mâté le peuple, ils peuvent recommencer à remplir leurs coffres.

Oui, mais voilà qu'un petit con, un comme celui qu'un autre roi avait traité de ce nom dans la rue, voici qu'il demande à quelques amis de venir à une réunion secrète…. 

Morale :

Dans tous royaumes le peuple est assujetti, personne d'autre que le roi ne gouverne. Personne ne tire profit de sa situation tant que le roi ne le veut, et une fois que tu as mangé à sa table, tu hurles avec les loups.   

Merci Jilamy, Fronzy, Joey, le gand Bleky, Thyristory, Chantaly et Lisy, cargrâce à vous je ne chante plus la chanson d'Ivan Rebroff "Ah si j'étais riche…", maintenant je le suis, youpyyyy ! 

 

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01/02/2019
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Em Clemau sei Footzegge : Joonoua 2019

Liewe Noschtalchia lèsa, Ich glaab Ich honn mool widda de finga oufem rischdische lorh gehatt…

Wie Ich gesiin hohn wifiel geld die politsischdde odda déa Boxa wo uff se geschla hat (ma wäs jo nimmé wèa ouf wähne schladd !) mit sonna Intanetcagnot vedient honn, do honn Ich a moll widda E guddi Idé kritt.

In soome kommenda honn Ich E mool gesaat das ma so ebbes ah Fa E Noschdalschia Webmäschdda wo de gonze Daa fa nix schafft unn om monads änd kè geld mé hat wèhe seina klèni Téléflicka unn Kombiudda Schbétsialischt Penntsion..

Ei was mènnena donn, do hat unsa Schandall (das kennene na jo, das wo imma houddel hat mit sayna taschdadoua unn mit weaboung fa gewischt se vèaliere) also das Schandall hat’s gemarh unn voa fiatzén Daa so E Kaniott fa mich in’s Indanät gesétst.

Om Onfong hat alles geklappt unn es is E éaschdda virement vunn 0,14 € unn donn tzwaï onnere ingetzalt woa unn das ware donn schunn 0,87 € ingesoomt. Donn is awa E gonzi Wourrh nix mé koum unn do honn Ich gedenkt das die leid jo fa die Politsay unn dea Boxa intsaale unn das se jo nit soo viel geld honn fa jedem se gän sounsch dède se jo nit fa mé gäld manifeschdirre…

Doo wo Ich donn iwaèmohl onscht kritt honn das waa wie dea compte ins minus gong iss…

Ich honn do nit weschdonn was passiat iss, wayl Ich jétss dea indanet Bonk 9567 € schoulisch bin unn das geht imma weidda !

Was ma doo passiad iss, iss ounglaoublisch unn Ich froohe mich ob Ich ah nit onfonge soll uff E politsischt odda uff E gilet jaune tzuschloon soll das Ich widda flissisch were…

Jetz honnisch awa ongscht widda E doumhät se marhe wenn Ich uff de falsche schloon, also Schandall luh das de das kondo widda lèsche konnscht befoa de GouGouk koumt unn may Agadémigga ounifoam, may Noschdalschia Kombioudda unn may nayi télé holle koumt.

Ich veschpresche da das de nimools mé wéaboung fa absemarrere uf dayne Noschdalschia saydde krischt unn das day Minischdda loohn oufgebessat wèad soball Ich als Présidennt gewèhlt bin…

Oum Goddes wille, helf ma, Ich schwère da das Ich das nimmé marrhe !

Ich dèd a norh gèa E grosses Méassi soohn onn all die Schpènda wo om onfong geld guèn honn :

De  JLM 0,14 €, es Schandall 0,21 €, es Schosiann 0,12 €, es Franswaas 0,09 $, de Dschoo 0,11 $, de Ttirisdoa 0,07 € (unn E boukseknop), de Fronz 0,02 €, unn 2-3 wo anonym blaiwe wille unn nit gennänt wäre wolle (?).

Soo, das hédde ma hinna uns, schigge aych all, biss ball unn vegässe nit fa unsa Blog se wähle :

http://www.nadidom.be/pages/topsite/index.php

 

déprimé.jpg

Chers amis nostalgiaques, je crois que je me suis encore fourré dans une sacrée histoire…

Lorsque j’ai vu combien ont rapporté les cagnottes internet pour soutenir les policiers ou les boxeurs qui frappent ou encaissent (on ne sait plus qui frappe sur qui) des coups, j’ai eu, une fois de plus, une idée fumeuse…

J’avais demandé dans un commentaire aux lecteurs de Nostalgia de mettre en ligne une cagnotte au profit du Webmaster bénévole du Blog parce qu’il travaille gratos du matin au soir et à du mal à finir son mois avec sa petite retraite d’ancien réparateur télé et de spécialiste en informatique.

Eh bien figurez-vous que Chantal (vous la connaissez, c’est celle qui a toujours des problèmes avec son clavier et avec des publicités pour maigrir), eh ben la Chantal l’a fait et a mis en ligne il y a une quinzaine de jours une cagnotte à mon intention.

Au début, ça avait l'air de bien marcher et il y a eu un premier versement de 0,14 € suivi de deux autres qui ont fait grimper le montant à 0,87 €.

Ensuite, pendant une bonne semaine il n’y a plus eu de versements. Je me suis dit qu’il fallait patienter un peu car la plupart des gens ont continué à donner pour les œuvres de la police ou pour les boxeurs et qu’ils n’avaient forcément pas les moyens de donner à tout le monde sinon ils ne manifesteraient pas pour avoir plus d’argent.

Là où j’ai commencé à paniquer c’est lorsque le compte est tombé à zéro puis lorsqu’il est carrément devenu négatif…

Je ne comprends pas du tout ce qui s’est passé car actuellement je dois 9567 Euros à la banque qui a mis cette cagnotte en ligne et ça continue de grimper!

C’est tout de même incroyable ce qui vient de m’arriver et j’en suis à me demander si je ne dois pas commencer moi aussi à taper sur un flic ou sur un gilet jaune pour inverser le truc et remettre ma trésorerie à flot…

J’ai encore peur de faire une connerie en faisant le mauvais choix, aussi Chantal, annule ce compte avant que l’huissier vienne saisir mon uniforme d’académicien, mon ordinateur sponsorisé par Nostalgia et ma nouvelle télé!

Je te promets en contrepartie que tu n’auras plus jamais de publicités pour maigrir sur tes pages Nostalgia et que j’augmenterai ton indemnité de ministre dès que je serais élu Président de la république.

Au secours, ne me laisse pas tomber, c’est promis, je ne le ferai plus !

J'aimerai également dire un grand merci aux généreux donateurs du début :

JLM 0,14 €, Chantal 0,21 €, Josiane 0,12 €, Françoise 0,09 $, Joe 0,11 $, Thyristor 0,07 € (et un bouton de culotte), Fronz 0,02 €, et 2-3 anonymes qui ne veulent pas être nommés (?).

Voilà, ça c'est fait, soyez sages, à bientôt, et n’oubliez pas de voter pour notre Blog :

http://www.nadidom.be/pages/topsite/index.php

 

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22/01/2019
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J.L. Miksa : Mériter l'habit vert

Il était une fois un pays magique où tous les enfants pouvaient réaliser leurs rêves. Oui, tous leurs rêves. Ce pays s'appelait "Schoeneckaland" !

Tous les habitants étaient contents et vivaient en bonne harmonie. Il n'y avait pas de distinction entre les pauvres et les riches, car ils avaient choisi d'être l'un ou l'autre lorsqu'ils étaient enfants.

L'argent n'était d'ailleurs pas le point le plus important aux yeux de tous parce qu'ils étaient tout simplement heureux et n'en possédaient que pour ce dont ils jugeaient utile d'acheter.

La seule obligation que le roi de ce pays exigeait en contre partie de ce bonheur, était que chacun travaille pour le bien de la population.

Il y avait du travail pour tous les habitants. Une loi ordonnait de travailler cinq heures par jour deux jours par semaine pour les travailleurs des usines et pour les métiers qui demandaient une présence en continu, les équipes se relayaient pour que personne ne travaille plus que ce que dictait la loi.

Ceci fonctionnait très bien jusqu'à ce qu'un gamin se mette un jour à rêver de devenir Immortel.

- Quoi ? s'était écrié le roi. Devenir Immortel ? Mais ceci est hors de question !

Et aussitôt le petit rêveur fut sommé de venir s'expliquer chez le roi.

- Alors petit, demanda le roi, tu veux devenir Immortel ?

Oui, dit timidement le petit, dont le visage affichait une fierté non dissimulée.

Mais, mais mon petit, il n'y a pas d'Immortels au Schoeneckaland !

- Je sais !

Mais si tu le sais, pourquoi veux-tu en devenir un ? Cela est impossible !

- Ici rien n'est impossible mon roi, ne sommes-nous pas dans le pays où tous les rêves se réalisent ?

- Oui, nous y sommes, mais si tu as été réveillé, c'est que celui-là n'existe pas !

- Mais s'il n'existe pas, il faut l'inventer !

- Oh mais c'est facile à dire pour un enfant, mais dans la vraie vie ça ne se passe pas comme çà ! D'abord, qu'entends-tu exactement par "Immortel" ? Tu ne veux pas mourir un jour comme tout le monde ?

- Mais non mon roi, pas du tout, Immortel, c'est celui qui est reçu à l'Académie.

- Mais de quelle Académie me parles-tu ?

- Celle des Immortels.

Le roi s'est soudain tu. Manifestement il ne comprenait pas ce petit garçon et s'en trouvait fort gêné. Ne voulant pas perdre la face il renvoya le petit chez lui :

- Va, rentre chez toi, j'ai besoin de réfléchir.

Le petit rentra chez lui tandis que le roi fit venir à lui les penseurs du royaume.

Il n'hésita pas à leur parler du rêve étrange qu'avait fait un enfant et avoua qu'il n'avait rien compris à cette demande.

Les penseurs avaient beau chercher, ils ne voyaient pas non plus à quoi pouvait correspondre le fait d'être un Immortel.

Après de longues journées passées à consulter les livres anciens et les savants, force était de constater que personne ne savait ce qu'était un Immortel, autrement que quelqu'un qui ne meurt jamais, et tous savaient que cela n'existait pas.

Devant l'impuissance de son peuple à trouver une réponse, le roi eut l'idée de faire venir du "Parisaland" un pays lointain, un mage qui lui devrait sans aucun doute savoir ce qu'est un Immortel.

Après quelques jours arriva ce fameux mage qui fut reçu par le roi. Aussitôt le roi lui posa la question fatidique :

- Mon mage, as-tu déjà entendu parler d'un être Immortel ?

- Non roi, je n'ai jamais entendu parler d'un être Immortel, mais nous avons dans notre pays des Immortels !

- Mais comment cela est-il possible ? Vous n'en avez pas un mais plusieurs ?

- Ah, je vois, vous n'en avez pas ici !

- Non, nous n'en avons pas, c'est bien pour cela que je t'ai fait venir à moi, car un petit garçon à fait le rêve d'en devenir un.

Le mage se mit à rire si fort que le roi s'est levé de son trône et a ordonné le silence. Les soldats ont ceinturé le mage et ce dernier a fini par arrêter de rire. Il a levé la tête vers le roi et lui dit ;

- Pardonne moi roi du Schoeneckaland, je ne voulais pas vous offenser. Si la raison de ma venue est de vous apprendre ce qu'est un Immortel, je vais vous le dire.

Et le mage se mit à décrire avec maints détails ce qu'étaient des Immortels. Il dit qu'ils appartenaient à leur Académie, celle des Immortels, parce qu'ils y ont été élus. Il expliqua comment elle fut créée il y a fort longtemps par des hommes amoureux de la langue du Parisaland, à quoi consiste leur travail et qu'une fois qu'on y entre, on en sort plus !

Le roi fut effrayé par ces propos, le mage le rassura en ajoutant que c'était une image, que leur travail reste immortel, mais que leur personne meurt comme chacun d'entre nous.

Le roi qui était doté d'une intelligence remarquable, avait exigé tout savoir sur cette institution et une fois qu'il eut tout compris, il renvoya le mage et fit à nouveau venir à lui le petit enfant.

Ce dernier arriva tout aussi timidement que la première fois. Le roi lui posa une question :

- Veux-tu toujours devenir Immortel ?

- Oui mon roi, je le veux !

- Sais-tu au moins ce que veut dire "Immortel" ?

- Oui, c'est quelqu'un qui est habillé en vert… et qui porte l'épée !

- En effet et le bicorne aussi, et…

- C'est vrai j'allais l'oublier, il porte un joli bicorne sur la tête.

- Ne me coupe pas la parole s'il te plait…

- Pardon mon roi, mais… mais, mon rêve va-t-il se réaliser ?

- Je n'en suis vraiment pas si sûr, n'habites-tu pas un petit village avec un baraquement occupé par de nombreux étrangers ?

- Oui, mais pourquoi cette question ?

- Parce qu'un mage venu du Parisaland m'a expliqué ce qu'est le personnage de ton rêve, et je ne pense pas qu'un petit garçon comme toi peut devenir un Immortel, en sachant d'où tu viens.

- Mais ne sommes-nous pas au pays magique où tous les rêves se réalisent ?

A cette question le roi fut gêné et ne sachant quoi répondre et lui dit :

- Tout d'abord tu sais à peine lire et écrire ton nom, or pour devenir ce que tu veux, il te faut écrirrrre des livrrrrres, devenir célèbrrrre, après seulement on pourra en reparler.

- Mais j'écrirai des livres et je deviendrai célèbre,

- Il te faudra aussi entrer dans une Académie, l'Académie des Immortels !

- J'y entrerai mon roi, je n'en doute pas !

- Mais tu devras en connaitre au moins deux ou faire une lettre de candidature à son secrétaire perpétuel. Que tu rendes visite à tous les Immortels et qu'ensuite tu sois élu !

- Cela ne me fait pas peur, je ferai tout cela et je serai un Immortel !

Et en effet, le petit se mit à apprendre à lire, à écrire, il participa à des rencontres, des séminaires et devint célèbre.

Les habitants de Schoeneckaland n'en revenaient pas qu'un des leurs soit connu dans plusieurs pays, même dans le Parisaland !

Tous le soutenaient dans son ambition et le roi l'autorisa à quitter le pays pour Parisaland.

Quelques longues années plus tard le petit qui était devenu grand et bel homme est revenu dans son pays, le Schoeneckaland.

 

langues-hum.jpg 

Il était vêtu d'un costume vert, portait l'épée et le bicorne avec fierté. Tous l'accueillirent avec ferveur, le roi lui-même lui demanda de venir conter devant tous son aventure au Parisaland.

Il prit la parole :

Mes amis, j'ai écrit des dizaines et des dizaines de livres. J'ai été récompensé par le monde de la littérature et compté parmi mes nouveaux amis des Immortels.

Ils m'ont encouragé à poser ma candidature pour l'élection d'un siège abandonné par l'un des leurs qui venait de quitter ce monde.

J'ai eu le bonheur d'être élu au premier tour contre trois autres grands postulants du Parisaland. J'ai dû écrire un texte que j'ai dû lire dans une cérémonie qui a eu lieu une semaine avant mon installation officielle. Lorsque je suis rentré dans l'hémicycle, tous les académiciens se sont levés. La prochaine fois qu'ils le feront, ce sera à ma mort.

Voici mon discours lu devant cette commission restreinte :

" Si je me dois d'être aujourd'hui parmi vous, c'est parce qu'un jour, ou plutôt une nuit, un petit garçon fit un rêve merveilleux dans un pays, le Schoeneckaland, où tous les rêves se réalisent. Comme c'est vrai, et même si dans ce pays il n'y a pas d'Académie d'Immortels, le bon roi en fit venir un et c'est grâce à ses explications que ce petit a fait de sa vie un Amour de la langue Française. Chaque jour fut un rêve poussé de succès en succès qui aboutit à ce siège que vous m'offrez aujourd'hui……"

Il continua la lecture de son discours et une fois celui-ci terminé il eut droit en retour au discours par les membres de l'Académie :

- "Monsieur, Vous êtes désormais des nôtres et le cérémonial exige que je vous rende hommage, ce qui est très facile au vu de votre parcours hors du commun. Sorti d'un petit village d'un pays lointain, vous rêviez de devenir Immortel comme peu d'enfants en rêvent. Ce rêve ne vous quittera jamais, votre soif d'apprendre et votre amour de la langue Française feront que vous ne vous détourniez jamais de cet amour. Vous travaillerez jour et nuit à la recherche de textes qui vous vaudrons la reconnaissance de tous. Votre humilité égale à votre nature de forçat de l'écriture fera de vous un homme envié et apprécié, nul ne vous déteste tant que les prétentieux qui se présentent devant notre porte et que nous refoulons aux calanques de l'histoire, tandis que vous, vous acceptez chacun avec le respect que mérite chaque être sur cette terre…..

La lecture dura une bonne heure et il raconta ensuite le cérémonial qui suivit :

- J'ai dû ensuite me rendre auprès du président du Parisaland afin qu'il approuve mon élection car il est le protecteur de l'Académie. Lors de ma séance d'installation un mot du dictionnaire me fut attribué : "Clémence". J'ai reçu la médaille de l'Académie frappée de la devise "à l'Immortalité" et de mon nom. J'ai fait confectionner un costume avec broderies, un bicorne et une épée. Lors de mon installation en présence de trop rares amis de notre pays, j'ai eu droit aux honneurs militaires de la Garde républicaine.

Pendant la période initiatique de trois mois je n'ai pas eu le droit d'intervenir lors des séances, mais depuis, très régulièrement je me rends à l'Académie pour y travailler sur le dictionnaire de la langue française.

Le récit durait et durait, tous écoutaient avec attention, et, de temps en temps, on entendait des applaudissements et des encouragements criés à tue-tête par les habitants du Schoeneckaland.

Il y avait Joe qui n'arrêtait pas de demander ce qui se disait car il ne comprenait qu'à moitié car il avait migré vers un autre pays, mais pour rien au monde il n'aurait raté la venue du petit. Un peu plus loin CDCC tapait sur son clavier malicieux pour envoyer des messages à la terre entière tant elle était fière de lui, et Fronz qui avait quitté la plus belle rue du monde pour venir féliciter son ami avait fait le trajet en vélo, Thyristor qui pour une fois était droit comme le courant redressé, le Grand Blek portait une magnifique coiffe en peau de castor, ses nombreux autres amis, eux aussi écoutaient religieusement cette narration quand arriva l'heure rituelle du thé.

Le roi fit servir à chacun, en hommage au petit, un thé revigorant (*) que tous avalèrent d'un trait.

Ils se mirent tous à chanter, danser, plus rien d'autre ne comptait que la joie et le bonheur d'être ensemble quand soudain une sonnerie se fit entendre.

Elle était bizarre, c'était comme un sifflement strident qui s'atténuait et se renforçait, il durait, durait, c'était atroce jusqu'à ce que ma main appuie sur le buzzer, et là, non di diou, vous ne me croirez pas, j'étais dans mon lit, oh zut, tout ça n'était qu'un rêve !!!

Quel dommage, j'aurai tant voulu que ce soit vrai, que je puisse lire vraiment le discours de Jean d'Ormesson qui disait entre autre, il y a quelque chose de plus fort que la mort : c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants et la transmission, à ceux qui ne sont pas encore, du nom, de la gloire, de la puissance et de l’allégresse de ceux qui ne sont plus, mais qui vivent à jamais dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui se souviennent.

Ou encore placer dans le texte cette méditation sur sa vanité qui fit prononcer par un empereur romain mourant, les mots célèbres : "J’ai été tout, et tout n’est rien", ou cette citation d'un sage : "Demain expliquera peut-être aujourd'hui, mais il ne le comprendra plus".

 

(*) Lire les récits Céréalité et Le mystère de Leipzig du même auteur.

https://static.blog4ever.com/2016/02/814449/artfichier_814449_7967631_201811244441318.jpg
 

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12/01/2019
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