NOSTALGIA, le Blog qui fait oublier les tracas...

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J.F. Hurth : Alarme citoyens !

Bondieu quel imbécile ce "MÉDOR" !

Adjudant qu'il était l'animal. Bête à étonner un demeuré, et aucun espoir d'amélioration. 
Oui "MÉDOR" que tout le monde l'appelait, à cause de la façon caniche qu'il avait avec ses supérieurs et la hargne qu'il déployait, à l'endroit de tous ceux qui lui étaient inférieurs. 
Autrement dit, NOUS, les Bidasses du 25ème Régiment d'Artillerie de THIONVILLE en 1960.
Son faciès rouge cramoisi, confirmait dès l'aurore, l'éclatante victoire d'une alcoolémie résiduelle d'environ 1g 80. MÉDOR était la caricature du Sous-officier de carrière, en pleine activité d'auto-démolition.
Son uniforme toujours impeccablement repassé, des Rangers cirés au point d'éblouir, le calot incliné sur le front à deux centimètres du sourcil droit, l'Adjudant MÉDOR jubilait.
Il avait deux grands moments dans sa journée.

1) D'abord la montée des couleurs le matin, où il maintenait un garde à vous tellement figé et rigide qu'on craignait pour une rupture de ligaments.

Sa main droite, vibrait de patriotisme jusqu'au bout des doigts, qu'il plaçait entre son œil vicieux et la pointe du calot. Le coude était aligné dans le prolongement de l'épaule et son regard torve était impressionnant. MÉDOR saluait la France, mais il aurait salué n'importe quoi d'autre, sur un ordre venu "D'en Haut". 
2) Ensuite, lorsque le clairon s'était tu sur une dernière fausse note, il dégonflait toute cette tension, donnait libre cours à ses abdominaux, laissant ainsi son inquiétante bedaine prendre des aises. Sa vareuse était alors tellement tendue, que les boutons astiqués autant que les Rangers, semblaient vouloir prendre des libertés non réglementaires. Sans désemparer, il passait ensuite à l'appel du matin, suivi de l'inspection de nous autres, les 45 "Pioupious" de sa Section.
Il y a des personnes qui savourent un moment de gloire, lorsqu'on leur décerne le Prix Goncourt, d'autres lorsqu'elles gagnent une médaille d'Or aux jeux olympiques.

Lui MÉDOR, c'était à L'APPEL des 45 bidasses innocents qu'il tourmentait à l'ombre du mât des couleurs, qu'en toute bonne conscience, il savourait un curieux orgasme matinal.

Liste de présence hurlait- il à l'adresse du Sous-Brigadier "BRILLANT", Prof.de philo dans le civil, bombardé scribe de service pour l'occasion.

- AKIZOWSKI, qu'il commençait alors l'Adjudant.

Prrécz.. Bréczânt, répondait le fils du récent immigré Polonais, étonné qu'on s'occupe déjà de lui.

- ALLAOUIE Ali !! Tu réponds le bicot ?

Prriisent ! bafouillait l'Arabe fils de Harki, qui se battait pour l'Algérie Française. 
- De la MOLLETIÈRE Jasper Sigismond, Victorin.

- C'est quoi ce con là soldat BRILLANT, s'étonna MÉDOR…

A vos ordres Excellence, s'empresse d'intervenir le rejeton d'Aristo, juste avant de prendre un magistral coup de pied au cul...

Comme çà jusqu'à ZIMMER, une bonne demi-heure plus tard. Parce qu'il y avait toujours un petit rigolo qui répondait "Présent" 2, 3 fois et il fallait tout recommencer.
Ensuite, après une bonne heure de pas cadencé, virilisée par des "Garde à vous", des "Reposez arme" et autres, "En avant marche", MÉDOR nous arrêtait sur un tonitruant :

"SECTIONNNN... HALTE » ! !

Et là commençait le second temps fort du beau métier de l'Adjudant.

- Soldat BRILLANNNNT...!! Bordel à cul donne-moi la liste des corvées et des taulards et fissa, qu'il éructait.

Ah! Il fallait le voir avec sa liste, bras tendu, sourire aux lèvres, ménageant les silences, les tonalités phonétiques, selon qu'il s'agissait de corvée de patates, de désherbage ou de chiottes. 
Un one man show mille fois répété, un superbe moment d'autorité pour ce grand décideur de petit grade.

Mais le zénith de son illusoire toute puissance, était atteint lorsqu'il annonçait les noms des taulards et la durée de la peine.

- 1, 2, 3, voire 8 jours qu'il avait droit d'infliger, selon son humeur et sans appel, notre Procureur de bal musette… J'ose à peine l’imaginer sous d'autres régimes, avec un petit Dictateur en forme, qui lui aurait accordé… carte blanche...

Pendant deux mois, le temps de mes "classes ", j'ai vu le bougre s'en donner à cœur joie. Jamais un signe de lassitude, jamais une baisse d'enthousiasme, toujours à l'apogée de la bêtise.

 

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Sélectionné je ne sais trop pourquoi, pour suivre une formation de transmetteur en "Code Morse", j'entrais dans un espace de semi-liberté, pendant quatre mois.

Reçu à l'examen pas trop facile et donc assez content de moi, je retrouve l'enflure lors d'un rassemblement exceptionnel, qu'il commande sous l'autorité du Colonel en grand uniforme.
Hiératique et altier comme le veut l'usage à ce grade là, ce dernier s'abrite fièrement derrière une batterie de décorations multicolores.

- GARDE À VOUS ! Qu’il aboie notre Juteux, avant d'attaquer une mémorable déclaration :
" Les ceusses que les noms ci-après énumérés par moi-même, partiront pour L'ALGÉRIE, faire leur devoir de soldat de la Patrie, incessamment dans les 8 jours », hurle-t-il.

- REPOS !
Putain, j'en faisais partie. Merde, me v'là fin bon pour la guerre, dans un pays que je situe à peine sur la carte. Si ça se trouve, faudra que je tire sur les frères de mes copains Arabes, qui bossaient avec moi à la mine.

Trois jours plus tard, rassemblement des futurs Anciens Combattants dans la Chapelle. L’Office est présidé par l'Aumônier, gestionnaire des âmes comme un prêtre de chez nous, mais en tenue camouflée quand il bosse dans les casernes.

Mes biens chers Frères qu'il démarre … vous voilà bien volontaires pour la gloire et le maintien de notre belle Algérie Française dans la Nation. Mais vos armes ne suffiront pas à vaincre l'ennemi.
C'est la foi en Dieu qui fera votre force. Et, parce que certains d'entre vous ne reviendront peut être pas, je propose aux braves qui le souhaitent, de leur administrer le Sacrement de l'Extrême Onction.
Croyez- moi mes chers Fils, le moment venu, ce viatique pour le Paradis vous sera bien utile. Bien sûr, je ne le souhaite à personne, mais ne tentons pas le Diable toujours présent parmi nous, surtout en Algérie où ses troupes interviennent en bandes organisées en ce moment.
Ensuite, ceux qui le voudront, pourront communier, mais en silence et en rang par deux !
- AMEN

Alors, quatre Musulmans pas trop catholiques, six Vietnamiens égarés et trois Israélites moins Juifs que Commerçants, se doutant qu'ils s'étaient trompés de BONDIEU, sortent au pas cadencé, comme on leur avait appris à marcher désormais.

Au fond de la Chapelle, une bonne quinzaine de bidasses prient à tout hasard, sur fond de catéchisme modèle CM1. Mais quelques autres dans mon coin et, on n'a jamais trop compris pourquoi, se mettent subitement à gueuler : "LA QUILLE BORDEL !"

C'était davantage pour dire quelque chose que d'être irrespectueux, voyez-vous.
Mais l'homme de Dieu, qui avait plus d'un tour de magie dans son sac, était justement en train de bidouiller une pastille blanche de synthèse, corps et sang confondus, à administrer aux repentants, pour la rémission de leurs turpitudes. Et, pour accélérer le miracle, il soliloquait de mystérieuses incantations dans une langue inconnue au bataillon.

Dérangé et franchement outré par cette interruption défaitiste, le Prête intima à l'Officier de service, l'ordre d'évacuer manu militari cette bande de mécréants, sûrement "Zazous" dans le civil.
Sans l'avoir fait exprès, mais pris dans la nasse, j'étais fait comme un rat. Sur ordre du Colonel décoré, on s'est tous retrouvés en taule en attendant l'énoncé de la sanction.
Trois jours de "Gnouf" et permission de départ sucrée.

Z'allaient être contents mes parents, la "Magda et le Wilhem" , quand je leur écrirai d'Algérie, alors qu'ils me croyaient peinard à "Diedenhofen".., enfin Thionville pour les gens de " l'Intérieur ".
Au deuxième jour de taule dans ma cellule, je vois se pointer MÉDOR.

Mais alors pas du tout l'Adjudant comme je vous l'avais causé avant. Non là, le MÉDOR n'avait plus son bel uniforme. Juste un vieux falzar sans ceinture qu'il tenait de la main.

Des chaussures aussi, mais plus de lacets. Une chemise décravatée. Plus de galons.

 

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- Mes respects mon Adjudant que je lui fais en fayotant, qu'est-ce qui vous arrive, c'est un contrôle inopiné ?

- Font chier, tous des cons, m'ont foutu dedans !

- Je ne comprends pas mon Adjudant, que je refayote...

- Chuis plus Adjudant, m'ont dégradé ces ingrats, alors que je me suis tapé la 39/45, la Corée, l'Indochine et même l'Algérie toute l'année dernière. Ah! les salopards, je leur en foutrais du St.Cyr, bande de cons ! J'étais au feu moi. Cinq années de front et ils m’emmerdent pour une Putain de Jeep ! Et d'emblée il m'explique : " Que la veille il était bourré. Alors avec un copain ils ont piqué une Jeep au garage, pour aller "aux filles" à Luxembourg.

Ces "cons de Luxo" ne les ont pas laissé entrer en boîte. Bagarre, Police et Panique.
C'est dans un sauve qui peut, en excès de vitesse et encore plus bourrés qu'à l'aller, qu'ils ont dézingué la Jeep du Colonel, dans un accident avec délit de fuite "…

- T'as pas une cigarette qu'il me fait, des larmes d'Adjudant dégradé à ses yeux désormais plus pathétiques que vicieux.

J'ui en donne deux, pour qu'il la ferme. C'est quand il m'a demandé si j'avais pas un peu de gnole que je lui ai dit : TA GUEULE !

 

* * * * * * * * * * 

ENGAGEZ VOUS, VOUS VERREZ DU PAYS QU'Y DISENT...

Ça se passe en 1960.

Dix jours exactement après ma rencontre dans la prison du Régiment, de l'illustre "MÉDOR", adjudant alcoolique et dégradé.

Grâce à lui, j'étais sur la liste des "Partants" en ALGERIE, mais je n'étais pas le seul…

Marseille, début 1960.

A plus de 1200 bidasses qu'ils nous avaient entassés sur ce paquebot qui s'appelait le "VILLE D'ALGER", pour aller faire la guerre aux Arabes.

J'en avais connu à la mine des Algériens. Ils bossaient bien et on rigolait ensemble quand ils essayaient de parler "Platt". Mais là, c'était des Arabes carrément inconnus qu'on nous demandait d'aller tuer, dans un pays qu'on situait à peine sur la carte, et sous un soleil qu'on se doutait pas de sa chaleur...

Ça faisait beaucoup.

"Pour une cabine individuelle avec téléphone, c'est 100 francs", nous appâtent les matelots qui avaient l'habitude de se faire de l'argent de poche avec les pioupious naïfs, qui voyaient la mer et un paquebot pour la première fois. "100 francs seulement, tu seras peinard. Traversée de deux jours et bouffe améliorée. Allez aboule tes 100 balles… Tu regretteras pas".

Beaucoup les ont donnés et moi aussi. Du coup de l'argent de poche pour mes 14 mois, il ne m'en restait que 400, des francs. J'étais encore riche. Cabine numéro 213, niveau 0 disait le billet que m'avait remis le matelot roublard.

C'est bien une cabine qu'on a eue sur ce "VILLE D'ALGER ", mais une 6 places. Trois doubles lits superposés, dans environ 10 mètres carrés de surface.

Mais comme on était douze à avoir donné 100 francs pour la même cabine, avec en mains les mêmes faux billets et que ça faisait donc deux troufions par lit de 60 cm, on a bien senti qu'on venait de se faire niquer. 


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La bouffe est arrivée deux heures plus tard. C'était une grosse gamelle avec douze cuillères et 3 pains, qu'un "mataf" a poussée par la porte, sans nous laisser le temps de lui casser la gueule. Je dois rendre justice au cuisinier du rafiot, bien que l'insipide brouet contenu dans la gamelle fut parfaitement dégueulasse. 
En effet, 3 heures après, plus personne n'eut faim jusqu'au lendemain de notre arrivée en ALGERIE. 
C'est vrai, qu’on n’a pas eu de chance avec cette belle Méditerranée qu'est devenue furieusement salope pendant toute la traversée. On avait l'impression qu'elle ne voulait pas de nous, les "Anciens Combattants" de plus tard.
Houle, tangage, creux énormes bref, tout ce que le "VILLE D'ALGER " n'aimait pas. Mais alors pas du tout, et il nous l'a fait savoir.

Presque tous sur le pont qu'on était jour et nuit, accrochés au bastingage ou, à se débattre dans nos gerbes qu'on lâchait par les orifices les plus surprenants.

La cabine, complètement oubliée ! De toute manière elle était devenue inaccessible à cause des couloirs débordants, dérapants et puants. Des centaines qu'on était à chercher les chiottes dans les mêmes coursives, à l'instar des chiens malades des pelotons cynophiles, qui gémissaient leurs nausées à nous rendre plus moribonds encore. 

Le mal de mer collectif comme ça, c'est horrible au point qu'on a juste envie de crever pour que ça s'arrête. 
Je pensai même à "l'Extrême Onction" que ce bougre d'hypocrite aumônier nous avait proposée, sans rire ni vergogne, avant qu'on parte. Le même qui voulait aussi nous administrer la communion au garde à vous et en rang par deux. Capable de tout, çui là.

Comme j'avais refusé ces viatiques paradisiaques, j'étais forcément promis à l'enfer mais à 19 ans, ça allait faire long. 

Finalement on est arrivé. Pas à ALGER, mais à BÔNE a cause du très mauvais temps. Cherchez pas BÔNE sur la carte, c'est ANNABA qu'il faut dire maintenant, si on veut être tranquille. Tout pareil que sous l'occupation le "STAHLHEIM" de chez nous, qui est redevenu "AMNEVILLE" après le départ des "Fritz", juste avant l'arrivée des curistes.

Quand ils nous ont rassemblés dans le port de BÔNE, les Officiers ont bien vu qu’on n’était pas présentables pour aller se faire tuer dans l'honneur. Alors ils ont décrété deux jours de repos ou d'infirmerie et une permission de sortie dans les bouges de la ville, avant de rejoindre nos affectations. Car voyez-vous à l'époque un soldat, ça fume, ça sait boire et ça va au bordel, Nom de Dieu !

Le lendemain, uniforme lavé, repassé, cravate nouée et rangers cirés, on a envahi les bouges de la ville, Et il y en avait des bouges. Pas une Eglise en activité dans cette fourmillante garnison portuaire. Que des bouges !

Moi qui n'avais jamais connu que les serveuses légèrement décolletées des bistrots de ROSSELLE ou de SCHOENECK, j'étais servi. Ébloui même ! C'est beau un bordel la nuit.

Des filles de partout et des faciles encore… Des ivrognes toutes catégories aussi.

Des matelots gueulant leur nostalgie au bar, de la sciure par terre, des Jukebox en furie, le tout dans un brouillard nicotineux.

Un vrai festival de misères en goguette. Ça pue un bordel la nuit.

Alors, dans l'un de ces claques, entre un très petit bonhomme en uniforme blanc.

Quatre galons dorés sur chaque épaule et une pleine collection de décorations sur son blazer d'apparat. Sur la tête une casquette avec plus dorures et de feuilles de chêne que deux Préfets, ou trois Commissaires de Police de chez nous.

Il était rempli d'alcool jusqu'aux cheveux ça se voyait, mais petit comme il l'était, il ne tombait pas. 
Derrière lui, debout dans l'entrée, deux énormes matelots à pompon rouge assuraient sa protection.
C'est le Commandant du "NARCOS", un paquebot GREC, en rade dans le port; gaffe à vos culs, murmurait-on dans le bouge, devenu singulièrement silencieux.

Par hasard, je me trouve au bar juste à côté du nain en blanc qui tient encore droit debout.

Avec ma cravate de travers et mon uniforme à deux balles, je ne pesai pas lourd moi, bidasse Français de deuxième classe. Si quand même, il m'aimait déjà beaucoup, puisqu'il caressait ma main et m'assurait de son indéfectible amour, dans un sabir d'homo de haut rang.

Mille balles qu'il me proposait pour l'accompagner sur son paquebot et autant après une nuit de tendresse à la grecque. Ne sachant pas où disparaître avant que sa libido ne s'emballât, je tente un discret ripage à gauche, mais il s'accroche, le prédateur…"You bist trrés beautiful", qu'il me fait, dans une synthèse d'au moins trois langues.

Conjecturant le pire et, avant qu'il ne mette en action la sienne, qu'il avait pâteuse dans son avaloir d'inverti de luxe, je réussi à m'arracher du cloaque, sous le regard courroucé de ses deux pitbulls à pompons.

C'est dangereux un bordel la nuit !

Dehors, mes copains m'ont rejoint pour m'engueuler d'avoir pas piqué les premiers mille balles que le satyre trilingue m'avait étalés, avant de me calter de ce bobinard à paumés.

Mais ça ne faisait pas assez longtemps que j'étais soldat, pour déjà être intelligent à ce point-là.

Le lendemain, des S/Off. à chevrons, nous ont comptés et recomptés, avant de nous faire grimper armés et casqués, dans des camions "GMC", eux aussi en tenue camouflée.

Mousqueton entre les genoux, trouille au ventre, moral en berne et sans fleur au fusil, on n’était pas glorieux.

Ces bahuts allaient nous propulser dans de dramatiques théâtres d'opérations, à l'assaut d'une défaite, qui nous fera perdre l'ALGERIE, une partie de notre jeunesse, et de trop nombreux camarades.

Je venais de vivre mon premier jour d'une guerre inutile. Gaaarde... à vous !

Des détails ? Plus tard, je vous raconterai... quand on aura le temps.

(Wen ma mol Zeit honn).  Fronz

 

P.S : Pardon à tous les Adjudants et aux Prêtres qui bien sûr, ne ressemblent pas à mes héros. Cette histoire vécue il y a près de 60 ans, n'a plus rien à voir avec la réalité d'aujourd'hui.
Les S/Officiers sont généralement d'excellent niveau, et font tourner l'Institution militaire avec compétence. MÉDOR avait la cinquantaine lorsque je l'ai connu au 25ème R.A. à THIONVILLE, en 1960. Il était donc né vers 1910-15 et certainement pas à Schoeneck ou Petite-Rosselle, car il n'avait pas l'akcent...

Ses origines sociales me sont donc inconnues, mais ses États de Services demeurent impressionnants. Ajoutons qu'une carrière émaillée de quatre conflits majeurs, n'est pas une sinécure. Il suffit juste d'observer notre entourage pour comprendre qu'il en faut souvent beaucoup moins, pour ne plus se rendre compte qu'on est insupportable.

 

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25/06/2018
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