NOSTALGIA, le Blog qui fait oublier les tracas...

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J.F. Hurth : Vieillir... Vieillir... oun was don noch !!! (*)

C'est des fois pas trop beau un bébé qui arrive comme ça, tout neuf ! Puis ça vieillit à toute allure. A peine quelques jours  plus tard, on la voit la différence. Il a perdu ses rides, arrondi sa tête cabossée, arrangé ses cheveux poisseux,  alors qu'avec sa bouche édentée ouverte en O majuscule, il hurle déjà ses ordres, comme quelqu'un qui serait propre sous lui.

Et puis ça continue tout le temps les différences d'aspect. Jusqu'à ce qu'il soit très, très vieux, l'ancien Bébé. Alors, les rides se remettent à creuser sa tête cabossée.

Parfois il lui reste quelques cheveux égarés et le voilà une nouvelle fois édenté, et généralement par l'arrière encombré...

Entre temps il s'est passé des tas de choses. Ah ! Oui des tas ! Tiens juste pour dire comme ça..., entre nous..., pas méchant, hein !

Si on prend  l'exemple de notre ami "l'AMERICAIN ". Vous voyez c'est qui ? Sur sa photo des années cinquante, il est un fringuant jeune homme, debout devant une baraque.

Avec les lunettes de soleil, le costard bien coupé, les chaussures cirées et le regard  loin devant. Mais beau qu'il était. DELON à côté, rien du tout!

Suivant :  Not' CLEMENT et sa sœur assis sur un banc. C'est vers ses quatre ans, et déjà il porte des bretelles façon Al CAPONE et des mi-bas, genre tricotés main.

Mais beau qu'il était. DI CAPRIO au même âge, rien du tout!

Et les FILLES alors ? Celles qui nous racontent si bien leurs souvenirs maintenant. Lorsqu'on les admire sur les photos noir et blanc d'époque, à l'âge de 4, 5, 6 ans.

Mais belles qu'elles étaient. Les BARDOT, les MANSFIELD, même la Marlène de chez les DIETRICH  à côté, rien du tout !

Et aujourd'hui, dans les 60 ans après, c'est qu'est-ce qui est arrivé à toutes nos beautés ?

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Vous la voulez la réponse ? Moi je dis que nos beautés, c'est même pas moches qu'elles sont devenues. Non vraiment pas, juste différentes, comme autrement belles. Voilà tout.

Mais on sait bien que le temps qui passe est encore plus roublard qu'un escroc diplômé d'une grande école. Bien sûr qu'on a les tronches qui changent, les rides qui deviennent des plis, quand à l'ADN et autres molécules, elles se fichent pas mal des crèmes miracles et des trompeuses peintures de guerre, à prix soldés de chez "Marionnaud "

Mais heureusement que ces "outrages de l'âge" (J'avais dit : "Crevasses  de binettes", mais la direction m'a censuré…), ne changent strictement rien à l'émotion, ni même aux bien plus rares vibrations des sens qui demeurent... Ces dernières s'apparentant d'ailleurs plus à de lentes mises à feux, plutôt qu'aux incontrôlables incendies de forêt qui n'étaient pas mal non plus, vous vous souvenez ?

Rappelez-vous donc le couinement rythmé des amortisseurs de nos "SIMCA" ou de nos vieilles "2 CHEVAUX", camouflées de nuit, dans un coin tranquille... Toute une époque.

Das ware Zeite !...

Et alors comment réagir, à ces incontournables constats de vieillerie ? 

Abdiquer ?.., continuer à se la jouer facile ? Rester plantés devant l'étrange et souvent misérable lucarne, aux 357 chaines couleur ? Ou comme nos jeunes, carrément fusionner avec l'envahissant  "PORTABLE" ?

Tiens, en voilà une belle et infernale excroissance du bras. En voilà une bizarre machine à boutons multiples capable de nous donner sans le moindre effort, sans le moindre risque et  dans  le même "panier" : L'évasion à moindre prix, l'accès illusoire au savoir universel et le bonheur de l'Handicap sans voiturette. Comme en prime, l'engin suréquipé permet aussi de faire des "SELFIES"... vous savez ces modernes "Egoportraits", parfois reflets des grâces, souvent disgracieux retour de baffe. Mais avec "Photoshop", on ne se fait plus choper avec une sale gueule… faut juste appuyer sur les bons boutons.

Là, je sais que j'ai l'air du Papy qui fait de la résistance. 

Non, rassurez-vous. J'ai comme tout le monde la télé, l'Ordi., la Tablette et le Portable, ben voyons ! Mais c'est tout de même des trucs à position trop souvent assise.

On peut aussi s'amuser debout, se bouger les fesses, en sacrifiant à des activités sportives, associatives, ou caritatives. Bref, autre chose aussi que le maniaco-tondage de pelouses, ou l'alignement des poussiéreux bouquins de la bibliothèque…

Allez, juste pour rester dans le sujet du vieillissement avec ses pièges grossiers, permettez-moi sans être donneur de leçons, im Gottesville (mon Dieu), de vous faire part d'une expérience, récurrente comme le mois de mai avec son Muguet.

Voilà ! Je marche deux ou trois fois par semaines avec des clubs de "Randos". C'est sympa et surtout sans prétention, puisque le public est évidemment constitué d'une flopée de têtes blanches et des pas trop moches encore. Souvent sportives, parfois surprenantes et en général de bonne humeur. Eh,  dites.., c'est déjà pas rien tout ça, hein ?

Mais dans ces groupes les veuves avec leurs homologues masculins, sont souvent bien représentés. Alors, parfois lorsqu'on les écoute, ils sont d'une surprenante liberté de paroles, de pensées et de comportements comme qui dirait,.. enfin retrouvés.

Bref, désormais seuls ils ont rajeuni. Mais il leur faut aller vite, car chacun sait que l'avenir est un insidieux salopard. Alors ils sont souvent furieusement prêts à oublier la séparation qu'ils viennent de vivre. Même après des dizaines d'années de "couplage" forcené.

Et si l'on insiste un peu, ils racontent l'inéluctable extinction de l'enthousiasme dans leurs vieux tandems, jadis construit sur l'honorable base de l'amour. Ils expliquent même, avec toujours des détails identiques, comment avec la complicité du doux ronronnement de la fidélité réglementaire et la discipline du "qu'en dira-t-on", ils ont consciencieusement organisé un efficace programme d'ennui pour deux.

Il est donc l'heure maintenant de ne plus perdre de temps :

"Allez bouge-toi ALBERT ! Mais bon sang, tu vas avancer GINETTE" !!

Plus de figure de rhétorique ni d'emphase, mais du parler vrai dans ces groupes où l'usure des corps et l'expérience de vie sont largement et sans complexes partagées.

De l'humour, de l'autodérision et un chouilla de sagesse façon grand-mère. Voilà ce qu'il faut. Ya pas besoin d'ot'chose.  

On entre dans le vif du sujet, on arrête la comédie, on est dans le segment des dernières cartouches et on sait bien que d'en faire trop, serait faire la part belle au ridicule.

Alors on se calme, on fait taire les "Dumschwezerei " (les imbécilités inutiles), on arrête les gesticulations nécessaires autrefois et, on savoure la nouvelle vie en vitesse de croisière.

Un qui y arrivait bien dans l'exercice de la sagesse, c'était le "Jean D'ORMESSON", avant que "l'Immortel" qu'il fut, ne s'en allât. Oui, il valait bien un imparfait du subjonctif  l'Académicien, cet épatant champion du savoir vivre. Il s'est pourtant fait "niquer" le podium des morts célèbres, comme un débutant. Coiffé au poteau de "l'Audimat" par le "JOHNNY ", notre sympathique HALLYDAY,  qui n'avait même pas fait  exprès de mourir avant Noël. Mais c'est tous des hasards  comme ça la vie, croyez pas ?

Tout récemment est paru sur le "NET" un poème de Bernard PIVOT, vous savez l'ancien animateur d'émissions littéraires, à la Télé. Dans le texte, l'intéressé disait en substance : "VIEILLIR C'EST CHIANT". Tel que, pourquoi pas..

Je trouve que c'est un peu lapidaire comme expression et je crois même que ça se discute.

Déjà si j'étais humoriste, je m'empresserais de rappeler que vieillir, c'est tout de même la meilleure façon de ne pas mourir jeune et surtout donc, de mourir le moins longtemps possible...

Alors comment faire avec cette incertaine tranche de vie qui nous guette tous pour une vingtaine d'années, si l'on admet que le vrai compte à rebours commence vers les... allez,  disons 65 ans..

- Bon, c'est vrai qu'il y en a qui vieillissent mal. C'est pas toujours leur faute, faut s'en rappeler

- Ensuite y a ceux qui vieillissent n'importe comment. Là, on peut déjà les engueuler un peu.

- Et enfin il y a ceux qui vieillissent avec "ELEGANCE". C'est une si singulière catégorie qu'on croirait, si on y regarde de près, qu'elle a préparé son coup. Qu'elle s'est méfiée à temps des chausse-trappes de l'inactivité et justement du côté "chiant" du vieil âge.

Parfois en fin de soirée, quand j'ai un peu picolé avec des amis, il m'arrive de leur déclamer un poème largement inspiré de l'oeuvre immense de M. Delattre, un collègue  Commissaire de Police Belge, qui me pardonnera cette adaptation : "Vieillir avec élégance". 

Vous allez voir, c'est juste un modeste poème qui résume bien.

 

Vieillir avec élégance, c'est vieillir avec son cœur,

Sans remords, sans regrets, sans regarder l'heure.

C'est aimer, vivre et profiter en bonne humeur,

Du bel âge, loin des soucis et proche du bonheur.

 

Vieillir avec élégance, c'est vieillir avec son corps,

Le garder sain et droit dans un esprit fort,

Pratiquer beaucoup l'humour et un peu le sport,

Sourire, pour rendre les rides plus belles encore.

 

Vieillir avec élégance, c'est savoir entourer,

Ses enfants et ceux qu'ils ont engendrés,

Leur transmettre, comme l'ont fait nos aînés,

L'expérience que la vie nous a enseignée.

 

Vieillir avec élégance, c'est vieillir sereinement,

Sans imposer les souvenirs d'antan,

C'est être fier de ses cheveux blancs

Et vivre pleinement chaque instant présent.

 

Vieillir avec élégance, c'est vieillir avec amour,

Savoir donner, sans rien attendre en retour.

C'est aussi où que l'on soit à l'aube du jour,

Le bonheur simple de partager le bonjour.

 

Vieillir "ELEGAMMENT" enfin, c'est vieillir avec espoir,

C'est assumer son destin sans cesser d'y croire

Et préparer sa révérence comme un au revoir,

A toutes celles et à tous ceux, qui seront à l'honneur un autre soir.

Amis de la poésie Merci.., bonsoir !

 

Bonne année à tous et merci pour vos commentaires, suite au compte-rendu de ma récente "Mission au NEPAL".

Je forme le voeu qu'en 2018  NOSTALGIA rejoigne enfin l'Astre UTOPIA, où le temps s'est arrêté dans les années cinquante. Sur cette Planète, des familles aux nationalités les plus diverses, habitent dans des maisons en bois blanc, entourées de petits jardins. 

Leurs nombreux enfants s'occupent à fabriquer de merveilleux souvenirs, car dans cette cité du bonheur personne ne manque de rien. L'argent est gratuit et l'électricité inutile. 

C'est une Etoile éclairée par les sourires. Curieux endroit, n'est-ce-pas ? 

J.François  - Alias, Fronz

 

(*) Et puis quoi encore ?

  

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03/01/2018
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