NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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Oncle Joe raconte : ma première voiture

Chers amis, aujourd'hui, j'ai presque 84 ans et, pour me déplacer, j'ai malheureusement besoin d'un déambulateur ou d'une chaise roulante... Bref, plus de marche autonome, plus de vélo ni même de voiture. Je me souviens encore qu’il y a quelques années nous courions comme des gazelles, nous marchions et faisions des kilomètres à pied et en vélo puis la modernisation est arrivée.

Quand on avait besoin d'aller quelque part, on sautait dans la voiture, même si ce n'était que pour faire 100 mètres...

Eh bien aujourd’hui, je me retrouve à la case départ. Courir, marcher, rouler et conduire ne sont pour moi plus que des souvenirs…

Pendant mes jeunes années, à l’instar de la plupart d'entre nous, j’ai beaucoup marché, surtout en été. Enfants, avec nos amis, nous courrions pieds nus et une petite blessure ou une coupure çà et là ne nous empêchait ni de courir ni de taper pieds nus dans un ballon au risque de perdre parfois un ongle d’orteil. Puis nous avons grandi et nous avons continué à marcher, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige pour aller tous les jours à l’école du village située à plus d’un kilomètre de la maison et ce, 4 fois par jour.

Ados, le dimanche ou le samedi soir, quand nous avions de l’argent, nous allions au cinéma dans la ville voisine située à environ 5 kilomètres. Pendant la semaine, lorsque nous devions nous déplacer, nous le faisions également à pied car nous n’avions pas souvent d’argent pour acheter un ticket d’autobus… 

La bicyclette est entrée dans ma vie après la Seconde Guerre mondiale.

Je vivais encore en Allemagne et Papa a construit en 1946 une bicyclette pour adultes modèle femme. Il a récupéré diverses pièces auprès d'amis et a trouvé les autres dans la cour d’un ferrailleur de Bad Grund dans le Hartz, en Allemagne. Ma sœur Irène a rapidement appris à rouler cette bicyclette, quant à moi qui avais 8 ans à l’époque, ça a pris un certain temps avec pas mal de chutes, de genoux et de coudes écorchés, mais, au fil du temps et avec l’aide précieuse de mon « instructeur »  sœur Irène, je suis devenu un cycliste honorable…

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Nous sommes arrivés en France au début de l'année 1948. Après toutes cette période pédestre, Maman et Papa sont allés acheter en 1949 un tout nouveau vélo une fois de plus avec un cadre pour femme. Quelques mois plus tard, comme il l’avait fait en Allemagne, Papa a construit un autre vélo avec des pièces récupérées chez des amis mais avec, cette fois-ci, également des pièces neuves venant directement du magasin de vélo de la ville voisine. Hourrah ! Enfin un peu moins de marche et de plus en plus souvent du vélo, que ce soit pour le plaisir ou par nécessité.

Sœur Irène s'est mariée en 1954 et vivait dans la ville de L'Hôpital à une bonne vingtaine de kilomètres de chez nous. Papa ou moi nous relayions environ deux fois par mois pour aller approvisionner sœur Irène avec des œufs, des poulets, des lapins, des conserves en tous genres et des légumes de notre jardin...

Maman disait que nous devions aider le jeune couple. Je pense surtout qu’elle s'inquiétait et voulait être sûre que les jeunes mariés aient assez de nourriture sur la table et, pour nous aider dans cette démarche, la bicyclette nous a une fois de plus rendu de fiers services !

Lorsque nous avons quitté la « Ferme de Schoeneck » pour aller habiter à Behren, je me suis motorisé, l’espace d’un court moment, en investissant dans un scooter Vespa d'occasion. C'était cent fois mieux que la marche à pied ou le vélo mais le seul inconvénient était qu'au moment de quitter la maison sur le scooter, il y avait parfois du soleil et qu’au retour l'après-midi il pleuvait à verse et j’étais trempé…

La solution pour être à l’abri des intempéries et pouvoir se déplacer rapidement s’appelait « automobile ». Nous étions sur le point d'en acheter une lorsque l’appel vers le nouveau monde (les Etats-Unis) est arrivé...

Nous sommes arrivés dans la grande ville de Chicago et, si vous habitiez en ville, posséder un véhicule, était bien mais posait également des problèmes, principalement de stationnement.  La plupart des maisons en ville sont des appartements de deux ou trois pièces avec un garage à l'arrière mais seulement pour une ou deux voitures.

De ce fait,  et il y a toujours des voitures garées dans les rues là où le stationnement est autorisé... Il y avait des jours où vous étiez garés juste devant chez vous et d'autres où vous étiez garés à une distance plus ou moins éloignée de la maison.

De ce fait, au début nous n’étions pas pressés d'avoir une voiture, car se déplacer dans Chicago n’était pas un problème. Grâce à toutes les lignes de bus et de métro cela ne prenait que quelques minutes pour arriver à n’importe quel endroit de la ville et vous n'aviez donc pas à vous soucier de trouver une place de stationnement.

Personnellement, j'ai appris à conduire à l'armée et, après quelques années de mariage avec un enfant à charge, nous avons « suivi le mouvement » et avons acheté notre première voiture. Comme je l'ai dit plus tôt, il restait le problème du stationnement et nous avons déménagé dans un quartier plus « résidentiel ».

Une fois installés en banlieue, ces problèmes de stationnement n'existaient plus. Aujourd'hui, je peux garer 4 voitures dans mon allée et, s’il le faut, 2 autres dans mon garage ! Si je ne suis plus en mesure de conduire, j’ai fort heureusement un chauffeur en la personne de ma chère et bonne épouse. Si je dois aller chez le médecin ou rendre visite à mon frère ou à ma sœur c'est elle qui conduit et je dois dire qu'elle est meilleure conductrice que je ne l'étais.

Voilà, aujourd’hui tous mes déplacements se font en « conduite assistée », et, même si cela peut sembler déprimant de vieillir, nous passerons tous par cette phase de la vie, qu'on le veuille ou non, tout cela fait partie de notre vécu et de nos souvenirs.

 

 

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Ma première voiture

Suite à la lecture du récit de Denis Abel (1), des commentaires des lecteurs à propos de leurs premières voitures et des problèmes qu'ils ont rencontrés, je vais vous raconter à mon tour l’histoire de notre première voiture et des péripéties qui y sont liées…

L'histoire est un peu longue mais je suis sûr qu'elle intéressera nos nombreux amis "Nostalgiaques" et qu’elle s’intégrera parfaitement dans la rubrique Oncle Joe raconte.

C'était en 1972 et nous avons enfin décidé d'acheter une voiture...

Nous vivions dans la ville de Chicago et il est vrai qu’on n’y a pas vraiment besoin d'une voiture car, avec tous les services de bus et de métro, on peut facilement se déplacer n’importe où dans la ville... Mais, afin de rivaliser avec les Jones (2) comme nous les appelons ici, nous avons nous aussi fait l'acquisition d'une toute nouvelle Ford Maverick 1972...

Ce modèle est une petite voiture comparée aux "Grosses américaines" comme on les appelle en Europe. Petite mais excellent en termes de consommation de carburant et agréable à conduire en ville et sur de courts trajets.  

Beaucoup de personnes de notre entourage nous ont dit que notre choix était judicieux mais que pour effectuer de longs voyages, une voiture de taille moyenne ou une grande voiture serait bien plus confortable et relaxante que ce petit modèle...

Quoi qu’il en soit, nous avons décidé en 1977 de prendre des vacances et de faire un long voyage de 2 semaines pour aller visiter les chutes du Niagara.

Nous avons donc pris toutes les dispositions nécessaires au bon déroulement de ce séjour et décidé de faire ce relativement long voyage dans notre petite Maverick 1972...

Malheureusement rien ne se passa pas comme prévu et un premier incident eut lieu deux jours avant notre départ.

Pendant la nuit, un chauffard percuta notre voiture garée dans la rue en face de la maison. La maison où nous vivions avait un garage mais ce dernier était utilisé par le propriétaire. La rue Hoyne, qui était à sens unique, était notre place de parking habituelle et il faut reconnaître que jusque là, nous n’avions jamais eu le moindre problème…

Nous étions à 2 jours de notre départ et ce n'était que le début d’une série d’emmerdements.

Que faire maintenant ? Se consoler en oubliant simplement le voyage n'était pas une option car l'hôtel était déjà réservé et les acomptes versés.

Mon épouse Aggie prit l'initiative et déclara :

Tout est planifié, les payements sont déjà effectués, il est hors de question de ne pas prendre de vacances… Quoi qu’il arrive, nous partons !

Comme les réparations de notre Maverick prendraient environ 2 semaines, il nous restait fort heureusement d’autres possibilités : prendre l’avion, partir en train ou en Bus ou louer un véhicule dans la concession locale « Avis ».

Nous décidâmes d’opter pour cette dernière solution et sommes allé louer une superbe Pontiac Phénix 1978, beaucoup plus spacieuse et confortable que notre pauvre petite Maverick

Nous avons volontairement choisi de prendre la route la plus longue afin de profiter des superbes paysages et avons fait quelques étapes ci et là pour pouvoir visiter à notre guise certains endroits que nous jugions intéressants.

Une fois arrivés aux chutes, nous avons visité toutes les attractions et bien sûr, découvert cet endroit fantastique. Nous avons également profité du superbe spectacle des chutes colorées pendant la nuit et avons fait la promenade touristique traditionnelle en bateau Mist.

Bref, nous avons presque oublié nos les problèmes survenus avant notre départ et avons passé un excellent moment...

 

 

Malheureusement, un deuxième incident allait balayer cette sérénité.

Un soir, nous avons décidé d'aller dîner dans un restaurant italien qui serait, aux dire de la radio locale, le meilleur de la région. Personnellement, je ne raffole pas de la cuisine italienne, mais, comme nos enfants et ma femme l’adorent, je n'avais pas grand-chose à dire sur le choix de l’endroit…!

Le restaurant était correct mais en sortant du local Aggie me dit :

Franchement Joe, je mange mieux qu’ici dans n’importe quel restaurant italien à Chicago… !

Deux couples debout près de la porte d’entrée l’entendirent me donner son avis et l’un des hommes se retourna et nous dit :

En effet Madame, l’endroit est comme-ci comme ça mais si vous aimez la cuisine allemande, je vais vous indiquer un super restaurant  à quelques kilomètres d’ici qui s’appelle le « German-Bavarian Restaurant » et je peux vous garantir que vous ne regretterez pas le déplacement et que vous apprécierez et adorerez cet endroit !

Aussi, quelques jours avant notre départ des chutes du Niagara, nous sommes allés dans ce restaurant allemand pour dîner et je dois dire... Wow, quel super endroit !

C'était un superbe bâtiment construit dans le style des maisons alsaciennes, agrémenté à l'extérieur d'une profusion de fleurs et d'arbustes…

Je regarde Aggie et lui dit simplement :

Si l’intérieur est aussi génial que l'extérieur, je suis sûr que nous allons passer un bon moment !

Je ne m’étais pas trompé, tout était parfait. La nourriture, l’ambiance, le service tout était au-delà de nos espérances et nous avons passé une excellente soirée dans cet endroit.

C’est au moment où nous sommes revenus sur le parking afin de récupérer notre voiture pour retourner à l’hôtel que nous avons eu une désagréable surprise…

Notre Phénix de location était introuvable. Nous avons cherché partout et il n'y avait aucun doute possible, la voiture avait été volée et ce, malgré les différents sondages qui disaient que la Pontiac Phenix était la voiture la moins volée aux Etats-Unis...

Et merde... Joe avait une fois de plus gagné le gros lot !

Et maintenant, que faire ? Après notre déposition à la police locale, nous n’avons eu d’autre solution que de rentrer à Chicago avec un Bus de ligne de la compagnie Greyhound !

Ce deuxième incident était devenu un problème qu'il n'est pas facile d'oublier, à commencer avec la société de location Avis où, bien que nous ayons souscrit une assurance qui couvrait le vol, nous avons dû faire de multiples démarches pour pouvoir régulariser notre situation…

C'était la fin de notre voyage à Niagara Falls mais pas encore la fin de nos problèmes, le pire était encore à venir !

Environ 3 semaines après notre retour, nous recevons un appel inattendu du FBI qui nous informe de la visite de deux agents à notre domicile pour le lendemain...

Merde, que pouvait bien me vouloir le FBI ?

Le lendemain matin, après une longue nuit sans sommeil et l’apparition de quelques premiers cheveux gris, deux agents du FBI de la région de Chicago se présentent à la maison pour enquêter sur le but de notre voyage et la raison pour laquelle nous avons loué cette Pontiac Phénix...

 

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Le véhicule était enregistré à Chicago mais avait été volé au Canada et retrouvé dans un endroit désert à quelques miles de Buffalo New York. C'était une des raisons pour lesquelles le FBI était impliqué dans l'affaire, mais c’est la deuxième raison de leur intervention qui devenait plus qu’inquiétante pour moi et Aggie !

Lorsque la police de Buffalo a trouvé la voiture, cette dernière étant enregistrée en dehors de  l'État, ils ont transmis le dossier au FBI qui a pris l’affaire en main.  

Le véhicule retrouvé était, à part quelques petites bosses, en bon état mais le FBI avait trouvé un indice au niveau du coffre de la voiture et cet indice allait devenir NOTRE gros problème !

En effet, le FBI avait trouvé des traces de drogue (de la cocaïne) dans le coffre et, comme nous étions le loueur de la voiture, nous devenions les principaux suspects dans une enquête concernant du trafic de drogue !

Nous avons donc eu droit à cette visite à domicile du FBI ainsi qu'à deux auditions dans leur bureaux de Chicago. Durant la première audition nous avons étés entendus séparément, Aggie dans un bureau et moi dans un autre puis ensemble lors de la seconde audition.

Nous leur avons bien sûr donné toutes les informations nous concernant, des détails précis sur nos vies et évidemment tous les renseignements concernant le véhicule loué.

Après ces trois entretiens nous n'avons plus jamais entendus du FBI, mais je suis sûr que notre résidence de l'époque au 1355 North Hoyne Street et toutes nos activités étaient sous la surveillance du FBI pendant un certain temps et, qui sait, peut-être le sommes-nous encore aujourd’hui...? 

Oui, chers amis, je peux le dire et le répéterai toujours, j'ai eu quelques moments difficiles et effrayants dans ma vie mais cette enquête du FBI les bat tous !

Comme je l'ai dit, c'est une histoire un peu longue et peut-être trop détaillée, mais ce que je sais c’est que quelque part dans les archives du Bureau Fédéral d'enquête le "FBI", il y a un dossier d'enquête dans lequel apparaissent les noms Ferme de Schoeneck ainsi que le nom d’un ancien résident de l'endroit qui s’appelle Joe Surowiecki...

Voilà, c’était ma petite contribution relative à notre première voiture, une bonne vieille Ford Maverick... Après la Maverick, en 1979 nous sommes monté en gamme en achetant une Ford LTD2 (comparée à la Maverick la LTD2 était une Tank!).

Entre la LTD2 et maintenant nous avions quelques autres modèles, toutes des voitures de taille moyenne. Actuellement, dans notre garage à Streamwood, vous trouverez une Ford Mustang modèle 2003, une Ford Focus 2016 et le coup de cœur d’Aggie, une superbe Sonata Hyundai hybride modèle 2020 !

 

(1) Pour lire ce récit, cliquez ICI

(2) Personnes ayant une brûlante envie de posséder quelque chose

 

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25/07/2021
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