NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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Parlez-nous de vous : Walter Kurt Heitzmann

De Grande Rosselle à Vallerange.

Vallerange se trouve à 5 kilomètres de Morhange, quasiment au centre de la Moselle. A égale distance de Metz, Nancy, Sarrebourg et Saarbrücken (Allemagne), il fait partie de la Communauté de Communes du Centre Mosellan et bénéficie d'un environnement essentiellement rural. Le village appartenait à la seigneurie de Thicourt et en 1206, cette seigneurie fut donnée par Frédéric II, duc de Lorraine, à Albert II, comte de Metz et de Dagsbourg, quand le fils du duc Thiébaut épousa Gertrude, la fille du comte. A la mort de Gertrude (1225), la seigneurie devait revenir à l'Evêché de Metz, cependant en 1300 le duc de Lorraine put rétablir sa souveraineté. Depuis 1261, les seigneurs de Varsberg-Sarrebruck détenaient le fief. En 1337, la sœur héritière l'apporta à son mari, Hugelmann, seigneur de Fénétrange-Schwanhals. Le dernier de cette branche fut Jean, maréchal de Lorraine, époux de Béatrice d'Ogéviller. Les héritiers furent depuis 1670 jusqu'à la Révolution les marquis de Havré, princes de Croy, héritiers des sires de Neufchâtel. Au cours des siècles, les différents seigneurs de Thicourt donnaient Vallerange et Vintrange en fief, en 1322 à Lambert d'Arriance, en 1515 à Antoine de Dalhain et en 1681 à Philippe de Vigneulles, vassal des seigneurs de Thicourt. L'abbaye de Neuweiller (près de Saverne) y possédait les dîmes. En 1461, Jean de Fénétrange acquit à Vallerange les droits de l'abbaye de Neuweiller. En 1472, Fernad de Neuchâtel, héritier des seigneurs de Fénétrange, rendit hommage à la Lorraine pour Vallerange. En 1475, les dîmes et des biens à Vallerange furent donnés à la collégiale de Fénétrange qui passèrent après la suppression au curé de Lohr. En 1681, Philippe de Vigneulles rendit hommage à Metz pour les fermes de Vallerange, de Vintrange et les dîmes à Bérig. Depuis 1858, la paroisse fait partie de l'archiprêtré de Morhange. L'église, dédiée à Sainte Gertrude, fut reconstruite en 1834 et la petite chapelle "Maria in Ruh" a été reconstruite lors d'une épidémie et fut agrandie en 1855 par les habitants. Elle est encore utilisée lors de la fête du 15 août. En 1789, les habitants de Vallerange se sont réunis aux fins d'établir un cahier de doléances qui devait être soumis aux Etats Généraux convoqués par Louis XVI. En juin 1940, la population fut évacuée à Kerprich-lès-Dieuze (actuellement Val-de-Bride) et à Baccarat (Vosges); elle rentra de nouveau à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet 1940. Les troupes allemandes occupèrent le village vers le 15 juin 1940 et le bombardement du village lors de l'avance de l'armée américaine au mois de novembre 1944 fit 4 victimes et détruisit 2 maisons. Le village fut finalement libéré par les américains le 18 novembre 1944. 

 


 

Comme mes parents, je suis né en Allemagne en 1946 à Grossrosseln (Grande-Rosselle) un village situé juste derrière la frontière après Petite- Rosselle. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de 2 ans mais j’étais bien trop jeune pour garder un souvenir de cette période. J’ai connu les baraques un peu plus tard, d’abord à Forbach dans les baraques du Bruch de 1948 a 1955 puis pendant 2 ans à Petite Rosselle où j’allais à l’école protestante de la Urselbach.

J’étais de confession Protestante et je me souviens qu’à l’époque, pour nous séparer des enfants catholiques, on avait tracé dans la cours de récréation une ligne rouge que nous n’avions pas le droit de franchir.

C’est en 1957 que j’ai  atterri à la Ferme de Schoeneck avec mes 2 frères et 3 sœurs pour aller habiter dans une demie baraque, rue de la Ferme n° 96 A. Le camion de déménagement était bâché et quelques pommes de terre traînaient encore sur le plancher car il venait tout juste de faire une livraison de sacs de 50 kg.

C’était déjà  au début de l’automne. La 1ère chose qui m’avait surpris était une vieille chaussette accrochée à un clou à l’intérieur de la porte d’entrée, juste au dessus du trou de serrure pour éviter que le froid y pénètre .

A l’école de Schoeneck je n’ai connu qu’un seul Maître, M. Thil Felix. C’était un homme qui s’est dépensé corps et âme pour que ses élèves aient un bagage suffisant pour réussir leur vie. Et bien sûr j’ai fait la connaissance de Clément en 1957.

Après le certificat d’études à 14 ans en 1960 j’ai, comme mon père et  mon frère aîné, exercé le métier de Mineur, d’abord aux puits St Charles et Gargan, puis à partir de 18 ans au puits Simon. C’est dans ce puits que j’ai égrené les années restantes jusqu’à ma retraite en 1997, année de fermeture définitive…

J’ai quitté la Ferme de Schoeneck en 1963 pour Stiring Wendel, quartier du Habsterdick, rue de la Paix où j’ai rencontré ma future épouse prénommée Jeannette dont les parents étaient d’origine Polonaise.

En 1965 j’ai été appelé sous les drapeaux à St Avold puis, en 1968,  je me suis marié à Stiring Wendel. Nous avons eu 3 enfants, Thierry né en 1969, Sybille née en 1970 et la dernière, Aurélie née en 1980.

Nous avons habité successivement au Habsterdick rue la paix, à environ 200 mètres de notre ami JLM, puis 2 ans à Behren et finalement 30 ans à Forbach.

Aujourd’hui, je vis à la campagne dans une ancienne ferme Lorraine qui était notre résidence secondaire auparavant. J’y suis installé entouré de nature et d’animaux : 2 poneys, 2 chèvres, 2 chiens (Border Collie et Berger Allemand ) ainsi que d’une dizaine de poules et d’un coq qui s’appelle Roméo. 

Je suis actif dans différentes associations. Au Club canin a Forbach dans la discipline Obéissance et Pistage, disciplines pour lesquelles il faut donner beaucoup de son temps et participer à des entraînements réguliers pour y arriver.

La photo a été une de mes passions depuis bien longtemps et je suis actuellement membre du club Déclic Photo de Morhange, Club que nous avons créé au début de cette année. (*)

Je fais également partie de l’association des Mineurs de Stiring Wendel ainsi que de la Fédération des Mineurs de Sarre Lorraine Luxembourg. Nous continuons ainsi, par nos activités, à perpétuer la tradition et à commémorer toutes les victimes de la mine pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli. Mais je n’oublierai jamais les baraques de la Ferme, de Simon sud et de la Halte où j’ai foulé chaque recoin pour fouiner dans les vestiges de notre passé. Voilà une partie de mon histoire…

(*) Ndlr : Précisons à nos lecteurs que Walter a récolté de nombreux prix photographiques tels que le prix du Championnat France photo amateur à Namur en Belgique et le prix Charbonnage de France Photo.

  

 Une des passions de Walter : le dressage de chiens ! 

 

Lire d'autres récits de Walter Heitzmann : 



13/11/2016
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