NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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La Boutique en ligne Nostalgia

Vous êtes déprimé ? Vous manquez de tonus ? Vous tirez la gueule ?

Aller au boulot vous fatigue ? Votre femme (ou votre mari) vous stresse ?

Une capsule de 1000 mg de Nostalgium tous les jours et tout va déjà beaucoup mieux !

NOSTALGIUM, déclaré d'intérêt public devrait être remboursé par la sécurité sociale ! 

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Suite au succès du Nostalgium et afin de renflouer une trésorerie permettant à ses collaborateurs, jusque-là bénévoles, de se remplir les poches à l’instar de certains politiciens qui font beaucoup moins rire et nous coûtent bien plus cher, Nostalgia a décidé de commercialiser une gamme de produits dérivés dont voici le premier exemplaire :

 

Le Pendentif « Le rouleau »

 

Ce premier article annonce l’arrivée d’une gamme d’objets utilitaires, décoratifs ou simplement originaux que nous commercialiserons à des prix défiant toute concurrence à travers notre réseau domicilié au Panama.

Chacun de ces articles est une pièce unique numérotée entièrement fabriquée dans nos ateliers français de Shanghai par de jeunes professionnels mondialement reconnus.

Ces produits de haute technologie sont toujours livrés avec un certificat d’authenticité entièrement rédigé en Mandarin standard (Putongha / Guoyu).  

 

Vous pourrez consulter la notice descriptive de chacun de ces merveilleux objets en cliquant sur la photo correspondante.

En cas de commandes groupées d’un minimum de 18780 €, un très beau cadeau entièrement gratuit sera joint au colis.

Une partie des bénéfices ainsi réalisés sera par ailleurs reversée à la fondation « Thyristor » ainsi qu’à l’association d’aide et de partage « Un peu de blé pour Clémau ».

 

Merci à toutes et à tous et n’oubliez surtout pas de prendre votre dose quotidienne de Nostalgium !

 

Cliquez sur le pendentif pour plus de détails !

 

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MANIFESTEZ ENFIN INCOGNITO !

Après avoir lu le billet d’humeur du mois de novembre, vous aimeriez également participer aux manifestations style Gilets Jaunes et pouvoir vous approcher du Palais de l’Elysée sans être repéré par la police, votre patron, votre voisin(e) ou votre époux/se ?

NOUS AVONS LA SOLUTION !

Équipez-vous du Slip-Boxer à rayures phosphorescentes le NOSTALSLIP.

(Cliquez sur l’image pour lire le descriptif)

 

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Vous en rêviez ? Nostalgia l’a fait !

 

- Vous devez vous présenter devant un tribunal et vous aimeriez le faire en symbiose totale avec votre avocat ?

- Vous en avez marre de déambuler tout seul et aimeriez être accompagné par votre ami(e), votre conjoint(e) ou votre personnel de maison ?

- Votre conjoint est de nature jalouse et ne veut pas vous laisser partir tout seul ?

- Vous avez peur d'oublier où vous allez ou de vous perdre ?

 

La boutique Nostalgia vous propose en exclusivité mondiale le :

 

B I - A M B U L A T E U R (*)

 

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Cet engin révolutionnaire de toute beauté, entièrement réalisé à partir d'éléments recyclés et recyclable est pourvu des derniers perfectionnements techniques :

 

Wifi - Bluetooth - USB 4.0 – EBS – Correction de trajectoire 

Compensateur de poussée latérale – Pneus 4 saisons – Roulements à aiguilles  Correction continue du parallélisme par asservissement digital 

Micro-processeur développé par la NASA – GPS spécial sourds et malentendants  Clim et filtre anti-Pollen- Panier multifonctions en Gloutex chromé

Freins Blue-Ray (Plus performants que les anciens freins à disque)

Equipé avec 5 roues (mode dynamique) et 5 bouchons (mode statique)

"Michelin Crossclimate 4 saisons" sans supplément de prix.

Poignées ergonomiques - 8 coloris tendance au choix

 

Cette merveille de la technologie est proposée en précommande au prix incroyablement compétitif de seulement :

 

26847 Euros

Ce prix comprend :

- Le Bi-ambulateur complet en Kit

(temps de montage à 2 : environ 13 jours ouvrables)

- La notice en hongrois, moldave, sanskrit, braille et schénégga Platt

- 1 roue (galette) de secours

- 1 pompe à vélo grand luxe en Plastok 

- 2 heures de formation à Vladivostok (voyage non compris)

- 1 abonnement gratuit au magazine « Ma boutique Nostalgia et moi »

 

Cadeau aux 63 premiers acheteurs :

Le livre et l’autocollant « Bi-ambulateur un jour, Bi-ambulateur toujours ! »

 

(*) Marque, modèle et concept déposés par Nostalgia Corp. Ltd.

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D'autres produits dérivés exclusifs Nostalgia seront bientôt disponibles sur cette page...  

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Lire les billets d'humour :

Billet Février 2018 (Changements de Présidents)

Billet Mars 2018 (Le catalogue russe)

et Avril 2018 (La grève à la SNCF)

Billet Mai 2018 (N. D. des Landes - Le prix Eurovision)

Billet Juin 2018 (La coupe du monde)

Billet Juillet-Août 2018 (La canicule)

Billet Septembre 2018 (Macronix le gaulois)

Billet Octobre 2018 (Nouveau Gouvernement)

Bllet Novembre 2018 (Gilets jaunes etc...)

Billet Décembre 2018 (Cadeaux de Noël)

Billet Janvier 2019 (La cagnotte)

Billet Février 2019 (La tempête de neige)

Billet Mars 2019 (La vie en jaune)

Billet Mai 2019 (Européennes & Glyphosate)

Billet Juin 2019 (La Canicule 2)

Billet Juillet-Août 2019 (Le système de santé)

Billet Septembre 2019 (Le système de santé 2)

Billet Octobre 2019 (L'affaire B.)

Billet Novembre 2019 (Le marché de Noël)

Billet Décembre 2019 (Le procès W.)

Billet Janvier 2020 (Le Coronavirus)

Billet Février 2020 (Le Buzz)

Billet Mars 2020 (Le confinement) 

 

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Extraits de l'ouvrage "Les couleurs du passé" Tome 2 dans Clément Keller - Récits 

La Ferme de Schoeneck années 50-60 

Les récits envoyés par nos ami(e)s dans Nos ami(e)s racontent... 

Initiatives citoyennes 

Les catastrophes minières dans le bassin houiller lorrain 

Ecole primaire de Schoeneck 

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Bienvenue dans le livre d'or Nostalgia ! 

Anthologie, un voyage musical dans le temps dans Anthologie-Blues du charbon 

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Clément Keller : sous le signe du poisson 

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13/10/2021
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Danielle Hofmann Grandmontagne : Le tango d'amour des frontaliers

Génétiquement, les frontaliers sont des Européens avant l'heure. Toutes les frontières de la France sont concernées. Les politiciens, sortant souvent de l'ENA et natifs de la grande ceinture parisienne, parlant l'anglais, l'allemand, l'espagnol ou l'italien comme on l'apprend dans les lycées, c'est à dire, avec un épouvantable accent, n'ayant aucune conscience des traditions et cultures des pays limitrophes régissent nos vies en écrasant nos racines, en séparant les familles, que cela soit du temps des guerres ou de la pandémie du coronavirus.

 

Histoire d'une famille franco-allemande : 

 

(1) Les origines franco-allemandes d'Annie

13 novembre 1915.

Il neige à gros flocons sur la ville de Mayence encore endormie. Seuls troubles du silence, les cris de quelque cocher forçant ses lourds chevaux de trait à prendre le virage sur le sol glissant de la place Gutenberg, au cœur de la ville.

Bordées d'élégantes maisons patriciennes, d'arbres et de gazons enneigés, elle est à l'image solide et paisible des bourgeois qui y habitent. C'est aussi le point de départ d'une ligne de tramway sur rails, tirés par des chevaux. Mayence est une ville magnifique, chargée d'histoire, depuis les Romains en passant par des époques où elle était même française, baptisée Mont Tonnerre sous Napoléon.

Soudain, une calèche, tirée par une vieille jument noire, surgit au coin de la place.

Un homme engoncé dans une capeline de fourrure noire, menait le cheval au galop sur les pavés glissants. Il s'arrêta au numéro 1, devant un grand immeuble gris aux fenêtres enchâssées dans de la dentelle de pierre. Il attacha son cheval à la borne, prit sa mallette de cuir et ouvrit la lourde porte en fer forgé. Il monta rapidement les marches du grand escalier de marbre et s'arrêta au deuxième étage devant une grosse femme blonde échevelée.

« Docteur, je vous attendais ! Je suis la sage-femme. Vite, elle ne crie même plus et l'enfant ne vient pas ! »

Il entra, ôta son chapeau et son lourd manteau et s'avança calmement dans la pièce.

D'abord, il fit sortir tout le monde, le futur père, la famille, la voisine, à part la sage-femme et s'approcha de Marie-Elisabeth. Allongée sur un grand lit, elle avait les yeux ouverts, mais respirait avec peine. De la sueur perlait sur son front. Les draps brodés de dentelle étaient tachés de sang. Sur la commode, la sage-femme avait déposé une cuvette de faïence emplie d'eau chaude et des serviettes.

« Alors mon enfant, on attend ce bébé depuis hier au soir ? Cela va aller vite maintenant. Encore un peu de courage ! »

Il ouvrit sa mallette, en sorti des instruments. Puis, il demanda à la grosse femme de s’arque-bouter de toutes ses forces sur le corps de la patiente et entreprit son travail. Quelques minutes plus tard, un petit corps bleui, inerte, jaillit à la lumière.

Le docteur ranima l'enfant pendant que la sage-femme s'occupait de la mère.

Après que l'enfant ait poussé un faible gémissement, le docteur demanda à la sage-femme de nettoyer le bébé. Celle-ci entreprit de l'emmailloter dans une sorte de sac, puis le ficela de bandelettes blanches pour que la petite fille ait les jambes bien droites plus tard et présenta la petite momie à sa mère. A présent Marie-Elisabeth reposait dans des draps frais, ses longues boucles d'or roux auréolaient le fin visage épuisé.

Quand le docteur se pencha sur la mère et la petite fille, elle sourit faiblement en disant :

« Je suis heureuse que ce soit une fille ! Son prénom sera Anne-Catherine, mais je l’appellerais Annie ». La jeune femme s'émerveillait de la beauté de l'enfant, des doux cheveux noirs qui dépassaient du petit bonnet de dentelle. Elle l'embrassait tendrement en faisant mille vœux de bonheur.

 

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On frappa à la porte. « Puis-je entrer ? » dit Nicolas Benner, le père de l'enfant.

Nicolas travaillait au chantier de construction navale au bord du Rhin et prenait soin de cacher son ascendance française. Il était né à Charleville en 1888 et, après avoir appris le métier de chaudronnier, il souhaita se spécialiser dans la construction de péniches.

Sur les chantiers, il avait fait la connaissance des Compagnons. Les Compagnons sont des artisans réunis en une vaste famille de métiers du bois, de la pierre, du fer, et autres. Ils portent un costume traditionnel, une canne avec des rubans, un chapeau et voyagent à travers d'autres régions et pays pour perfectionner leur art.

Parfois, ils entrent dans la franc-maçonnerie par idéal et ce fut le cas de Nicolas.

Son frère Pierre, né en 1884, était marié à Cécile, tous deux attachés à leurs racines et bien décidés à ne pas quitter leur ville. Paul, son fils épousa Annonciade, fille de l'île de beauté, ravissante brune, corse dans l'âme. Pierre était entré aux Chemins de fers à quatorze ans. Être cheminot à cette époque était la garantie d'un travail sûr et de nombreux avantages.

Le père était fier de son fils aîné mais Nicolas voulait absolument voir du pays et construire  des bateaux. Pour réaliser son rêve, il partit en Allemagne, au célèbre chantier naval de Mayence. Le fait de partir en Allemagne le fâcha pour toujours avec son père et son frère, à tel point qu'il ne vint même pas aux enterrements plus tard.

Nicolas était un jeune homme de taille moyenne, brun aux yeux verts, intelligent mais peu bavard. Franc-maçon, grand joueur d'échecs, il menait une vie relativement paisible malgré les troubles de la guerre, car il avait pu garder son poste au lieu d'être réquisitionné.

Il allait rencontrer celle qui deviendrait sa femme lorsque Hans, son collègue du chantier naval, l'invita à sa noce.

C'était au mois de mai, au bord du Rhin. Il faisait déjà très chaud et les gens se baignaient dans le fleuve. L'air sentait bon le poisson frais et l'herbe fauchée. Sur les rives, assises parmi les marguerites et les bleuets, des familles regardaient passer les péniches.

 

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Dans une guinguette à la large terrasse qui offrait une vue magnifique sur Mayence et la ville de Weisenau, la noce battait son plein. Un musicien chantait en s'accompagnant d'un accordéon les vieilles chansons allemandes qui parlaient de la Lorelei, du Père nourricier le Rhin, du bon vin blanc que produisaient les coteaux ensoleillés. Les invités reprenaient en cœur les refrains en se tenant tous par les bras, se balançant de droite à gauche avec le rythme de la musique. En fait, c'était un peu comme si les gens dansaient en restant assis. Au menu, on servit du bœuf mariné dans le vinaigre et des Knoedel, boulettes de purée de pommes de terre ayant frémi dans l'eau, la spécialité de Mayence. Puis, suivirent de gros gâteaux à la crème au beurre, le tout arrosé de Riesling.

La mariée, Gretel Tischleder était ravissante dans sa robe de soie et dentelle blanche qu'elle avait cousu elle-même, car elle était couturière pour les gens riches de la ville.

La demoiselle d'honneur, Marie-Elisabeth, une belle jeune fille rousse en robe de satin vert, le visage bien dessiné souriait en laissant entrevoir des petites dents de nacre comme en ont les poupées. Ses boucles d'or cuivré, relevées sur le sommet de sa tête, étaient maintenues par une couronne de fleurettes. Elle faisait penser à un portrait peint par Botticelli.

Nicolas tomba fou amoureux d'elle, l'épousa et ils emménagèrent au numéro 1 de la place Gutenberg, maison des parents de Marie-Elisabeth...

La porte s'ouvrit à nouveau et Gretel, sa sœur, entra dans la chambre de la jeune accouchée. Tout sourire, elle lui dit : 

» Tu m'as fait bien peur ! Tiens, bois ! J'ai fait exprès pour toi un bon bouillon de poule avec un œuf. Cela va te remettre un peu. Je suis si heureuse de la naissance de ta petite fille ! Tu sais que moi, je ne pourrais jamais avoir d'enfant, mais à présent, je suis tante et je te promets de veiller avec toi sur elle toute ma vie ! ».

Marie-Elisabeth se remit assez vite de son accouchement difficile et la vie reprit son cours normal. De milieu plutôt aisé, la famille n'eut pas vraiment à subir les privations de la guerre.

Annie grandissait heureuse et choyée. Jolie petite fille, elle avait hérité des yeux verts de sa mère et des cheveux bruns de son père.  Elle était sage, silencieuse, parfois trop peut-être.

Assise sur sa petite chaise de bois peinte en rose mauve, elle rêve, attendant patiemment la bouillie de blé et de lait qu'on lui prépare. Sa maman lui coud une poupée de chiffons aux cheveux de laine avec un sourire brodé au point de croix.

Elle lui raconte les histoires du Rhin, ses crues et décrues, ses bateaux. Et puis, les chants de la Lorelei, sur son rocher, qui peigne ses longs cheveux blonds tandis que des bateliers, hypnotisés par sa vision, ne voient pas les écueils sur lesquels se brisent leurs embarcations. Et puis aussi, celle du Rattenfänger, littéralement chasseur de rats, qui, au Moyen Age, avait sauvé Mayence de l'invasion malfaisante en jouant si bien de la flûte que tous les rongeurs l'avait suivi sur une île au milieu du Rhin.  Il y a encore aujourd'hui sur l'île une tourelle baptisée Maüseturm (Tour des souris).

Au printemps, les cheveux d'Annie étaient ornés de couronnes de fleurs.

Tante Gretel lui cousait de merveilleuses robes de princesse avec les chutes de tissu en soie, d'organdi, de satin, les bouts de ruban et de dentelles qui restaient des modèles somptueux qu'elle créait pour ses clientes. L'été, elles se promenaient toutes les trois le long des rives du fleuve, rendant parfois visite à Nicolas au chantier naval.

Quand Annie eut cinq ans, sa mère et sa tante décidèrent de l'inscrire à l'école de danse classique de Mayence. Les cours, réservés à une élite, étaient non seulement très onéreux, mais il fallait aussi acheter les chaussons de danse, les tutus et puis faire les trajets en tramways. La petite fille, toute menue et très gracieuse était particulièrement douée.

Bientôt, elle eut même des petits rôles à l'opéra de Mayence. Les parents, la tante Gretel et l'oncle Hans fondaient d'émotion, quand l'enfant jouait le petit rôle d'une poupée sortant d'une boite de carton en dansant quelques minutes au cours de la représentation des Contes d’Hoffmann d'Offenbach.

Après le spectacle, les deux femmes se disputaient en riant le plaisir de porter l'enfant en l'appelant Anschen, Anischen, Annie.

Quand elle eut six ans, l'enfant, un peu maigrichonne, partit un mois avec un convoi d'enfants de Mayence au Danemark pour reprendre des forces et des couleurs après la guerre. Annie fût l'hôte d'une famille charmante avec deux enfants de son âge.

Le père avait une fabrique de cigares, une voiture et la mère confectionnait tous les jours des gâteaux au beurre frais. Elle apprit quelques mots de danois et découvrit la mer avec ses plages de verdure, sans sable, où paissaient de grandes vaches qui l'impressionnaient au plus haut point. Quand elle revint à Mayence, ses bonnes joues roses et toutes les histoires qu'elle avait à raconter consolèrent toute la famille de la tristesse de son absence.

Elle avait les plus beaux jouets : maison de poupées, comptoir de marchande, trottinette, traîneau et cerceau de bois, des livres et même des échasses. Mais, parfois, espiègle, elle descendait les deux étages à califourchon sur la rampe de l'escalier de marbre jusqu'à l'entrée de la maison, terrorisant sa mère. Et puis, ils déménagèrent à Weisenau dans un appartement, rue des Chatten, près des ateliers de construction navale.

Tante Gretel et son mari emménagèrent à Gonsenheim dans une jolie maison avec un grand jardin. Oncle Peter, camarade de guerre de Hans, vint habiter avec eux, car il avait tout perdu pendant la guerre.

Le jardin merveilleux de Tante Gretel était une suite de petits tableaux de contes fées.

Il y avait Blanche-Neige et les sept nains près d'un minuscule chalet illuminé de petites bougies à l'intérieur. Il fallait soulever le toit pour les allumer.

On y voyait les sept petits lits de bois. Plus loin, des grenouilles hilares autour d'un petit bassin d'eau avec des plantes aquatiques et un petit bateau à vapeur qui fonctionnait avec une pastille de combustible. Ailleurs encore, un petit palais de bois avec des princesses, des gnomes et des sorcières.

Une belle Lorelei peignait ses cheveux assise sur son rocher. La tante avait imaginé et construit avec son mari tous ces éléments de rêves enfantins pour le plaisir d'Annie.

Bien plus tard, les enfants d'Annie, après la guerre, en 1947, s'émerveilleront aussi des vestiges de ce jardin merveilleux...

 

* * * * * * * * * * 

 

(2) Le drame

Un soir, Marie-Elisabeth se plaignit d'avoir mal au ventre et de saigner souvent.

On fit venir le vieux médecin qui prescrivit quelques tisanes, mais le mal persistait et la jeune femme, de plus en plus pâle, s'affaiblissait de jour en jour.

L'ambiance devint triste à la maison.

« Ne fais pas de bruit, Maman est malade…, Mange ta soupe !, non, il n'y a rien d'autre !... »

Nicolas se mit à rentrer tard le soir, après de nombreuses parties d'échecs au petit café près du chantier naval. Souvent Annie vit sa mère essuyer des larmes furtives. Heureusement, tante Gretel venait souvent chercher l'enfant, l'emmenait au cours de danse, puis à Gonsenheim dans la maison avec le beau jardin, lui cuisinait des petits plats et la faisait rire.

Une nuit, Annie, fut réveillée par les cris de douleur de sa mère et le matin le docteur emmena Marie-Elisabeth à l'hôpital. Tante Gretel vint chercher l'enfant.

On était en 1922. La jeune femme fut opérée, mais à cette époque, les surinfections n'étaient pas rares. La fièvre enflammait ce corps fragile, la sueur mouillait les boucles d'or roux et elle était pitoyable dans sa chemise d'hôpital.

Un matin, on frappa à la porte de sa chambre. Une commère entra, s'approcha du lit où reposait l'opérée et lui dit : 

« Ach, Maria-Élisabeth, il faut que je te dise quelque chose… Ton mari a une amie qu'il voit tous les soirs au café du chantier naval. Elle n'a que dix-sept ans, mais elle sait ce qu'elle veut cette délurée. Elle lui a tourné la tête. Elle s'appelle Babette. »

Marie-Elisabeth ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle fit un geste de la main pour éloigner la mégère qui sortit à reculons. De grosses larmes roulaient à présent sur ses joues émaciées. Quand, un peu plus tard, Gretel arriva, cette dernière eut beaucoup de mal à apprendre ce qui s'était passé. Elle savait depuis longtemps que le mari de sa sœur avait une relation, mais elle n'avait pas voulu en parler pendant la maladie. Elle en voulait plus à Nicolas qu'à la jeune fille qui n'avait que 17 ans, encore une enfant. Jamais elle n'aurait pu imaginer qu'une méchante femme vint annoncer cela à la malade…

Les deux sœurs pleurèrent ensemble et Gretel essaya de la consoler en lui disant que Nicolas l'aimait, que ce n'était qu'une passade et que tout rentrerait dans l'ordre.

Quand, elle partit, Marie-Elisabeth semblait calme et lui adressa même un sourire.

Le lendemain, Annie qui dormait chez sa tante, fut réveillée par des voix en sanglots. Gretel vint la sortir de son petit lit, l'habiller, et en pleurant lui dit :

« Tu n'as plus de Maman ! »

Dans le  jardin, elle cueillit quelques roses jaunes et blanches, les mit dans la main de l'enfant ; puis, elles prirent le tramway pour l'hôpital.

Marie-Elisabeth avait arraché le drain de sa plaie et s'était laissé mourir. Une sorte de suicide en fait. Cela allait marquer à jamais l'enfant. Sa mère tant aimée l'avait abandonné d'une façon cruelle.

On rangea les jolies robes de dentelles et rubans dans des boites; on l'habilla de noir, elle ne retourna plus jamais aux cours de danse. Les adultes pleuraient, mais Annie ne voulait pas croire que sa Maman était partie pour toujours…

Assise dans un coin, avec sa poupée de chiffons, l'enfant chantait des berceuses, mais ne disait rien. On ne l'emmena pas à l'enterrement de sa mère pour l'épargner, mais personne ne s'occupait d'Annie puisqu'elle ne pleurait pas.

Gretel avait voulu prendre l'enfant chez elle, l'élever, mais Nicolas, jaloux, refusa.

Dans la famille, il y avait une vieille grand-mère, originaire de Mézières les Metz, veuve de guerre, qui avait élevé seule ses six enfants. Elle  habitait à Dillingen en Sarre et il lui demanda de venir chercher l'enfant.

Quand la vieille femme vint prendre Annie, elle ne pleurait toujours pas. La petite fille demanda juste à emmener sa poupée de chiffons, car on ne pouvait pas emmener beaucoup de bagages. En quelques jours, la jeunesse dorée de l'enfant avait pris fin.

La vieille femme et l'enfant montèrent dans le train à vapeur qui les emmenait loin de Mayence et du Rhin.

 

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Pendant trois ans, elle allait vivre chichement avec cette grand-mère qui confectionnait des pulls sur sa machine à tricoter pour vivre. Une petite maison de pierre et bois, près de la cathédrale, avec deux chambres et une cuisine. Un poêle à bois, une grosse cuisinière blanche à tiroirs, avec l'eau qui chauffait sur le réservoir de côté, un four pour les gâteaux.

Femme autoritaire, mais juste, elle n'avait pas beaucoup de temps pour les câlineries, mais elle lui témoignait une tendresse profonde. Elle appelait l'enfant Annie, comme l'avait souhaité sa mère, la tenait propre et lui cuisinait des plats solides pour faire grossir la petite maigrichonne de la grande ville.

Le dimanche matin, elles allaient à la cathédrale, l'après-midi, elles se promenaient dans les bois, cueillant myrtilles, mûres, pommes sauvages ou champignons selon la saison.

Annie était devenue une enfant calme, docile et réservée.

Au fil des fêtes de l'année, la vieille femme lui confectionnait quelques gâteries, les gâteaux de Saint Nicolas et Noël, les beignets de carnaval, les œufs de Pâques, les tartes aux quetsches ou au « streusel ».

Annie travaillait très bien à l'école et, parfois, la grand-mère achetait au marchand ambulant pour quelque sous, une partition de musique. Elle sortait alors son accordéon de l'armoire, et, ensemble, elles chantaient les ritournelles à la mode…

Les années passaient et l'enfant avait trouvé un certain bonheur et surtout son équilibre.

Parfois une carte postale de Tante Gretel, avec des enluminures de fleurs brillantes qui sentaient bon, ou bien de son père quelques mots laconiques. Mais le courrier était rare et cela était mieux ainsi disait la grand-mère.

1925. Le monde bascule à nouveau pour l'enfant. Nicolas, son père, se manifeste. Après que les commérages aient cessé, il a finalement épousé la jeune Babette, cause du suicide de sa mère.

La jeune femme a vingt ans et attend un enfant. Certainement pleine de bons sentiments, peut-être aussi poussée par le remords, elle veut créer une nouvelle famille avec Annie qui vient d'avoir dix ans. Persuadés que leur démarche serait une bonne surprise pour la petite fille, le père et sa nouvelle femme partirent en Sarre la chercher.

En fait, pour la grand-mère et Annie, c'est l'horreur ! Ils viennent arracher l'enfant à son bonheur tranquille, briser les liens de tendresse, l'enlever à ses amies d'école, détruire cet équilibre reconstruit. Ils emmènent de force Annie, en pleurs, accrochée aux jupes de la grand-mère effondrée. Et, dans le train à vapeur qui les emmène à Mayence, ils lui disent qu'elle est ingrate, qu'elle est méchante car ils se donnent du mal pour qu'elle rentre à la maison vivre avec sa famille.

Une petite fille, Lisel, naît et bien sûr la mère s'occupe essentiellement du bébé.

Annie sait ce qui s'est passé autrefois, que cette femme est en partie responsable de la mort de sa mère, de son malheur, de l'avoir arrachée du havre de tendresse de la grand-mère.

Une colère, une rage intense habite le cœur de l'enfant. Elle se conduit d'une manière désagréable vis à vis de sa belle-mère qui finit par l'ignorer, puis se révèle une marâtre.

En effet, Babette, trop jeune, ne comprend pas les réactions d'Annie. Le père est occupé par son travail, la politique et les tournois de jeux d'échecs. Il ne souhaite pas entendre les pleurs du bébé ni les disputes fréquentes entre sa nouvelle épouse et sa fille.

Annie se plonge éperdument dans l'étude et le sport. Elle est la meilleure élève de l'école et, après le certificat, la maîtresse demande aux parents de la laisser faire des études supérieures.

Mais le père refuse et l'adolescente fait un apprentissage de mercière dans le grand magasin Leonhard Tietz à Mayence. Elle apprend les différences entre les fils de coton perlé, mercerisé, les bobines de marque DM, les épaisseurs de laine, les aiguilles à tricoter, à coudre, à broder, les œufs en bois pour raccommoder, la passementerie, les galons, les rubans, les doublures, les patrons, les petites scies à découper les modèles, les dés, les écheveaux et tant d'autre choses. Toute sa vie, elle aimera les travaux d'aiguilles.

La marâtre prend le petit salaire d'Annie pour la participation aux frais de la famille, mais fait une grande différence entre les deux enfants. Le matin, Lisel reçoit un sou pour un petit pain au lait à l'école, mais Annie n'a droit à rien, jamais, même pas les trois sous pour prendre le tramway pour aller voir Tante Gretel.

L'atmosphère est lourde à la maison. Le dimanche, elle va rejoindre ses amies au bord du Rhin, au « Katzenloch » (Trou du chat), dans la verdure et part à la chasse aux bestioles.

L'adolescente s'amuse à faire enrager sa marâtre en lâchant des couleuvres, plein d'escargots ou encore des hannetons  ou des crapauds dans la chambre des parents provoquant des cris de terreur ou de dégoût.

Heureusement, le sport est un dérivatif. La jeune fille est une formidable nageuse.

Elle traverse régulièrement le Rhin, fait des parcours de natation de plus de quatre kilomètres, s'amuse à plonger sous les péniches pour ressortir de l'autre côté. Malheureusement, un jour, il y eut un drame.

Un dimanche après-midi, au bord du fleuve, Annie et ses amis riaient en se lançant des défis. Qui nage le plus loin ? Le plus longtemps ? Hans, un jeune homme de dix-huit ans voulut montrer une de ses prouesses : traverser le Rhin en nageant sous une péniche qui passait. Il n'en ressortit jamais. Tous se firent des reproches pour leurs paris stupides et la tristesse s'installa dans leur jeunesse.

A Mayence, le grand magasin Tietz appartient à des juifs et l'antisémitisme monte. Dans les rues, les incidents s'aggravent ; le climat politique devient angoissant.

A la maison, la situation familiale est complètement dégradée et après de longues discussions, on la laisse enfin quitter Mayence pour rejoindre la grand-mère en Sarre.

Une petite valise de carton, avec quelques vêtements, des photos de sa mère, juste l'argent nécessaire pour payer le billet de train, elle quitte Mayence.

Elle ne retournera pas avant longtemps au bord du Rhin et sa vie sera marquée par les éternelles valises, plus tard par les cantines militaires lors des nombreux déménagements.

En 1935, en arrivant à Dillingen, elle retrouve les odeurs, les poussières, l'environnement gris de la « Dillinger Hütte », l'usine sidérurgique, alimentée par la petite rivière Prims.

Presque tous les gens travaillent dans cette aciérie, construite en 1685 sur les ordres de Louis XIV. Il y règne une ambiance chaleureuse basée sur l'entraide.

Tout le monde se lève tôt, effectue un dur labeur, puis rentre s'occuper de la chèvre, des poules et des lapins, du petit jardin que chaque maison de l'usine possède.

Annie est folle de joie de retrouver la grand-mère. On lui trouve un petit travail  et elle reprend la vie simple et heureuse.

Mais, le climat politique devient de plus en plus menaçant, Hitler monte au pouvoir.

Les juifs sont harcelés, il y a de plus en plus de violence et Annie ne veut surtout pas rester dans cette ambiance qui devient nazi.

Elle décide de suivre des cours de français et forge un plan pour aller en France, pays des ancêtres de son père. Elle se coud de jolies robes brodées, se tricote des pulls ornés de fleurs et d'animaux au point de jacquard, et se taille dans des bouts de feutre des petits chapeaux, des bibis, décorés de dentelle de fruits et de feuillages.

Avant d'aller aux cours, elle chauffe le fer à friser sur la vieille cuisinière pour se faire des bouclettes. Et puis, toute pimpante, elle part au vieux château de Dillingen apprendre le français.

Le Land de la Sarre a toujours eu une vie européenne avant l'heure, tour à tour française ou allemande. Jusqu'en 1935, c'est le territoire du bassin de la Sarre selon le traité de Versailles.

Les populations ont des liens franco-allemands dans de nombreuses familles, comme la plupart des  Lorrains à cheval sur la frontière.

Mêmes les villes changent de noms suivant les frontières qui bougent.

Sarreguemines vient de « Saargemünd », qui veut dire « estuaire de la Sarre », car la rivière Blies s'y jette. Saarlouis est la ville de Louis XIV. On peut encore y visiter les fortifications de Vauban, architecte français. Des villes à cheval sur les frontières se nomment Grossrosseln et Petite Rosselle ou encore Grossbliederstroff ou Kleinbliederstroff de part et d'autre. Nied allemande ou Nied française pour la même rivière. D'autres gardent leurs noms allemands, même si elles sont en France, comme Schoeneck (Beau coin) ou Neunkirchen (Sept Eglises).

La ville de Dillingen est française de 1391 à 1813, son château a été construit par le Duc de Lorraine vers 1395. Tour à tour, Duché de Lorraine, Royaume de France, République française en 1792 puis empire français jusqu'en 1813.

Ensuite, la ville devient allemande jusqu'en 1920 où elle devient Territoire du Bassin de la Sarre. A présent, elle est  à nouveau allemande.

Annie, durant les cours à Dillingen, a rencontré un beau jeune homme brun aux yeux noisette. Il s'appelle Daniel Grandmontagne, ou Grand-Montagne selon les arbres généalogiques. Lui aussi veut rejoindre la France et souhaite s'engager dans la cavalerie.

Les deux tourtereaux, moitié français, moitié allemands, se trouvent beaucoup de points communs.

 

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Avides de découvrir le monde, courageux, fiers et plein d'élan, ils se promènent après les cours le long de la rivière Prims. Ils se prêtent le peu de livres en français qu'ils possèdent. Ils aiment particulièrement l'histoire de Till Eulenspiegel, dont les pages jaunies racontent les aventures au moyen-âge.

L'histoire de Claes, le père flamand, brûlé injustement sur un bûcher qui va déterminer la vie de Till : le sachet qu'il porte autour du cou avec les cendres de son père, le rôtisseur qui lui reproche de manger son pain avec l'odeur du cochon rôti et qu'il paiera avec le bruit du sou qu'il laisse tomber sur le sol.

Ils savent que l'avenir est incertain, que chacun d'eux va partir vers des horizons différents, mais ils sont heureux. Auront-ils l'occasion de se revoir ? A suivre

 

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25/11/2021
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Oncle Joe raconte : Le Big Bang !

(1) Excursion à la Saarschleife

Je ne me souviens plus de l'année... C'était en 1955 ou 1956, et nous avions organisé avec Roger Ducroux de la CIMADE une excursion au nord de la Sarre, près de la ville de Mettlach (environ à 45 kilomètres de Schoeneck) là où le fleuve Sarre fait un virage à 360 degrés... Cet endroit s'appelle "La Saarschleife", et, à l’époque c’était déjà une grande attraction touristique car il y avait également à cet endroit un terrain de camping où nous avions prévus de rester pendant une semaine.

 

 

Il y avait une vingtaine de participants au départ, mais quelques-uns se sont désistés et nous n'étions plus que 12 à faire ce voyage à vélo, soit 8 hommes et 4 femmes.

Pour arriver au but fixé, il fallait compter environ 3 heures de route et il y eut quelques arrêts imprévus pour cause de crevaison, mais dans l'ensemble nous avons passé un bon moment à traverser les villes et villages de cette région vallonnée si pittoresque…

Notre groupe était composé des personnes suivantes :

Roger Ducroux, Helmut, Paul Lay, Roos,  Henry et Roger Schoumer, Pepe Gamella et moi. Du côté des filles il y avait Betty, Edith (l’épouse de Roger Ducroux), Gisella et Klara.

Roger Ducroux avait loué tout le matériel de camping à la mine au Puits Simon et nous avions de ce fait tout le nécessaire pour passer une semaine de camping dans les meilleures conditions. Nous étions équipés de deux tentes pour les filles et de 4 tentes pour les garçons ainsi que de plusieurs matelas pneumatiques, de sacs de couchage et de diverses marmites et casseroles.

Le départ s’est fait en deux groupes. Quatre d'entre nous, Helmut, Paul, Roos et moi, sommes partis environ 5 heures avant les autres car notre tâche consistait à monter les tentes sur le terrain de camping.

Quand nous sommes arrivés, le camping était déjà relativement plein et il ne restait plus de place assez grande pour monter nos 6 tentes au même endroit. La seule possibilité était de s’installer sur la rive de l'autre côté de la Sarre car, à cet endroit il n’y avait que 4 tentes déjà montées.

Pour aller de l'autre côté du fleuve, il fallait prendre un petit ferry qui coutait 10 francs par personne et par traversée.

 

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Ce ferry n'était pas très fiable car il y a toujours des temps d'attente mais c’était la seule solution pour pouvoir monter nos tentes au même endroit.

Nous nous mîmes aussitôt au travail et vers 13 heures, tout était en place et nous étions fins prêts pour accueillir le deuxième groupe qui arriva environ 2 heures plus tard…

Nous avons bien profité de cette belle semaine de camping en faisant de petites escalades dans les rochers, de nombreuses promenades dans les superbes sites alentours ainsi que de longues baignades dans la Sarre dont l’eau était, à mon grand étonnement, très propre à cet endroit.

Nous avons également fait quelques tentatives de pêche et, dans l’ensemble, nous avons passé une excellente et inoubliable semaine de plaisirs partagés.

Les filles parlaient déjà d'une autre sortie camping mais malheureusement elle n’eût jamais lieu, probablement à cause des horaires de travail à la mine et de l’intérêt pour ces longues virées qui s’estompait au fil des mois.

Nous avons toutefois continué à faire de courtes sorties lors de certains Weekends en partant tôt le matin pour rentrer le soir vers 22 ou 23 heures et, si ces sorties restaient très agréables, elles nécessitaient toujours beaucoup d’énergie et de pédalage !

Au fur et à mesure que le temps passait, nos excursions à vélo devenaient de moins en moins nombreuses car nous découvrions de nouveaux centres d’intérêts principalement chez les jeunes filles que nous courtisions avec plaisir. Puis, au fur et à mesure que le temps passait, les familles déménageaient et s’éparpillaient, les ami(e)s se perdaient petit à petit de vue et ne restaient plus que les souvenirs de ces années d’insouciance et d’amusement.

Avec le groupe de la Ferme puis avec celui de Behren, nous avons encore fait deux sorties, non pas à vélo mais cette fois en Vespa.

Une première fois à la mi-avril 1957 à Gérardmer lors de la Fête des Jonquilles où nous avons séjourné à l’hôtel car il faisait trop froid pour camper et une deuxième fois, la même année, pour visiter le Camp de Concentration du Struthof en Alsace, cruel rappel de l'Allemagne nazie et de la 2ème guerre mondiale.

 

 

Lors de cette dernière sortie, nous avons fait un arrêt à Dabo et avons gravi toutes les marches menant jusqu’à la fameuse Chapelle Saint Léon construite sur le rocher dans les années 1800.

On imagine le travail éreintant que cela représentait pour les ouvriers chargés de monter toutes ces pierres là-haut sans l'équipement d'aujourd'hui !

Nous avions encore en projet un voyage à Verdun pour visiter le mémorial de la première Guerre Mondiale mais désolé de dire, nous ne l’avons jamais fait et je le regrette car j'ai vécu en France pendant toutes ces années et je n'ai malheureusement pas su prendre le temps de visiter ce haut lieu de mémoire...

Voilà chers amis, aujourd’hui, je suis à un âge avancé et il n'est plus question pour moi de participer à des voyages organisés et, comme on le dit si bien :

Toutes les bonnes choses ont une fin !

 

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(2) Le Big Bang

Notre ami Helmut était allemand et avait quelques amis à Klarenthal, un village sarrois situé de l’autre coté de la frontière. Il avait organisé avec eux une rencontre de Football, ou plutôt un match international France/Allemagne qui devait se dérouler à Schoeneck au stade du village…

Le match était prévu pour la fin de l’après-midi et, vers 13 heures, Roger et Dietmar vinrent chez moi. Nous décidâmes d'aller chez Paul et Roos pour aller tous ensemble récupérer Helmut.

Lorsque nous arrivâmes devant chez Helmut, ce dernier, ne répondant pas à nos appels et coups de sifflets habituels, nous contournâmes la baraque (Helmut habitait du coté B) et, arrivés devant l’escalier nous entendîmes quelques bribes de conversations venant de l’intérieur du cagibi…

Nous reconnûmes aussitôt les voix de Helmut, de son frère Werner et celle de Krieger. Nos amis semblaient concentrés sur une tâche et ce n’est qu’une fois arrivé en haut de l’escalier que nous vîmes ce qu’ils étaient en train de bricoler…

Dans le cagibi, Werner et Krieger étaient affairés autour d’une petite table équipée d’un énorme étau. Etalés sur la table, une demi douzaine de balles de fusil mitrailleur que Werner et Krieger avaient trouvé dans les forêts aux alentours car, dans ces années là, on trouvait encore facilement de vieilles munitions datant de la guerre 39-45.

Une des balles était enserrée dans les mâchoires de l’étau et Krieger, muni d’un pince, essayait de désolidariser la balle proprement dite de la douille en cuivre…

A terre, à coté de la table, traînaient plusieurs douilles vides ainsi qu’une bouteille de lait avec, au fond, de la poudre extraite de ces mêmes balles… 

Pendant que Helmut était parti chercher ses chaussures de Foot, Roos demanda à Werner ce qu’ils étaient en train de manigancer...

- On récupère la poudre de ces grosses balles pour en faire des pétards « fabrication maison » pour la prochaine fête du 14 juillet… Comme vous le savez tous, ceux vendus à Forbach chez Duroch ne sont pas aussi gros et relativement chers, et quand ils explosent, le bruit n’est pas aussi fort que le sera celui des nôtres !

Dietmar prit un air dubitatif et répondit :

- Mais ils pourraient vous exploser à la figure, vous blesser ou peut-être même vous tuer, ça pourrait être dangereux non ?

- Nein, Nein,, t’inquiètes pas, nous savons ce que nous faisons… En enlevant simplement la balle en plomb du haut de la cartouche, il n’y a aucun danger… Pour que la balle explose il faudrait faire la chose suivante...

La balle était toujours enserrée dans les mâchoires de l’étau, et, joignant le geste à la parole, Werner se saisit d’un marteau et tapota l’amorce de la balle…

Tout ce que nous entendîmes fut une énorme explosion et le cagibi fut aussitôt envahi par une épaisse fumée… Je ne sais plus comment nous avons réussi à quitter l’endroit et dévaler les marches mais nous nous retrouvâmes en un clin d’œil au bas de l’escalier ! Seuls manquaient à l’appel, Werner et Krieger…

Après quelques secondes, Werner apparut en haut de l’escalier, un sourire un peu crispé sur le visage, et nous dit :

- Voilà les gars, maintenant vous savez à quel moment la balle peut exploser !

Une fois la fumée dissipée nous retournâmes ensemble dans le cagibi…

La table avec l’étau était toujours debout mais la cloison en bois, face à la table, celle qui donnait sur la cuisine des Minke était trouée à l’endroit où la balle avait frappée. Fort heureusement, la cuisinière émaillée, achetée quelques mois plus tôt avait été installée juste derrière la cloison et avait de ce fait arrêté la trajectoire du projectile…

Je frissonnais à l’idée que la table avec l’étau auraient pu être tournés dans l’autre sens… Dieu seul sait quel drame aurait pu se produire car dans ce logement vivait une famille avec des enfants en bas âge... ! 

Sur le moment, on n’a pas eu vent de la réaction de Madame Minke et, après cet incident, Werner n’en a plus parlé…

Puis vint le fameux 14 juillet. Werner avait récupéré la poudre restante et fabriqué quelques uns de ces super pétards dont on entendait effectivement les explosions à plus d’un kilomètres… Ce n’est que quelques jours plus tard que Helmut nous confia que Werner continuait à rembourser la nouvelle cuisinière de sa mère et que finalement les pétards fabrication maison lui avaient coûté 1000 fois plus cher que ceux qu’ils auraient pu acheter chez Duroch... 

Malgré cet intermède explosif, nous avons quand même disputé notre match international ce jour là et l’équipe allemande a brillamment battu la France par 5 buts à 3…  S’il est vrai qu’on ne peux pas gagner à tous les coups, il faut tout de même rester honnête et savoir dire les choses telles qu’elles sont, notre équipe a rarement gagné un de ces matchs internationaux !

Nous aurions peut-être mieux fait de changer le nom de notre fameuse Equipe de France en équipe des Nations-Unies, car finalement, au vu de la vingtaine de nationalités des habitants de l’endroit, le terme aurait été bien plus approprié pour les joueurs de foot de cette bonne vieille Ferme de Schoeneck...

 

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14/11/2021
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Initiatives citoyennes

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Les Éoliennes allemandes près du lotissement

Ferme de Schoeneck ont finalement été autorisées !

Plus d'infos : CLIQUEZ ICI

 

A titre d'information, ci-dessous une vidéo mise en ligne par l'association 'Contribuables associés' qui présente le projet d'une société allemande (Duno Air ?) prévu dans le pays de Nemours et le combat des élus et des citoyens pour contrer cette initiative :

 


 

 Et voici ce qui nous attend :

 


 


 

Fabien Bouglé, lanceur d’alerte écologiste, auteur de "Éoliennes, la face noire de la transition écologique" aux Editions du Rocher est l'invité d'André Bercoff sur Sud Radio !

Un témoignage incroyable à écouter jusqu'au bout ! 

 

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→ Prise de position par rapport aux éoliennes du parti CDU Klarenthal CLIQUEZ ICI
→ Fermeture de la frontière à Schoeneck à partir du 21/09/20 pour travaux.
Pour accéder au communiqué officiel CLIQUEZ ICI 
→ Pour Accéder au dossier complet de consultation publique déposé en préfecture de Moselle  CLIQUEZ ICI 

→ Pour signer la pétition en ligne CLIQUEZ ICI

→ Pour visualiser la pétition envoyée par le groupe d''initiative citoyenne de Gersweiler-Klarenthal CLIQUEZ ICI(Transmis par M. Patrick Pierre)

 Pour voir le reportage réalisé par la télé allemande (S.R.) chez les riverains à Klarenthal et à Schoeneck CLIQUEZ ICI (début à 12'24)

→ Pour lire l'article paru dans le R.L. CLIQUEZ ICI

→ Pour lire l'article paru dans le journal allemand S.Z.  CLIQUEZ ICI

→ Pour lire l'article paru dans Saarnews CLIQUEZ ICI

 

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Traduction française :

 

Cher CDU (parti démocrate-chrétien allemand) de Klarenthal, s’il vous plaît, n’oubliez pas qu’à Schoeneck et à Klarenthal vivent des êtres humains et pensez à la faune et à la flore présents dans cette merveilleuse forêt. Nous ne soutiendrons jamais cette folie !

Une éolienne de 250 mètres est la plus haute au monde et nous n’avons à ce jour aucune expérience avec ce type de générateur. S’agit-il uniquement pour cette société de Trèves de se profiler, de faire de se faire connaître et de faire de l’argent ?

S’il vous plaît, soyez chrétiens et pensez à vos concitoyens !

Je m’enchaînerai plutôt à un arbre plutôt que de subir cette folie et je recherche des personnes prêtes à me soutenir !

 

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Sondage paru dans le Figaro du 30 juillet 2020 (65819 votants) :

Faut-il continuer à développer l’éolien ?

OUI : 31,6 %

NON : 68,44 % 

 

«Vent de colère contre l’éolien» par Sébastien SORIANO

C’est l’un des plus beaux paysages au monde. À quelques kilomètres d’Aix-en-Provence,la montagne Sainte-Victoire, peinte des dizaines de fois par Cézanne, éblouit chaque année plus d’un million de visiteurs. Mais ce site unique est sur le point d’être irrémédiablement défiguré: 22 éoliennes de 125 mètres de haut crèveront bientôt le point de vue sur la merveille. Malgré les nombreux recours et les protestations, des opérateurs privés conduisent le chantier à marche forcée. Et ce n’est pas un cas isolé: les paysages français se couvrent chaque semaine de nouvelles éoliennes, le parc actuel (8000 machines) devant plus que doubler de taille d’ici à 2028.

Emmanuel Macron avait pourtant admis, au début de l’année, que «le consensus sur l’éolien est en train de nettement s’affaiblir» face aux levées de boucliers des défenseurs du patrimoine et des paysages, mais l’État n’en a pas moins décidé d’accélérer, en catimini (profitant du confinement), le développement de ce mode d’énergie.

La situation est d’autant plus ubuesque que la montée en puissance de l’éolien, supposé être un mode d’énergie peu producteur de CO2, est concomitante avec la décroissance d’une énergie qui en émet encore moins, à savoir le nucléaire.

Le mois dernier, contre toute logique, l’État a ainsi fermé la centrale de Fessenheim, alors même que la très rigoureuse Autorité de sûreté nucléaire assurait qu’elle ne présentait aucun danger. Mais il fallait donner des gages aux écologistes, qui réclament à cor et à cri le développement des énergies renouvelables. Ceux-là mêmes qui feignent d’ignorer que les éoliennes ne produisent de l’électricité que par intermittence, quand il y a du vent. Le reste du temps, on est bien content de compter sur le nucléaire (tant qu’il y en a) ou sur le gaz et le charbon (comme en Allemagne). Ainsi, rien que pour garantir la même puissance disponible d’électricité que celle assurée par Fessenheim avant sa mise à l’arrêt, il faudrait 4000 éoliennes! Une pure illusion.

Nouveaux moulins à vent

Nos nouveaux moulins à vent, s’ils représentent une agression environnementale inouïe et un contresens énergétique, font en tout cas la fortune de leurs promoteurs.

On vient d’apprendre que l’État allait verser, en 2020, aux opérateurs d’énergies renouvelables électriques près de 6 milliards d’euros, l’électricité produite par les panneaux solaires et les éoliennes bénéficiant d’un prix de rachat garanti. Et qui va financer ce pactole? Nous, bien sûr, par nos impôts et une discrète taxe prélevée sur chaque facture EDF (la «contribution au service public de l’électricité»).

Dans une lettre envoyée cette semaine au président de la République, 11 acteurs majeurs du patrimoine, emmenés par Stéphane Bern, rappellent que d’autres pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou l’Espagne ont interrompu les systèmes d’aide en vigueur pour l’éolien terrestre, interrompant ainsi sa prolifération. Pourquoi la France n’en fait-elle pas autant?

Éoliennes: les opposants durcissent leur combat

Les associations et les élus qui dénoncent l’implantation «excessive» de champs d’éoliennes en France ont décidé de se regrouper pour porter leurs dossiers en justice et gagner en visibilité.

Au lieu d’agir en ordre dispersé, elles font front commun. Dans leur combat contre les éoliennes qui, selon elles, défigurent en France nos paysages, des associations ont décidé de s’unir pour attaquer. Cette première démonstration de force est survenue le mois dernier. À la place de quelques bénévoles saisissant habituellement la justice, ce sont cette fois 165 associations qui ont ensemble déposé un recours. Toutes s’en sont prises à un document de portée régionale visant la Nouvelle-Aquitaine et qui renferme d’inquiétants objectifs.

Le Sraddet - car c’est son nom - indique qu’il faudra d’ici à 2030 multiplier par 2,5 la puissance éolienne terrestre dans cette région, laquelle compte déjà 600 mâts. «Et on n’en veut pas davantage», indique Jean-Louis Butré, le président de la Fédération environnement durable (FED), qui annonce la couleur. «Comme chaque région va avoir un Sraddet, on attaquera dès qu’on le pourra ce document en nous rassemblant.» Les associations de la Bourgogne-Franche-Comté ont d’ailleurs déjà mis sabre au clair. «Dès que l’arrêté du préfet de région sera publié, on déposera un recours», avertit l’un des responsables, Michel de Broissia.

Cette stratégie de se regrouper, sans incidence sur les suites judiciaires des dossiers, permet ainsi à ces anti-éoliens d’être plus visibles sur la scène médiatique. «Car dire qu’on attaque un document régional, ça n’attire pas les foules, mais dire qu’il y a 165 associations frappant à la porte d’un tribunal, c’est plus porteur», signale-t-on à la FED, où l’on cherche justement à braquer les projecteurs sur ces schémas régionaux.

Étendard écologique

Selon Me Frédérique Cadro, spécialiste de la question, ces derniers n’ont rien d’inoffensifs. «Par exemple, les plans locaux d’urbanisme devront être compatibles avec leur contenu», dit-elle. «Ces documents sont un véritable ticket d’entrée dans chaque territoire pour tous les promoteurs d’éoliens, ajoute-t-elle. En cas de recours contre un projet, ces derniers pourront s’en prévaloir pour obtenir gain de cause devant les juges.» Or selon les associations, si ces feuilles de route sont appliquées à la lettre, ce sont des milliers de nouvelles éoliennes qui vont voir le jour en France. Après les régions du Nord qui affichent déjà complet, tout va dégringoler sur la tête des autres collectivités…

Pressentant alors que le rythme des batailles judiciaires ne va guère décroître, les associations se serrent les coudes. Leurs actions communes permettent également une répartition entre elles de frais juridiques, à chaque fois, élevés. «Il va falloir se battre, car Emmanuel Macron va faire de l’éolien l’étendard écologique qui lui permettra de gagner des voix pour la prochaine présidentielle», prédit Jean-Louis Butré. Les propos rassurants du chef de l’État en janvier dernier, sont donc, pour lui, de l’histoire ancienne. À l’occasion d’une table ronde sur l’écologie, Emmanuel Macron avait ainsi indiqué avoir pris conscience du rejet de l’éolien par la population. Le mois suivant, en février, Élisabeth Borne, qui était encore sa ministre de la Transition écologique, avait renchéri. Devant des sénateurs, elle avait même eu des paroles fortes parlant de «développement anarchique de l’éolien» ou encore «de saturation visuelle».

Mais ensuite, en avril, le gouvernement avait publié la programmation annuelle de l’énergie qui fixe des objectifs d’ici à 2028 et qui prévoit plus du doublement de la capacité d’éolien terrestre. Une douche froide pour les adversaires des énergies électriques intermittentes.

Face à une guerre judiciaire soutenue qui risque d’être engagée, les associations qui protègent le patrimoine ont décidé de rejoindre les rangs de ces kyrielles de structures locales qui défendent, elles, les intérêts des riverains. «Il faut faire cause commune, car il va y avoir trop de projets à combattre», estime Julien Lacaze, le président de Sites et Monuments. Pour la première fois, les principaux représentants de ces deux branches associatives ont en conséquence signé ensemble une lettre adressée au chef de l’État. Ensemble encore, ils ont été reçus à l’Élysée par des conseillers, le 9 juillet dernier. «On les a alertés de l’existence de vraies tensions en France provoquées par le rejet massif des éoliennes», signale Julien Lacaze. (c) Le Figaro, 30 Juillet 2020 

 

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Ci-dessous, l'intégrale du texte allemand paru dans le journal

Saarbrücker Zeitung (Merci à Patrick Pierre)

 
Klarenthal Das höchste Windrad des Landes (247 Meter) soll im Krughütter Wald zwischen Klarenthal und Schoeneck entstehen. Bei einer Versammlung machten Saarländer und Franzosen ihrem Ärger Luft.

Stattliche 247 Meter hoch soll eines der beiden Windräder im Krughütter Wald bei Kla­renthal werden. Es wäre damit das höchste von allen 202 Windrädern im Saarland. Die Saarbrücker Zeitung hat von den exakten Koordinaten des geplanten Windrades aus ein Foto geschossen, um die Dimension der Anlage zu verdeutlichen (Bild oben).

Die Entfernung zu den Häusern in Klarenthal auf der linken Seite beträgt 930 Meter. Das teilte der Projektierer, die Firma Duno Air aus Trier, mit. Die Häuser auf der rechten Seite gehören zum französischen Schoeneck und haben etwa die gleiche Entfernung zum größten der beiden geplanten Windräder.

Die Bundesregierung hat erst in diesem Jahr entschieden, dass Windräder mindestens 1000 Meter von Wohnhäusern entfernt stehen sollen. – Wieso machen Sie das bei uns trotzdem anders?“, fragte Anwohner Luitpold Rampeltshammer am Dienstag in der Mehrzweckhalle in Klarenthal und bekam von etwa 100 Gästen Applaus.

„Das ist kein Gesetz, das die Bundesregierung erlassen hat, sondern es sind Richtwerte“, antwortete Marc Wiemann von Duno Air. 

Bezirksbürgermeisterin Isolde Ries hatte zu der Informationsveranstaltung eingeladen.

Vor vier Jahren wurden drei geplante Windräder im Krughütter Wald nicht genehmigt. Jetzt gibt es einen neuen Antrag, über den in einem sogenannten vereinfachten Verfahren ohne Öffentlichkeitsbeteiligung entschieden wird.

Bürger aus Klarenthal, Gersweiler, aus anderen Teilen des Saarlandes und aus Frankreich kamen und machten ihrem Ärger Luft. „Ein Windrad von dieser Dimension wirft einen enormen Schatten, der sich negativ auf unsere Photovoltaikanlagen auswirken wird. Wir hätten damit einen echten wirtschaftlichen Schaden“, sagte Alfred Berlich aus der Straße Am Bruch. Edith Reichert, die stellvertretende Bürgermeisterin aus dem französischen Schoeneck, macht sich wie viele andere Bürger Sorgen wegen der Lautstärke der Windräder. Diese darf per Gesetz 35 Dezibel nicht überschreiten. Für viele Anwesenden sind selbst 35 Dezibel noch viel zu laut.

Joachim Sartorius vom Landesamt für Umwelt- und Arbeitsschutz (LUA) des Saarlandes hatte die Rolle des neutralen Erklärers. „35 Dezibel können nachts nerven wie ein alter brummender Kühlschrank. Aber 35 Dezibel sind die Vorgabe des Gesetzgebers, und daran haben wir uns bei der Prüfung zu halten“, erklärte Sartorius.

Auch die Umweltkomponente spielte eine große Rolle. Die Kraniche fliegen jedes Jahr zweimal über das Waldgebiet, und der Eingriff in die Natur zum Bau der Windräder sei eine Katastrophe, hieß es aus der Halle. Viele Lkw sollen täglich über die schmalen Feld- und Waldwege fahren. „Ein vereinfachtes Verfahren heißt nicht, dass wir es uns einfacher machen. Im Gegenteil: Wir werden alles bis ins Detail prüfen lassen“, sagte Sartorius.

In einer Studie hat der Regionalverband vor fünf Jahren festgelegt, wo Windräder aufgestellt werden können. Darunter fällt auch der Krughütter Wald. Dort, wo die Windräder hin sollen, gehört der Wald dem Stift St. Arnual, und das braucht Geld. „Vor einigen Jahrzehnten wurde bei uns festgelegt, dass die Einnahmen der Waldwirtschaft für Projekte des Stiftes genutzt werden sollen. Mittlerweile ist der Wald aber ein großer Kostenfaktor. Mit den Windrädern können wir wieder Geld verdienen“, sagte Rolf Kiderle, der Vorsitzende des Verwaltungsrates des Evangelischen Stiftes St. Arnual. Wie viel das Stift für die Verpachtung der Waldfläche bekommt, wurde der SZ nicht mitgeteilt. 

Das Stift stützt sich auf die Pläne des Regionalverbandes und hat das ganze Windräderprojekt offiziell ausgeschrieben. Duno Air hat den Zuschlag bekommen und setzt nun den Auftrag um. Allerdings wesentlich abgeklärter und wohl auch wasserdichter als noch vor vier Jahren.

Klar ist aber auch, dass die Bevölkerung und auch die lokale Politik den Kampf gegen die nächsten Windräder gerade erst aufgenommen haben. „Wir reden hier über einen historischen Waldbestand mit Buchen und Eichen im Alter von mehr als 130 Jahren, die abgeholzt werden sollen. Bei der Planung des Regionalverbandes vor vier Jahren war auch nie die Rede von 247 Metern Höhe. Der Eiffelturm ist ja nur 50 Meter höher. Ich bin auch gegen diese Windräder“, sagte Bezirksbürgermeisterin Isolde Ries.

Noch in diesem Jahr soll eine Entscheidung darüber fallen, ob die beiden Windräder im Krughütter Wald gebaut werden oder nicht. Dabei hat aber weder der Bezirksrat West noch der Saarbrücker Stadtrat ein Mitspracherecht. Das LUA entscheidet in diesem Fall alleine. Das teilte das LUA mit.

 
Voici la traduction succincte de cet article en français :
 

Klarenthal. L'éolienne la plus haute du pays (247 mètres) sera construite dans la forêt de Krughütte entre Klarenthal et Schoeneck. Les Sarrois et les Français ont fait part de leur colère lors d'une réunion.

L'une des deux éoliennes de la forêt de Krughütte aurait une hauteur impressionnante de 247 mètres. Ce serait la plus élevée des 202 éoliennes implantées à ce jour en Sarre. Le Saarbrücker Zeitung a pris une photo à partir des coordonnées exactes de l’endroit où serait installée cette éolienne.

La distance des maisons de Klarenthal sur la gauche est de 930 mètres. Cela a été annoncé par le planificateur du projet, la société Duno Air de Trèves. Les maisons sur la droite font partie du village français de Schoeneck et se situent à peu près à la même distance.

Le gouvernement fédéral a décidé cette année seulement que les éoliennes devraient être à au moins 1000 mètres des immeubles résidentiels.

- Pourquoi n’appliquez-vous pas cette même règle ici ? A questionné mardi le riverain Luitpold Rampeltshammer dans la salle polyvalente de Klarenthal sous les applaudissements d'une centaine d'invités.

- Ce n'est pas une loi que le gouvernement fédéral a promulguée, mais seulement des directives, a répondu Marc Wiemann de Duno Air.

C’est la maire du district Isolde Ries qui avait invité à cette réunion d'information.

Il y a quatre ans, le projet d’installation de trois éoliennes dans la forêt de Krughütte avait été rejeté. Une nouvelle demande dans une procédure dite simplifiée sans participation du public vient d’être déposée.

Des citoyens de Klarenthal, de Gersweiler, d'autres régions de la Sarre et de France sont venus et ont fait part de leur colère. «Une éolienne de cette taille jette une ombre énorme qui aura un impact négatif sur nos systèmes photovoltaïques et induira de réels dommages économiques », a déclaré Alfred Berlich d'Am Bruch. Edith Reichert, l'adjointe au maire de Schoeneck, en France, se dit préoccupée par le volume sonore des éoliennes comme beaucoup d'autres citoyens. Selon la loi, le niveau sonore ne peut dépasser 35 décibels ce qui est déjà beaucoup trop pour de nombreuses personnes présentes.

Joachim Sartorius, de l'Office national de l'environnement et de la sécurité au travail (LUA) de la Sarre, avait le rôle d’intervenant neutre.

- 35 décibels peuvent être gênant la nuit comme le ronronnement d’un vieux réfrigérateur. Mais 35 décibels correspondent au niveau légal et nous devons nous en tenir à cela lors des tests, a déclaré M. Sartorius.

La composante environnementale a également joué un rôle majeur. Les grues volent deux fois au-dessus de la zone forestière chaque année, et l'impact sur la nature de la construction des éoliennes est un désastre, a-t-il déclaré. De nombreux camions sont censés rouler chaque jour le long du champ étroit et des sentiers forestiers.

- Une procédure simplifiée ne signifie pas que nous nous facilitons la tâche, au contraire, nous ferons tout vérifier en détail, a déclaré M. Sartorius.

Dans une étude menée il y a cinq ans, l'association régionale a déterminé où les éoliennes pourraient être installées. Cela inclut également la forêt de Krughütte.

Là où les éoliennes sont censées être installées, la forêt appartient au monastère évangélique de Saint-Arnual, et cette dernière a besoin d’argent.

- Il y a quelques décennies, nous avons décidé que les revenus de la sylviculture devaient être utilisés pour les projets du monastère. Entre-temps, la forêt est devenue un facteur de coût majeur et nous pouvons à nouveau gagner de l'argent avec les éoliennes, a déclaré Rolf Kiderle, président du conseil d'administration du monastère évangélique de St. Arnual. Le journal n'a pas été informé du montant perçu pour la location de la zone forestière.

L'abbaye s’est basée sur les plans de l'association régionale et a officiellement soumissionné l'ensemble du projet éolien. Duno Air a remporté le contrat et exécute actuellement la commande apparemment beaucoup plus clarifié et probablement mieux ficelé qu'il y a quatre ans.

Mais il est également évident que la population et les politiciens locaux viennent tout juste de commencer la lutte contre l’implantation de ces futures éoliennes.

- Nous parlons d'une forêt historique avec des hêtres et des chênes vieux de plus de 130 ans et qui doivent être abattus. Lors de la planification de l'association régionale il y a quatre ans, il n'a jamais été fait mention d'une hauteur de 247 mètres. La tour Eiffel n'a que 50 mètres de plus ! Je suis également contre ces éoliennes, a déclaré Madame la maire Isolde Ries.

La décision de construire ou non dans la forêt de Krughütte ces deux éoliennes sera prise cette année. Cependant, ni le conseil du district ouest ni la mairie de Sarrebruck n'auront voix au chapitre, la LUA a annoncé qu'elle prendra seule la décision. 

 

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Appel voisins vigilants :

 

Bonsoir mesdames et messieurs,

Je me permets de vous informer d'un comportement suspect qui suscite mes inquiétudes.
En effet, le dimanche 19 juillet, aux alentours de 20h30 - 21h, un véhicule de marque Porsche 718 Boxster décapotable (capote de couleur noire), de couleur bleu marine avec des jantes noires immatriculée en Allemagne (VK : RH 88) avec deux occupants (un homme d'une cinquantaine d'années ainsi qu'une femme de type européen de l'est, habillée en survêtement de sport noir et rose, d'une trentaine d'années) s'est arrêtée dans la Rue Pasteur et plus particulièrement devant ma maison d'habitation.
La femme est sortie de la voiture à plusieurs reprises avec son smartphone en main et a fait, ce que je suspecte comme étant du repérage puisqu'elle prenait des photos de ma maison. Je suis sorti dans la rue et je suis resté attentif à ce qu'elle faisait, voyant que je la dérangeais, elle est retournée dans sa voiture, a fait demi-tour et est revenue devant ma maison en la filmant, avec un voile et des lunettes de soleil cette fois ci. 
J'ai essayé de les arrêter pour savoir ce qu'ils faisaient mais ils sont partis et je n'ai pas pu les rattraper. 
Mon voisin qui habite à deux maisons de chez moi (Monsieur M., rue pasteur) les a également vus à l'œuvre. 
La police allemande patrouillait dans la rue. Je me suis arrêté pour leur parler de ce problème (étant donné qu'il s'agit visiblement de ressortissants allemands) et ils m'ont effectivement affirmé qu'ils patrouillaient à Schoeneck parce qu'on leur signalait ce comportement plus que douteux et pour ces mêmes personnes.
La police française a été également prévenue et il faudra se diriger vers le commissariat de Forbach, le cas échéant, lorsqu'une tentative de cambriolage ou qu'un cambriolage intervient prochainement à Schoeneck.
Je compte sur votre vigilance accrue. Je reste à votre disposition pour davantage d'informations à ce sujet, même si je vous ai déjà donné l'ensemble des éléments qui étaient en ma possession. Bien cordialement, Q. B.

Merci de redoubler de vigilance et de signaler tout mouvement suspect directement à la police ou à l'un des référents 'Participation citoyenne' ci-dessous :

 

KIEFFER Eric 6 impasse des Hêtres 03.87.87.58.43 

BAUMEL Bernard 4 impasse des Platanes 03.87.87.58.86
PAWLAK Roger 30 D rue Clemenceau 03.87.88.52.39 
KRONENBERGER Marcel 34 rue Clemenceau 03.87.88.75.23
GORGES Jean-Pierre 38 rue Clemenceau 07.77.39.29.59
BOTZ Laurent 6 rue de Jurignac 06.62.98.13.33
SCHLESSMANN Karl Elias 6 rue de la Ferme 03.87.13.15.27
KASPRZAK Bernard 20 rue des Alouettes 03.87.85.25.72
BERRARD Jean-Claude 17 rue Pasteur 03.87.87.28.69
TORTOSA Jean 3 rue Pasteur 06.88.56.02.88 
GRUBEL Sabine 55 rue Pasteur 0049/1783500420 
FUNK Guy 65 rue Pasteur 03.87.85.98.62 
KIEFER Nathalie 187 rue Stéphanie 06.31.02.96.08 
MATHIEU Annie 202 rue Stéphanie 03.87.13.99.69 
MARQUIS Bernard 7 rue Balzac 06.10.85.44.56 
WISSEN Sébastien 5 rue du Général de Gaulle 06.01.04.93.00
 
Merci pour votre participation !
 
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La vitesse dans les rues du village

Il y a un peu plus d’un an nous avons parlé sur cette page du problème de la vitesse des automobiles dans la rue de la Tuilerie et son prolongement la rue de la Ferme.

De nombreux riverains s’étaient plaints de la vitesse à laquelle certains véhicules roulaient sur cette route pourtant limitée à 30 km/h. (voir les commentaires ci-dessous).

Nos lecteurs ont fait de nombreuses propositions à ce sujet (mise en sens unique de cette rue, ajout de ralentisseurs ou de chicanes, installation d’un radar etc…).

Nous avons fait remonter toutes ces infos et fait part du mécontentement des riverains et du danger pour la population que représntes ces ‘incivilités’ mais à ce jour aucune mesure n’a été prise et la situation n’a pas évolué, bien au contraire, on pourrait même dire que c’est pire qu’avant.

Ce phénomène n’est bien sûr pas spécifique à cette seule rue, il suffit de marcher le matin dans le village et d’observer les véhicules circulant dans la rue Victor Hugo pour se rendre compte que certains roulent à 80 km/h pour s’arrêter ensuite dans un crissement de frein devant la boulangerie afin d’acheter leur baguette de pain.

Il y a eu plusieurs accidents depuis, heureusement sans faire de victimes, mais statistiquement il y aura forcément à un moment ou à un autre des blessés voire des morts…

Faut-il se résigner et attendre qu’un drame se produise ?

Lancé à 70 ou 80 km/h, un véhicule ne laisse aucune chance, par exemple, à un enfant jouant ou traversant la route.

Bien sûr, les autorités ne peuvent être considérées comme seules responsables de cette situation, nous avons à ce stade une responsabilité collective et chacun d’entre nous devrait s’impliquer à son niveau pour rendre les rues de notre village plus sûres en commençant par changer ses habitudes de conduite.

A titre personnel et anecdotique, j’ai failli être ‘percuté’ plusieurs fois lors de mes promenades matinales alors que je traversais sagement et prudemment (!) le passage piétons situé entre les 2 boulangeries du village. Certains automobilistes, arrivant à grande vitesse de Forbach ou de Stiring, semblent totalement surpris de ‘tomber’ soudainement sur des ‘êtres humains’ en sortant de ce virage à vive allure… Et je ne parle même pas des nombreuses voitures qui ont carrément ‘tapé’ dans le muret séparant la route à cet endroit et de plusieurs ‘tôles froissées’ dans notre rue… On pourrait également rajouter le non-respect du Stop au bout de la rue de la Ferme, du non-contournement de certains giratoires jugés ‘superflus’ par des conducteurs pressés et du stationnement pour le moins anarchique de de nombreux véhicules dont les propriétaires semblent oublier que les trottoirs sont, par définition, réservés aux piétons…

Lorsque l’on traverse la frontière pour se rendre en Allemagne à Klarenthal ou à Gersweiler (situés à quelques kilomètres de notre village), la vitesse est également limitée à 30 km/h. La différence, c’est que régulièrement, la police fait des contrôles et les infractions sont systématiquement verbalisées à partir d’un dépassement de 5 km de la vitesse autorisée. Certains répondront que nous sommes en France et non en Allemagne, mais les vies humaines n’auraient-elles pas la même valeur des 2 côtés de la frontière ?

Alors, soyons réalistes, si le respect des 30 km/h semble être une utopie, nous serions déjà soulagés de voir certains véhicules lever le pied et rouler à 45 ou 50 km/h…

Dans un des commentaires au bas de cette page, parmi de nombreuses propositions, notre amie Chantal avait suggéré l’installation d’un radar factice...

Un des membres de notre Blog (Elias, également citoyen référant dans le cadre de l’opération Voisins Vigilants) et riverain de la rue de la Ferme depuis de nombreuses années, excédé par ces automobilistes qui mettent des vies humaines en danger, a eu le courage de mettre cette idée en pratique et a fabriqué de ses mains un très ressemblant ‘faux’ radar dissuasif qui trône depuis quelques jours dans son jardin…

Je ne sais pas si cette initiative perdurera et servira à ‘calmer’ quelques chauffards, mais elle accélérera peut-être la mise en place de mesures plus ‘officielles’.

Sinon, il nous reste toujours la solution de revêtir un gilet d’une couleur à définir et de manifester (sans faire de casse !) tous les Week-End pour être entendus…  

Bonne chance et à bon entendeur, salut !

 

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Le 'faux radar' installé dans le jardin d'Elias

 

Article paru le 14/06/2019 dans le Républicain lorrain

Un excès de vitesse toutes les minutes à Schœneck

Le 4 mars dernier, 224 excès de vitesse ont été enregistrés lors d’un contrôle de police, entre 15 h et 18 h, rue Victor-Hugo à Schœneck. Il s’agit de la rue qui rejoint l’ancienne douane. Le maire du village envisage des aménagements contre la vitesse et annonce d’autres opérations de contrôle.

Un triste record a été battu, le lundi 4 mars, à Schœneck.

Ce jour-là, lors d’une opération de contrôle de police, 224 excès de vitesse ont été enregistrés rue Victor-Hugo, en à peine trois heures, de 15 h à 18 h. Soit un peu plus d’une infraction par minute. La statistique a été dévoilée lors de la dernière réunion du conseil municipal.

La rue Victor-Hugo court du centre village à la frontière avec Sarrebruck Gersweiler.

La voie est limitée à 30 km/h.

« Un autre contrôle a été mené début mai mais nous n’avons pas encore les résultats.

Le nombre d’infractions aurait été similaire, voire un peu plus élevé. Les habitants de cette rue m’interpellent régulièrement sur la vitesse excessive.

On constate même des manœuvres de dépassements dangereux, alors que nous sommes au cœur du village.

Je demande aux usagers de la route d’être plus prudents dans la traversée de Schœneck », lance Gabriel Bastian, le maire.

Projets de chicanes et de feux comportementaux

La limitation de vitesse a déjà été abaissée au maximum pour plus de sécurité dans Schœneck.

« Hélas, la majorité des automobilistes ne respecte pas les 30 km/h. Nous envisageons d’installer des chicanes et des feux comportementaux.

La rue Victor-Hugo, qui a déjà été le théâtre de quelques accidents, n’est pas la seule concernée : ça roule vite aussi rue de Stiring-Wendel ou rue de la Ferme », constate le maire.

(c) Républicain Lorrain 2019

 

https://c.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2019/06/14/un-exces-de-vitesse-toutes-les-minutes-a-schoeneck


 
 

 

 

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06/11/2021
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Schoeneck : le village aujourd'hui

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25/10/2021 : Nicolas, le jardinier du village a, une fois de plus, fait preuve de beaucoup d’imagination et d’initiative en transformant le rond-point à l’entrée du village en un superbe décor ‘Halloween’… Un grand bravo pour le travail réalisé !

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15 janvier 2021 : Diaporama Schoeneck sous la neige.
 

15 juin 2020 : à l'occasion de la réouverture des frontières suite à la pandémie Covid19, France 24 a réalisé un reportage animé par François Picard et Melinda Crane depuis notre village. Vous pourrez visionner ci-dessous l'intégralité de cette émission.
 
   
 
Le 'Making of' du reportage France 24 
 
Schoeneck, données administratives :
Maire : Gabriel Bastian
BP70604  - 57605 Schoeneck 
Tél. 03 87 87 60 48   Fax : 03 87 84 18 08
Peuplé d'environ 3000 habitants, le village de Schoeneck est situé dans l'arrondissement de Forbach et le canton de Stiring-Wendel
Son point culminant se situe à 280 mètres au dessus du niveau de la mer. Situé à cheval sur la frontière franco-allemande, Schoeneck a également connu dans les dernières années une croissance exceptionnelle due aux lotissements du quartier Stéphanie et de la ferme de Schoeneck. Tout comme à Spicheren, de nombreux Allemands ont élu domicile dans ce village réputé pour sa tranquillité et sa qualité de vie. La commune de Schoeneck bénéficie de l'autonomie administrative depuis le 1er mai 1927; auparavant, elle était rattachée à la ville voisine de Forbach
La commune dispose d'un groupe scolaire primaire à six classes, d'une école maternelle, d'un lycée technique régional à filière électronique (BEP-BAC-BTS) ainsi que d’un centre de Formation continue pour Adultes (GRETA). 
Doté d'équipements sportifs, culturels et médico-sociaux, Schoeneck possède également une zone industrielle de 20 hectares entièrement viabilisée bénéficiant de la proximité de la gare SNCF de Forbach (fret et passager).
Le centre Administratif du village comprend la Mairie, la Poste, les services municipaux ainsi que la Régie Municipale d’électricité et de Télédistribution.
 

 
Quelques infos complémentaires :
- L'altitude de la mairie de Schœneck est de 240 mètres environ. 
- L'altitude minimum et maximum de Schœneck sont respectivements de 207 m et 281 m. 
- La superficie de Schœneck est de 4.06 km ² soit 406 hectares. 
- La latitude de Schœneck est de 49.22 degrés Nord et la longitude de Schœneck est de 6.924 degrés Est. 
- Les coordonnées géographiques de Schœneck en Degré Minute Seconde calculées dans le système géodésique WGS84 sont 49° 13' 11'' de latitude Nord et 06° 55' 26'' de longitude Est. 
- Les coordonnées géographiques de Schœneck en Lambert 93 du chef-lieu en hectomètres sont:  X = 9 858 hectomètres  Y = 69 093 hectomètres 
- Les villes et villages proches de Schœneck sont :  Stiring-Wendel (57)  à 1.95 km de Schœneck, Forbach (57)  à 3.98 km de Schœneck, Spicheren (57)  à 4.47 km de Schœneck, Petite-Rosselle (57)  à 5.00 km de Schœneck, Etzling (57)  à 5.43 km de Schœneck.
 
 Pour lire les derniers bulletins municipaux et suivre l'actualité de la commune
Cliquez sur le bandeau du nouveau site officiel ci-dessous :
 
 
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Plan interactif de Schoeneck
 

 

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25/10/2021
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