NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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Ecole primaire de Schoeneck 1954...

Cela fait du bien de se tourner de temps en temps vers ses souvenirs et de revoir avec nostalgie ses premières rentrées scolaires, son premier instituteur ou le tableau noir sur lequel nous apprenions à tracer d'une main hésitante les lettres de l'alphabet.

Qu'il est doux de revoir le bureau du maître ou de la maîtresse où nous avons récité d'une voix mal assurée nos premiers poèmes…

Souvenez-vous de ces lourds cartables en cuir, souvent déjà usés par les grands frères ou sœurs, des livres de lecture avec Jeannot et Jeannette, du livre de calcul aux problèmes illustrés, des cahiers du jour aux pages décorées de frises colorées, de la trousse qui sentait bon le cuir, du plumier, de l'ardoise et de la boîte de plumes Sergent Major...
Il reste, gravées au fond de nos mémoires, des images qui nous rappellent les bons (et parfois les mauvais !) moments passés à user nos fonds de culottes sur les bancs d'école...
Vous rappelez vous de ces interminables parties de billes dans la cour de l'école à l'ombre des majestueux marronniers ? Et le tableau sur lequel était écrit en lettres rondes la maxime du jour qui devenait ensuite le sujet de la leçon de morale quotidienne… L'auriez vous oublié ?
Encore aujourd'hui, il m'arrive de 'sentir' l'odeur douceâtre de craie et d'encre qui flottait dans les salles de classe et je revois, comme dans un vieux film, mes camarades courbés sur leurs pupitres en bois, s'appliquant consciencieusement à remplir une page d'écriture à l'encre violette en tirant la langue ou en pinçant les lèvres... C. Keller

 

→ Téléchargez la liste des familles et des élèves (garçons) de la Ferme en cliquant ICI

 

Diaporama école primaire de Schoeneck

 


 

Le certificat de fin d'études

La loi Jules Ferry du 28 Mars 1882 va institutionnaliser l'Ecole Communale. Cette école "laïque et républicaine" se met en place dans les plus petits villages de France et va vivre au rythme des lois et décrets qui feront évoluer son mode de fonctionnement et déterminer de nombreux programmes d'enseignement.  Sur un plan strictement pratique, durant les années 50, pour faire une bonne rentrée les enfants devaient être munis d'une blouse, d'un cartable, d'une ardoise, de craies, d'un cahier ainsi que d'une trousse comportant : un porte-plume, une petite boite de plumes sergent-major, cinq buvards, un rapporteur, un double décimètre en bois, des crayons ainsi qu'un taille crayon 

Les premières épreuves écrites du certificat de fin d'études eurent lieu sous la surveillance d'une commission. Ces épreuves comprenaient une dictée d'une quinzaine de lignes, deux questions d'arithmétique portant sur les applications du calcul et du système métrique, avec la solution raisonnée, une rédaction simple (récit, lettre, etc.). Les jeunes filles exécutaient également un travail de couture usuelle, sous la surveillance d'une femme spécialement désignée à cet effet.

L'épreuve de couture était l'une des plus importantes de l'examen.

La nullité d'une épreuve entraînait l'élimination du candidat. Les épreuves orales étaient publiques et se passaient devant une commission présidée par l'inspecteur.

Elle comprenaient une lecture expliquée, accompagnée de la récitation d'un morceau choisi sur une liste présentée par le candidat. Les points obtenus pour les épreuves orales étaient ajoutés aux points obtenus pour les épreuves écrites.

Nul n'était définitivement déclaré apte à recevoir le certificat d'étude s'il n'obtenait  la moitié au moins du total maximum des points accordés pour les catégories d 'épreuves. La classe de fin d'études a existé jusqu'à la fin des années 60, avant la réforme dite du Collège Unique, mettant en oeuvre une ordonnance de 1959 qui prolonge la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans.

Durant les années 50, le nombre d'épreuves avait sensiblement évolué et comprenait une épreuve d'éducation physique (Brevet Sportif Scolaire), du calcul mental, la récitation ou le chant, une épreuve de lecture, du dessin, une rédaction, une épreuve de dictée avec questions, du calcul, de l'histoire ou de géographie, une épreuve de sciences appliquées, avec orientations vers l'électricité, l'agriculture et la mécanique pour les garçons et vie ménagère et puériculture pour les filles.

Une épreuve de travail manuel pour les garçons ou de couture pour les filles était également au programmés.

 

Quelques exemples d'épreuves dans les années 50

Rédaction : 1- Un jour où vous étiez malade, triste et obligé de garder la chambre, un de vos amis est venu pour vous tenir com­pagnie et vous divertir. Dès que vous avez été guéri, vous lui avez envoyé une lettre de remerciement. Rédigez cette lettre.

2. En famille, le soir avec tous les vôtres... Le feu ronfle… Au dehors, le vent siffle; c'est l'hiver... Vos sentiments. Vos réflexions...
Orthographe :  La chasse. Voilà mon lièvre qui s'avance vers moi mais au petit trot. Il s'arrête soudain, s'assied sur son derrière, dresse le cou, tend l'oreille aux jappements qui se rapprochent, puis il repart de la même allure prudente et s'arrête à nouveau. Je distingue maintenant ses courtes pattes de devant, ses longues oreilles mobiles, son nez frémissant, ses yeux noirs posés de côté. Il a vraiment, ce pauvre lièvre, une figure douce, sympathique même. Je mets le fusil à l'épaule, indécis. Le voilà qui s'approche, il s'arrête encore, s'assied, se frotte le museau avec ses pattes comme pour plaisanter, et se tient là, devant moi, immobile comme une cible. Je vais presser la gâchette.

Mais non ! je n'ose pas. Je rabaisse, mon fusil. Le lièvre bondit de côté dans les taillis et disparaît. A. TOULEMON

Questions :

1. L'attitude de ce chasseur ne vous surprend-elle pas ? Pourquoi ne tire-t-il pas?
2. Expliquez les mots : mobiles, sympathique, indécis. 
Donnez un contraire à chacun de ces trois mots.

3. Dans la. deuxième phrase, analysez : soudain, derrière, qui, s'arrête.
Calcul : 1. Un propriétaire assure sa maison pour 1 200 000 f, son mobilier pour 650 000 f, et 750 000 f de recours des voisins. Le taux de la prime nette est de 0,40 pour mille pour la maison, 0,80 pour mille pour le mobilier et 0,10 pour mille pour le recours des voisins, l'impôt est de 45 pour cent de la prime nette.

Quel sera le montant de la prime annuelle, impôt compris ?
2. Un terrain destiné à la construction d'un groupe scolaire comprenant bâtiments, cour et terrain de jeux est représenté sur un plan à l'échelle de 1/200 par un rectangle de 36 cm de long et 24,6 cm de large.
1° Quelle est sa surface?
2° La surface des bâtiments est 221,40 m² et la surface restante sera partagée de telle façon que la surface de la cour sera la moitié de celle du terrain de jeux.

Quelle sera la surface du terrain de jeux ?
3°Le terrain de jeux a une dimension égale à la largeur du terrain entier. Calcule l'autre dimension.
Calcul mental :

1. Prix de 18 timbres. à 15 f l'un ?
2. Une personne dépense 675 f dans un magasin. Combien lui rend-on si elle donne en paiement un billet de 1000 f ?
3. Une ruche produit 24 kg de miel. Combien produira, un rucher de 25 ruches ?
4. Un rôti de 1250 g a été payé 850 f. Quel est le pris du kg ?
5. Un bassin circulaire a 0,50 m de rayon et 3 m de profondeur. Cal­culez la surface de ses parois (ou surface latérale)
Histoire - Géographie - Science :

1.Date de l'abolition des privilèges ? Date de la loi sur les Assurances sociales ?

Quelles étaient les classes sociales du tiers-état ?
2. Croquis de la Bretagne avec les grandes lignes du relief, les fleuves. Placer 4 ports.
3. Action de l'alcool sur le cœur et sur l'appareil circulatoire.
4. Filles : Vous avez observé la culture d'un légume : semis, plantation, entretien, etc.
5. Garçons: Comment s'appellent les appareils qui permettent de mesurer la vitesse d'un bateau ?
6. Quelle est la valeur du mille marin en mètres ?
Dessin :

Décoration du couvercle d'une boîte carrée 15/15 avec du feuillage ou des fleurs. O. Daniel

 

Ardoises et cahiers

Les ardoises se transmettaient au XIXe siècle d’une génération à l’autre. On est passé de l’ardoise noire avec une craie blanche à l’ardoise noire avec des craies de toutes les couleurs puis, depuis quelques années, à l’ardoise blanche avec des feutres effaçables multicolores. 

Mais qui ne se souvient du grincement du crayon sur l’ardoise d’autrefois ? 

A l’école primaire de Schoeneck, dans la classe du cours préparatoire de Monsieur Thil, nous l’utilisions encore durant les années 50-55. C’était maman qui cousait le petit coussinet en tissu accroché par une ficelle dans le trou du cadre. Ce dernier servait à effacer ce que nous écrivions sur l’une des deux faces de l’ardoise. Un coté était uni, l’autre coté comportait des lignes destinées à l’apprentissage de l’écriture…

 

ardoise.jpg
Quant aux cahiers, ils sont apparus avec Jules Ferry. 

Cahiers de dictées, d’écriture, de calcul, de dessins, cahier de brouillon, cahier du jour et l’incontournable cahier de roulement dans lequel chaque élève à tour de rôle s’appliquait de sa plus belle écriture…

En réalité, il existait autant de cahiers que d’exercices scolaires... 

La révolution dans les cahiers se fait dans les années 1950. Ils sont de meilleure qualité et, avec l’apparition du plastique, les protège-cahiers font véritablement leur percée et remplacent le papier journal ou le papier d’emballage dont les enfants des générations précédentes entouraient souvent leurs cahiers et leuts livres. 

Puis, petit à petit, la publicité s’en mêle : les couvertures de cahiers ne vont plus nécessairement reproduire des aide-mémoire (tables de multiplications, grandes dates de l’histoire de France etc.) mais la pub des derniers jouets, voiture, jeu ou marque à la mode. Il y a désormais, malgré les listes distribuées par les enseignants pour la rentrée, autant de cartables et de contenus différents que d’élèves, chaque famille faisant son choix en fonction de son portefeuille... 

 

Les manuels scolaires

Quand, au début de la Révolution, les parlementaires décident que l'État doit assurer l'éducation de la jeunesse, ils entendent exercer un contrôle sur les ouvrages qui seront destinés à l'enseignement.

À cette époque, l'instituteur ne choisit pas son manuel qui est pourtant conçu à son usage personnel, au titre de la formation : « avec un bon ouvrage, qui sert de base aux leçons, un homme à talents, quand même il ne serait pas profond dans toutes les branches de la science ou de l'art qu'il doit enseigner, acquerra bientôt ce qui lui manque encore » (L-F-A Arbogast, Rapport sur la composition des livres élémentaires- 1792). Historiquement, le manuel est donc un livre du maître et tous les régimes qui se sont succédé jusqu'en 1880 ont cherché à contrôler ses contenus et sa diffusion.

Sous la Révolution et au début de la monarchie de juillet, l'État diffuse des livres officiels. Plus tard, on instaurera l'agrément remis par des commissions ministérielles très rapidement mises à mal par le clientélisme.

Ce n'est qu'en 1880 que Jules Ferry contestera une circulaire du 22 juin 1837 qui rappelait que : le choix de ces ouvrages ne saurait être abandonné sans direction à la volonté des instituteurs publics qui, le plus souvent, n'ont ni le temps, ni les ressources nécessaires pour se décider en connaissance de cause » et qu'il se dira persuadé que : « cet examen en commun des livres, des méthodes, des appareils d'enseignement deviendra un des moyens les plus efficaces pour former l'esprit pédagogique de nos maîtres (…) pour les accoutumer surtout à prendre eux-mêmes l'initiative, la responsabilité et la direction pratique des réformes.

Les éditeurs s'efforcent alors de répondre aux besoins des enseignants. Le contenu comme la forme des livres de classe s'en trouvent profondément modifiés. Les abrégés indigestes laissent la place à des ouvrages dans lesquels l'appareil pédagogique (questionnaires, exercices, documents…) est dominant. S'ajoutent bientôt la gravure puis la photographie vers 1920. La décennie 1960 consacre l'omniprésence de l'iconographie et la généralisation de la quadrichromie.

 

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Les années 1950 et la remise en cause par les enseignants des manuels « uniques »

Dès 1950, un vent de contestation souffle sur ces manuels trop rigides, peu adaptés aux classes hétérogènes. Ces manuels auraient des effets pervers en laissant trop peu d'initiatives aux enseignants qui adopteraient alors une attitude convenue et routinière. Encore dans les années 1980, ce discours a été très largement tenu par les formateurs en IUFM et a accompagné le développement de la photocopie.

Dans les années 1970, la conception traditionnelle selon laquelle le manuel est le principal outil de mémoire est contesté. Se développent alors des outils périphériques tels des cassettes, fichiers et livrets d'accompagnement.

Le manuel lui-même évolue et devient un ouvrage à multiples entrées. La plupart des livres scolaires proposent aujourd'hui une structure dans laquelle s'imbriquent plusieurs niveaux. L'enseignant élabore sur cette base des parcours diversifiés.

À l'heure où la construction d'un savoir est plus importante que sa mémorisation, le manuel est d'abord un outil d'acquisition et de réflexion. © 2003 enseignants.com

 

La récréation - Les jeux

De tous temps, les moments les plus intenses pour les écoliers sont ceux vécus pendant les récréations. Liés aux saisons et à l'époque, les jeux scolaires ont, de tous temps, généré un monde à part truffé de rites, de traditions et de dénominations locales ou régionales. 

Ce monde du jeu trouvait son prolongement naturel jusque dans le trajet du retour à la maison.

La première apparition connue de jeu de bille semble remonter à la Grèce antique.

Le but du jeu était de lancer un maximum de petits objets ronds dans un trou.

De la même façon, les Romains jouaient à un jeu où il fallait lancer des noix ou des noisettes dans un vase.

Entre le Moyen Âge et la Renaissance, la bille, jusqu’alors un objet naturel, devient un objet artisanal. Elles sont faites en bois ou en métal et ont une forme presque sphérique. On les appelle des ‘gobilles’.

Des verriers vénitiens ont même fabriqué des billes de verre au 14ème siècle. Mais c’est vers le 15ème siècle que les premiers jeux sont organisés et que des règles sont mises en place.

Au 18ème siècle l’intérêt pour les jeux se développe. Les billes deviennent ‘mécaniques’ et approchent de la perfection. Au début du 20ème siècle elles sont le plus souvent en terre cuite peinte ou en verre, puis en porcelaine et en métal. Les ‘boulaux’ plus gros souvent en verre ou en métal valent suivant leur taille ou leur matériau plusieurs billes.

Il y a de nombreuses façons de jouer aux billes. Quel que soit le jeu, le but est toujours de viser et toucher une cible afin de gagner. Les différents jeux portent des noms variés : poursuite, carré, trou, cercle etc…

Les billes étaient le jeu préféré des garçons à l'école. Pour les moins fortunés, elles étaient le plus souvent en terre cuite (1 centime pièce à l'époque !) et nous les appelions des 'chiques'. Au dessus de la chique on trouvait les billes de verre dans lesquelle on voyait de curieuses formes colorées. Ces billes en verre valaient, suivant leur taille et leur beauté, entre 10 et 50 billes en terre. Elles étaient réservées aux plus fortunés, mais un bon joueur était en mesure de gagner assez de billes en terre pour pouvoir faire des échanges ce qui mettait ce luxe à sa portée.

Et puis il y avait le fameux 'boulau' (orthographe non garantie!), cette billes en fer lourde et redoutable sur le terrain… Heureux les enfants dont le père travaillait au jour à la mine !

Il pouvait ramener à son rejeton les billes qui garnissaient les gigantesques roulements des monstres mécaniques hors service du puits.

Ces 'boulaux' pouvaient se négocier, suivant leur taille et leur éclat, jusqu'à 100 billes en terre… Une véritable fortune ! Mais une fois que l'on possédait un tel 'outil' on avait la certitude d'être dans le peloton de tête lors des compétitions... 
Les règles du jeu de billes n'on guère varié, les deux jeux les plus courants étant, l'un d'amener sa bille dans un trou en tirant le mois de coups possibles tout en chassant la bille de l'adversaire, l'autre étant de placer des billes dans un triangle ou un carré et d'en chasser le plus grand nombre possible en les tirant à l'aide de sa propre bille. Il existe par ailleurs de nombreuses façons de jouer aux billes.
Le carré
On trace un carré dans lequel chaque joueur met un nombre égal de billes. C'est la mise de départ. Pour déterminer l'ordre des joueurs, en partant du carré, chaque joueur envoie un 'Boulau' ou une grosse bille en verre vers une ligne située à environ 3 mètres du carré. Celui qui s'en approchera le plus sera le premier joueur. Celui qui en est le plus éloigné sera le dernier à jouer. Le jeu consiste à faire sortir toutes les billes du carré. Celles qui seront sorties resteront propriété de celui qui les a sorties. Si la bille du joueur reste dans le carré, il doit remettre dans le carré toutes les billes gagnées auparavant et ne rejouera que lorsque son tour viendra.
Le pot 
Pour ce jeu il faut creuser un trou d'une quinzaine de cm. On trace à environ trois mètres une ligne qui servira de ligne de départ. Le premier joueur doit essayer d'envoyer sa bille dans le "pot" creusé. Le second joueur doit essayer, soit d'envoyer sa bille dans le pot, soit de pousser la bille qui n'y serait pas entrée dès le début du jeu, soit les deux à la fois: pousser la bille et mettre la sienne dans le pot. Celui qui met sa bille dans le pot gagne 10 points, celui qui touche une bille gagne 5 points, et 5 points de plus s'il la met dans le pot. Au cours du jeu on se déplace pour jouer les billes là où elles sont sur le terrain. Le jeu s'arrête lorsque toutes les billes sont dans le pot. 
La poursuite 
Se joue généralement à deux. Le premier joueur place une bille sur le sol. Le second essaye d'atteindre la bille avec une des siennes. S'il touche la bille il l'empoche. S'il ne touche pas la bille, il perd sa bille qui est récupérée par le premier joueur. C'est ensuite au deuxième joueur de placer une bille au sol. Il peut encore décider d'arrêter la partie.
La pyramide 
Au lieu de mettre seulement une bille en jeu, le premier joueur met quatre billes en jeu en les plaçant sur le sol (trois dessous, une dessus). Le second joueur, le tireur, essaye d'atteindre la pyramide avec une de ses billes. S'il y arrive les 4 billes vont dans sa poche. S'il n'y arrive pas, il perd la bille qu'il vient de lancer. C'est alors à son tour de placer une pyramide au sol. Il peut encore décider d'arrêter la partie.
Dans chaque région de France, les protagonistes d'une partie de billes avaient leur vocabulaire local. Chez nous, en Moselle-Est, les joueurs utilisaient également une suite de mots magiques qui définissaient les différentes actions et les phases du jeu…
Spitzka drouff ! signifiait qu'il fallait tirer directement sur la bille du joueur adverse
Sans dégage ! voulait dire qu'il était interdit de déplacer le caillou ou le brin d'herbe qui était sur le chemin de la bille.

Sans roum interdisait le changement d'angle de tir dans une partie de billes au carré.

Tixer quelqu'un signifiait que la bille avait 'touché' la bille de l'adversaire.

Mets ! signifiait qu'il fallait rajouter des billes dans le carré lorsqu'on restait sur le trait ou à l'intérieur du carré.

Prom's, Deuz, Dern's signifiait : Premier, Deuxième, Dernier. 

 

Ecole Jeanne d'Arc d'Evaux : reconstitution d'une journée d'école de 1958

 


Et en cadeau pour finir, une chanson de Bourvil : le maître d'école

 


 

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11/02/2016
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