NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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Parlez-nous de vous : Joe Surowiecki

De l’Ukraine à Streamwood (USA)

Nous avons quitté la France (Behren) au mois d’août 1960 avec un vol de la Sabena Airlines (Bruxelles-New York) qui a fait escale au Canada à Toronto. Lorsque nous sommes arrivés à New-York, une représentante de notre ‘bienfaiteur’ nous attendait et nous proposa d’aller à Dallas (Texas) où était basé notre mécène, ou, si nous avions d’autres projets, elle nous aiderait à les réaliser. Notre choix s’était, dès le départ, porté sur Chicago car quelques familles de la Ferme de Schoeneck y vivaient déjà. Ce sont eux qui ont préparé notre arrivée dans cette ville en s’occupant du logement et du travail. Je tiens à remercier ici Mr. Perucki, Gorgelnik et Lalik, car à notre arrivée ils avaient même trouvé du travail pour mon père et moi…

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Chicago Midway aux alentours de 22 heures par une nuit d’août terriblement chaude… Mon Dieu, quelle chaleur ! On nous a dit que cette chaleur inhabituelle était digne d’être inscrite au livre des records, et je dois dire que je n’avais jamais connu une température aussi élevée durant les années où nous avons vécu en France…

Trois jours plus tard, je commençais mon travail chez Playschool, une usine de fabrication de jouets en plastique. Le travail n’était pas trop difficile mais un peu monotone, la paye était bonne mais les effluves de plastique chaud me semblaient mortelles… Je n’y suis resté que 2 mois avant d’intégrer la compagnie de téléphone Illinois Bell Telephone dans laquellej’ai travaillé en harmonie parfaite pendant 35 ans, jusqu’à ma retraite en 1999.

C’était une bonne entreprise, dans laquelle j’ai côtoyé des personnes de qualité et j’aimerai faire un bref commentaire à ce sujet. J’y ai travaillé un peu plus d’un an, lorsque j’ai été appelé par l’armée pour faire mon service militaire. On m’a simplement dit  « Lorsque tu seras de retour de l’armée, tu auras toujours ta place ici ». Effectivement, lorsque je suis revenu de l’armée, j’ai pu reprendre mon poste pendant 5 ans et à ce moment là, on m’a également appris que mes 2 années d’armée seraient considérées comme années de présence au sein de l’entreprise.

J’ai saisi toutes les opportunités de formation et de perfectionnement que cette entreprise proposait à son personnel pour grimper dans la hiérarchie et cela me fût profitable à tous points de vue. J’ai commencé au bas de l’échelle comme simple préposé et, grâce à mon travail, à ma volonté et aux différentes formations que j’ai suivies, j’ai terminé les 10 dernières années de ma carrière avec le grade d’ingénieur en Design et Fabrication.

Fin novembre 1961 j’ai donc reçu cette fameuse lettre d’oncle Sam me saluant et me disant qu’on avait besoin de moi dans l’armée U.S ; c’était mon appel d’incorporation. Après 8 semaines de préparation à Fort Leonard Wood dans le Missouri (que nous appelions d’ailleurs « la petite Corée ») puis 6 semaines à Fort Dix dans le New Jersey suivies de 14 piqûres destinée à prévenir tout type de maladies connues ou inconnues, on m’embarqua vers l’Allemagne où j’allais finir le reliquat de ma période militaire. 

Je passais du temps à HeidelbergHanau, et terminais mon service à Offenbach en décembre 1963…

Cette période d’armée n’était pas désagréable et je passais du bon temps et me fit de nombreux amis à travers tout les états-unis, mais le plus intéressant pour moi était de n’être qu’à quelques heures de train de Sarrebruck et de Forbach.  Aussi je passais de nombreux week-ends avec mes vieux amis de la Ferme et de Behren et je n’avais pas vraiment l’impression d’avoir quitté la région…

J’ai rencontré ma future femme Aggie lorsque je vivais encore à Behren et mon stationnement dans l’armée en Allemagne était un grand « Plus » qui me permettait de retrouver Aggie plus souvent et, de pouvoir un jour lui demander si elle voulait bien m’accompagner aux Etats-Unis et devenir ma femme…

Elle prit son temps pour réfléchir car il n’était pas simple pour elle de laisser ainsi au loin sa famille, son travail et tous ses amis… Mais ‘Joe le chanceux’ eût le plaisir après quelques semaines de réflexions de l’entendre enfin dire ‘OUI’… 

Aggie est arrivée à Chicago fin mars 1964. Nous avons officialisé notre union à la Mairie de Chicago le 4 avril 1964 puis le 12 mai dans mon église ukrainienne…

Notre premier fils James (Jimmy) est né en juin 1965 suivi du deuxième, Scott (Scotty) en juin 1970…

Durant la première année de notre mariage nous avons habité avec mes parents à Chicago dans le quartier de Crystal Street (un quartier à population majoritairement polonaise), mais avec un bébé en attente nous devions rapidement trouver un appartement et déménageâmes sur Hoyne Street, un endroit très côté à l’époque.

Nous y restâmes jusqu’en 1968 et, lorsque l’endroit commença à changer, nous partîmes vers l’ouest de la ville de Chicago à Hirsh Street. Finalement, vers la fin des années 80, nous avons déménagé à Streamwood (situé à environ 35 miles au nord-ouest de Chicago) et c’est là que nous vivons depuis 36 ans.

 

janet avenue streamwood.jpg

 

  


Diaporama Joe Surowiecki

 


A l’époque, Streamwood comptait environ 5000 habitants, et aujourd’hui il y en a près de  30000 mais c’est resté un endroit agréable à vivre entouré de gens sympathiques.

Un de mes passe-temps favoris était la pêche et je crois que j’ai pêché dans tous les coins de l’Illinois, du Wisconsin et du Minnesota… J’aimais également tous les sports, même le Base-ball et le Football américain, une fois que j’avais compris les règles. Les enfants jouaient au Football et au Base-ball et il m’arrivait de courir et j’ai également ‘coaché’ l’équipe de Foot locale.

Avec ma femme, puis plus tard avec les enfants, nous avons beaucoup voyagé, nous avons visité quelques états, après tout, nous en avons 50 et si on en visite un tous les ans, les vacances de toute une vie sont déjà assurées ! Mais il reste encore deux destination sur ma liste de vœux : faire la fameuse ‘Route 66’ de Chicago à Los Angeles et visiter l’état d’Alaska… C’est ce que j’aimerai encore faire avant de fermer le grand livre de notre vie…

Voilà ce que je voulais vous raconter de mon parcours. La route n’a pas toujours été facile nous avons connu des hauts et des bas, mais ainsi va la vie…

De l’Ukraine aux USA avec quelques étapes à Bad GrundHarz pendant la guerre et les camps de Göttingen en Allemagne après la guerre…

Puis la Ferme de Schoeneck et Schoeneck, qui resteront à tout jamais dans mon cœur… Behren lès Forbach où j’ai rencontré l’amour de ma vie et bien entendu les USA et Streamwood jusqu’à la fin de mes jours…

Gluck auf à toi Clément et à tous mes chers amis au-delà du grand lac ! Joe 

 

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Lire les autres récits de Joe Surowiecki :

 Ma première banane 



13/11/2016
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