NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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Une petite page d'histoire


Une petite page d'histoire

En 2007, la commune de Schoeneck fêtait le 80ème anniversaire de son autonomie.

Si on consulte les archives départementales on relèvera que la première commune autonome de Schoeneck est née sous la révolution le 15 février 1790, avec les réformes de l’Assemblée Constituante et la réorganisation territoriale de la France. Cependant, par décret impérial du 28 novembre 1811, Schoeneck devint annexe de Forbach, tout comme Stiring. Le 28 mars 1842, ces deux annexes s’unirent pour demander leur séparation de Forbach.

C’est le 3 juin 1857 que Napoléon III signa le décret élevant Stiring au rang de commune, avec la dénomination Stiring-Wendel en hommage à la famille De Wendel très présente dans la commune. Forbach n’avait aucun intérêt à se séparer de Schoeneck, importante zone artisanale et source de revenus avec la tuilerie, la verrerie, la fabrique de pipes en terre cuite, ses forêts et, à partir de 1836, la découverte de la première veine de charbon et le fonçage du premier puits lorrain, élément moteur pour le développement de l’industrie lourde dont c’étaient les débuts et que l'avenir confirmera. 

Pourtant, les Schoeneckois ne perdaient pas espoir. Un mouvement militant pour la séparation se développa et ses élus intervenaient régulièrement auprès du Conseil municipal de Forbach pour solliciter la séparation, justifiant leurs doléances par le fait que Schoeneck possédait tous les équipements et infrastructures d’une commune : église, écoles, commerces, corps de sapeurs-pompiers. C’est lors d’une séance houleuse du Conseil municipal de Forbach en date du 7 juin 1926, les uns reprochant aux autres de brader le patrimoine, que la séparation fut enfin prononcée, avec l’appui de l’opposition, il faut le souligner.

 

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Le maire de Forbach était alors Félix Barth et le porte-parole de l’opposition, Monsieur Couturier. Le 24 juin 1926, la séparation de la section de Schoeneck et son institution en commune autonome furent décrétées. Le Président de la République, Gaston Doumergue, et le Président du Conseil, Raymond Poincaré, fixèrent au 1er mai 1927 l’entrée en vigueur de la séparation. Les habitants furent appelés aux urnes. Le premier maire élu fut Bastian Oscar. La commune comptait alors 834 habitants. Ce nombre évolua rapidement pour atteindre 1 500 habitants suite à la construction du quartier Sainte- Stéphanie, érigé par la famille De Wendel, propriétaire de la concession des mines de Schoeneck, pour le logement des mineurs.

L’activité charbonnière prenait son essor et nécessitait une main-d’œuvre importante.

La sidérurgie était également implantée dans la commune avec une annexe des aciéries de l’Arbed Burbach, cette dernière fabriquant, à Schoeneck, des sous-produits (engrais, scories Thomas et laitier) avec les déchets des hauts-fourneaux.

L’évolution prospère de la commune fut compromise par la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en date du 1er septembre 1939. Débuta alors l’évacuation de tous les habitants vers la Charente, dans les communes de Jauldes et Jurignac et vers le Nord- Pas-de-Calais pour les mineurs.

Après l’armistice de juin 1940 où l’Alsace-Moselle a une fois de plus été bradée pour être annexée au IIIème Reich, c’est le retour au village et la vie sous le régime nazi avec ses cinq années de drames, de souffrances et les durs bombardements des combats de la Libération.

Le 13 mars 1945, jour de la Libération, Schoeneck ressemblait à un champ de ruines, un village détruit à 70 % : 30 tués, 15 blessés et 65 déportés, tel fut le tragique bilan de cette époque dramatique. 

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Le maire de Forbach était alors Félix Barth et le porte-parole de l’opposition, Monsieur Couturier. Le 24 juin 1926, la séparation de la section de Schoeneck et son institution en commune autonome furent décrétées. Le Président de la République, Gaston Doumergue, et le Président du Conseil, Raymond Poincaré, fixèrent au 1er mai 1927 l’entrée en vigueur de la séparation. Les habitants furent appelés aux urnes. Le premier maire élu fut Bastian Oscar. La commune comptait alors 834 habitants. Ce nombre évolua rapidement pour atteindre 1 500 habitants suite à la construction du quartier Sainte- Stéphanie, érigé par la famille De Wendel, propriétaire de la concession des mines de Schoeneck, pour le logement des mineurs.

L’activité charbonnière prenait son essor et nécessitait une main-d’œuvre importante.

La sidérurgie était également implantée dans la commune avec une annexe des aciéries de l’Arbed Burbach, cette dernière fabriquant, à Schoeneck, des sous-produits (engrais, scories Thomas et laitier) avec les déchets des hauts-fourneaux. L’évolution prospère de la commune fut compromise par la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en date du 1er septembre 1939. Débuta alors l’évacuation de tous les habitants vers la Charente, dans les communes de Jauldes et Jurignac et vers le Nord- Pas-de-Calais pour les mineurs.

Après l’armistice de juin 1940 où l’Alsace-Moselle a une fois de plus été bradée pour être annexée au IIIème Reich, c’est le retour au village et la vie sous le régime nazi avec ses cinq années de drames, de souffrances et les durs bombardements des combats de la Libération.

Le 13 mars 1945, jour de la Libération, Schoeneck ressemblait à un champ de ruines, un village détruit à 70 % : 30 tués, 15 blessés et 65 déportés, tel fut le tragique bilan de cette époque dramatique.

Débuta alors la période de la reconstruction et l’accroissement considérable de la population qui passa à 2 500 habitants avec l’arrivée massive de travailleurs migrants logés dans les 132 baraques de la Ferme de Schoeneck. Les Houillères furent alors nationalisées et il fallait relever le pays de ses ruines. Le charbon était indispensable pour redémarrer l’industrie et relancer l’économie et cela nécessitait une main d’œuvre importante.

Pour faire face aux problèmes de logements, les houillères construisaient des cités provisoires qui poussaient comme des champignons dans de nombreuses communes de la région dont une à la Ferme de Schoeneck où logeaient environ 650 habitants issus de 14 nationalités différentes qui cohabitaient en parfaite harmonie.

Cet accroissement de population participa aussi à l’économie de la commune, le commerce était florissant. On recensait alors deux boucheries, deux boulangeries, plusieurs épiceries, deux laiteries et pas moins de sept cafés-restaurants.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Deux boulangeries avec petite épicerie de proximité et un café-restaurant. Quant à la Ferme de Schoeneck, il n’en reste plus que quelques vestiges et les différentes ruelles envahies par la végétation. Ce site est désormais classé au plan d’occupation des sols comme espace naturel à préserver.

 



Les habitants ont quitté les lieux dès la fin des années 50 pour des logements plus confortables dans les cités de Behren, Farébersviller et Rouhling. Cette nouvelle situation a provoqué une importante chute de la population et incité la commune à s’orienter vers un vaste programme d’urbanisation et de développement économique.

Aussi, de 1960 à ce jour, ce sont 375 logements individuels qui ont été réalisés dans les différents lotissements : Clémenceau, Balzac, Vergers, Cyprès, Stéphanie et Ferme et 165 logements locatifs dans des immeubles construits rue de la Ferme, Les terrasses de Schoeneck et au quartier Stéphanie le Nouveau Logis et les Deux Chênes.

Ce programme d’habitat a été accompagné par la réalisation de nouvelles infrastructures routières et de nouveaux équipements publics - groupes scolaires, centre socioculturel, gymnase, centre médico-social, caserne des pompiers, plateaux sportifs, complexe tennistique, salles des associations, mairie qui regroupe tous les services administratifs, régie d’électricité et Poste.

Les habitants ont quitté les lieux dès la fin des années 50 pour des logements plus confortables dans les cités de Behren, Farébersviller et Rouhling. Cette nouvelle situation a provoqué une importante chute de la population et incité la commune à s’orienter vers un vaste programme d’urbanisation et de développement économique.

Comme toute la région, la commune n’a pas échappé à la crise socio-économique due à l’arrêt de l’activité minière à laquelle s’est ajouté l’arrêt de l’usine Arbed en 1980. 

Pour faire face aux pertes de ressources et d’emplois générés par ces problèmes, l’ancien carreau de mines du Puits IV a été aménagé en zone industrielle, un pari sur l’avenir. Aujourd’hui, 250 personnes sont employées sur ce site.

Voilà en résumé les grandes lignes qui ont marqué les 80 ans de vie communale : prospérité mais aussi guerre, récession et enfin espoir.

Aujourd’hui, Schoeneck compte environ 3 000 habitants. De nombreuses personnes issues de communes environnantes et d’Allemagne (environ 600), sont venues y élire domicile. Schoeneck bénéficie d’une qualité de vie d’un bon niveau, grâce aux différents services et activités dont disposent les habitants. La vie associative, très active, permet la pratique de nombreux loisirs, sportifs, culturels ou éducatifs. La commune est également dotée d’une bonne activité scolaire : écoles maternelles, primaire, lycée technique régional.

Les élèves disposent d’une cantine, de cours de soutien scolaire et d’un centre de loisirs pendant les périodes de vacances. Enfin, le cadre de vie à Schoeneck possède des atouts considérables : ses forêts représentent 40 % de la surface du ban communal.

Ce massif boisé, véritable poumon vert, classé zone naturelle à préserver, fait le charme du village que d’aucuns qualifient de « village gaulois niché au cœur d’une forêt ».

Les différents maires ayant administré la commune :

Oscar BASTIAN de 1927 à 1929, Michel SCHULLER de 1929 à 1930, Oscar BASTIAN de 1930 à 1936, Emile SCHULLER de 1936 à 1940, Jean MASSFELDER 1945, maire nommé à la Libération, Jos. VALERO de 1945 à 1953, Jos. MASSFELDER de 1953 à 1977, depuis 1977 Paul FELLINGER puis Alain BECKER et aujourd'hui Gabriel BASTIAN. 

(c) Cahiers de l'histoire  

 


 


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22/02/2017
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