NOSTALGIA, le blog qui fait oublier les tracas...

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Les venues et départs à Schoeneck

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Ma curiosité demande à connaitre un peu plus les habitants de la Ferme de Schoeneck.
Je pense que nous serions tous surpris de savoir de combien d'horizons différents nous sommes arrivés à la Ferme, et je crois qu'il serait tout aussi intéressant de savoir où se sont disséminés ces familles.
En ce qui concerne ma famille Miksa, je peux dire qu'elle est venue de Pologne après avoir été forcée à travailler dans un camp de travail en Allemagne. Mon père et ma mère sont restés en France tandis que ma grand-mère, mon oncle et ma tante avec leur enfant ont émigré vers les États Unis (Chicago).

Qu'en pensez vous ? 

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Cher JLM, je pense que ton initiative de lancer un sujet sur les arrivées et les départs de ceux qui ont vécus à la Ferme de Schoeneck ou dans d'autres cités de baraques (Halte Schoeneck, Simon Sud, Bruch etc.) est intéressante à plus d'un titre.
En effet, ta propre histoire le montre bien, peu de gens savent par quel enfer sont passé beaucoup de ces peuples venus en France après-guerre.
Ils fuyaient la Pologne, la Lettonie, la Yougoslavie, tous ces pays de l'ex URSS... Ils fuyaient les horreurs de la guerre, le communisme, les persécutions, bref, tous ces excès d'une Histoire encore proche que l'on a parfois tendance à oublier.
Certains m'on raconté qu'après ce qu'on leur a fait subir dans leurs propre Patrie, leur arrivée en France pour vivre en liberté dans ces 'Baraques' était pour eux synonyme de Paradis sur terre... La mère d'un de mes amis remercie encore aujourd'hui le Seigneur de lui avoir offert cette nouvelle vie loin de l'enfer qu'ils ont connus...
Mais tu as raison, laissons-leur la parole, c'est avant tout leur histoire.
Clément, Webmaster

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Une petite info complémentaire à l'attention de ceux qui sont arrivés puis repartis de la Ferme...
J'ai mis en ligne dans la rubrique Ferme de Schoeneck années 50-60 une galerie avec des photos de la partie 'préservée' de l'ancienne cité. Il en reste quelques vestiges que j'ai photographié ces dernières années, avant que tout ne disparaisse. Je pense que ces images peuvent intéresser tous ceux qui n'ont pas eu, ou qui n'auront plus, l'occasion de revenir à cet endroit.
Par ailleurs, j'ai également rajouté (Galerie années 50-60)  quelques superbes portraits du grand-père de Victor (Vitia) que tout le monde connaissait et que nous appelions le 'Père Noël'...
Un grand Merci à Victor pour ces précieux documents.
Clément, Webmaster

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Je suis né en Allemagne, de mère Allemande et de père Français mais qui a fait la guerre en uniforme Allemand; Il a combattu contre ses propres frères  qui eux portaient l'uniforme Français,
Une Histoire de Fous..
La famille de mon épouse est venue de Pologne pour travailler a la Mine. Son père y a perdu la vie à l'age de 30 ans, un jour avant Noêl en 1954 au puits Simon 3.
Mon épouse avait 5 ans à l'époque et sa maman était enceinte d'un 3ème enfant. 
J'habitais dans les baraques du Bruch à 2 ans avant d'atterrir à la Ferme de Schoeneck dans les années 50... Et plus tard, entre Forbach- Stiring- Behren là bas au bout de la Lorraine,,,,,,,,
HKW

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Les Calamia sont d'origine Sicilienne.Mon père qui avait été expulsé de la Tunisie vers son pays natal la Sicile avait fait tout pour s'établir chez lui entre 1945 et 1948.Ce fut impossible.Donc il décida avec un ami Sicilien ,sa femme er un petit enfant de quitter leur patelin clandestin pour la France.Apres plusieurs jours à emprunter des wagon de marchandises qui se dirigeaient vers le nord del'Italie,ils sont finalement arrivés à la frontière francaise,il furent arrêtés par les gendarmes qui leur ont donné le choix de retourner d'où ils venaient.Ou alors d'aller travailler dans les houillères de Lorraine.Qui'il ont accepté d'emblée .j'avais oublievous dire que mon père avait fait une petite fortune en Tunisie et avait tout perdu parce qu'accuse de fascisme,Comme beaucoup d'italiens pendant la guerre ceux-ci étaient enfermés dans des camp pour les empêcher de causer quelconques problèmes .D'ailleurs les Japonais ont goûté à la même médecine .Mon père a fait3 ans de camps avant d'être expulsé .Ma maman pendant ces 3 ans à du se débrouiller avec mon frère François ,moi et ma sœur Pâquerette qui n'avait que 21/2 ans lorsque mon père fut arrêté et interne dans les camps.Je n'ai pas besoin de vous dire que suite à toutes ces péripéties mes parents ont tout perdu.Ma mère avec 3 jeunes enfants a été expulsée vers la Sicile en1945 et ce n'est que fin1948 que nous sommes arrivés à la ferme rejoindre notre père ,qui Apres avoir été un épicier prospère à du travailler à 700 mètres de profond.Et si pour nous les enfants de la ferme les souvenirs sont tellement merveilleux.Voila une des raisons qui a fait que certaines familles ont quitté la ferme pour qui sait découvrir l'Amerique

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Quelle aventure ! Rien que cette 'Saga' mériterait un livre... Beaucoup des gens d'ici ignoraient tout de l'histoire de ces immigrés arrivés après-guerre pour travailler dans nos mines de charbon.
Entre l'histoire de la famille d''Auguste 'les Siciliens' et celle des migrants Ukrainiens, Russes ou Polonais fuyant le communisme il existe toute une palette de destins qui sont pour le moins hors du commun. Ce serait formidable si d'autres 'anciens' de la Ferme (ou d'ailleurs), venus des 4 coins du monde, partageaient comme Auguste une petite part de leur vécu dans ce Blog...
A un moment donné on a tout de même recensé une vingtaine de nationalités dans ces baraques de la Ferme qui dessinait ainsi les contours d'une Europe bien avant l'heure !
Clément 
Clément, Webmaster

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Salut Auguste,
Même si cette triste période a été difficile pour tous les anciens de la Ferme comme tu le décris si bien avec Joe, c'est quand même la Ferme qui a été le point de départ de nouvelles vies. Mon père et mon oncle ont eu une proposition d'embauche par les Houillères de Lorraine, dans leur camp de travail en Allemagne. Ils ont fait le déplacement à Merlebach pour un contrôle d'aptitude et ont été retenus aptes à travailler dans la mine. Mon père qui voulait retourner auprès de sa famille en Pologne en a été découragé par son frère qui avait échappé aux rafles pendant la guerre. Il lui disait que la misère régnait dans toute la Pologne, et c'est comme ça qu'il est venu à la Ferme, le restant de la famille a suivi peu de temps après.'
Ce serait intéressant si Clément pouvait créer une carte ou un tableau sur lequel figureraient les grands mouvements des anciens. J'ai déjà compris qu'il y en avait aux États-Unis (Chicago), au Canada et en Australie. Je pense que la liste n'est pas complète, alors à vos souvenirs chers amis. Peut-être aussi une carte du même genre sur l'éclatement local. Behren, Stiring, etc...
JLM

 

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Les Surowiecki, sont d'Ukraine, Mon Pere, ma Mere ma Soeur et moi....Nee dans un petit village Boratyn on vivais dans la maison de ma Grande Mere..Pendant la guerre entre Russie et Allemagne Quand les Allemands sont venue dans notre region, environ 80% Hommes et Femmes  pris par eux pour les Camps de Travail en Allemagne...Mon Pere et ma Mere etais dans un Camps pres de Goslar dans les Hartz Montagne,a Bad Grund, Ils travailler dans une mine de Potassium....Je ne sais comment, mais mon Pere est venue pour ma soeur et moi , apres un long voyage en train on etais en Allemagne...! Apres la guerre mon Pere avait le choix...De retourner en Ukraine ou allez dans un camp de Refuries, avec Stalin comme dictateur, mon Pere a choisie le Camp de Refugies . Nous on etait dans un Camp Ukrainien a Gottingen. Debut 1947 mon Pere est partie en France pour les Mines de Lorraine beaucoup mieux que de vivre dans le Camp est aussi pas de travail dans cet region d'allemagne on etais supporter par  la Croix Rouge et CARE. Apres 6 mois mon Pere est revenue pour nous et allez vivre  en France....On est arriver a Forbach (Caserne Guise) vers fin 1947 apres quelque semaine (Debut 1948) la Ferme de Schoeneck Demi Baraque au numero 65 b et apres 6 mois le Laitier (Max Reuland) a pris les deux cagibis pour sont magasin de lait et nous on avais la Baraque entier jusqu'a l'annee 1957...! Aussi entre les annee 1954 a 1958 pas mal de Familles sont partie chercher fortune aux Etat Unis .Beaucoup de ces Famille etais des amies a mon Pere. On 1954 mon Pere est allez chez le Cure Freund pour remplir les papiers et Visa necessaire pour les USA on .En may 1955 Le Consulat des USA vous a fait venir a Paris pour les visit medical et apres deux jours a Paris, le Consulat nous a dit """Tout est OK des que nous aurais vos Visas.une lettre suivera avec  la date pour votre depart aux USA""" !....Mais  la Hongrie avec leurs Revolution nous a mis a la queue Question de Visa avec une letter du Consul des USA que pour le moment tout les Visas sont pour les Hongrois et franchement  le Consulat ne sais pas quand vous pouvais reservoir vos Visas .  Mon Pere a dit   ""''Adieu les USA, la France va etre notre Domicile"" Dans le temps les   Houilleres  on commencer a batir a Rouhling, Farebersviller et Behren.....Juillet 1957 on a quitter les Baraques Pour des Grande Boites de Ciment de Behren...La vie a Behren etais beaucoup mieux que les Baraques...Mais mon Coeur est rester a la Ferme de Schoeneck pour toujours.....!Et un beau jour une letter du Consulat des USA avec les Visas et jour de Depart pour les USA...Une grande decision a faire USA ou France....Papa et Maman ne voulais plus venir aux USA...Mas nous les gosse on voulez les USA....Apres quelque jours mes Parents on Dit ''''La France est pas mal et nous a donner un bon Future ....Mais les USA on va commencer a Zero de Nouveau , mas nous les gosse avec notre Jeunesse pourrais batir un meilleur future !""   Notre arrivee  a  Chicago etait  pas si  mauvais car on avais des Amis qui etais ici pour deux ou trois ans...Comme les Perucki...Lalik...Gorzelnik...Sobczak et Ben,  ca va faire maintenant 56 ans que je vie dans la region de Chicago.......Mais mon Coeur est toujours a la Ferme de Schoeneck de mes Jeunes Annees.....!
Joe(Wiki)Surowiecki

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Merci Joe pour ce témoignage émouvant et plein de sensibilité. Votre vie a été une grande aventure dont vous avez été les héros ! Vous avez vu en peu de temps ce que beaucoup d'entre nous ne connaîtrons pas dans une vie entière. Merci pour votre sincérité et votre fidélité à cette Ferme de Schoeneck qui a su vous  accueillir et vous donner la possibilité de repartir vers une nouvelle vie... 
Clément, Webmaster

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Je découvre encore des rubriques. ...justement je voulais savoir comment ils étaient arrivés à la ferme....

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Salutations,Mon père Jan Samiec est né en Pologne en 1918. Sa famille a grandi à Luki, en Biélorussie. Il était également sergent dans la cavalerie polonaise. Sous le règne de Staline, les Russes vinrent et prirent toutes les affaires personnelles des familles et envoyèrent les hommes en Sibérie, qui comprenait mon grand-père Peter, mon père Jean et plusieurs oncles. Ils les ont fait défiler dans la neige pendant que le peuple russe crachait et jetait des excréments d'animaux sur eux. Les hommes ont été entassés dans des wagons à bestiaux dans un train et envoyés dans les camps de travail en Sibérie.
Mon père a parlé de la vie et des conditions horribles dans les camps. Trop de mentionner ici.

À un moment donné, ils ont pu s'échapper et se rendre à l'extérieur du camp sous le feu des mitrailleuses. Mon père a dit qu'ils ont traversé la neige profonde pendant que des balles étaient tirées sur eux. Quand il s'est réveillé dans la neige, tout le monde était parti. Il n'a jamais entendu ou vu à nouveau. Père a été frappé par sept balles éparpillées dans son corps. Il a pu se rendre dans une petite ferme où une gentille vieille femme l'a pris et a pris soin de lui. Papa est resté avec elle et a aidé en travaillant sur la ferme en paiement. Un jour, il a dit à la femme qu'il devait retourner chez Luki pour retrouver sa mère. Elle l'a averti de ne pas le faire car les Russes vont le chercher et lui trouver qu'il est plus en sécurité avec elle. Il est parti pour rentrer à la maison.

Il est revenu à la ferme et est resté avec sa mère bien-aimée et quelques mois plus tard, les soldats russes sont venus le chercher. Il a eu deux choix, retourner dans les camps de travail en Sibérie, ou devenir un soldat de la cavalerie russe et combattre les nazis. Il a choisi la cavalerie et est devenu un sergent dans la cavalerie russe. Ses choix étaient rares car il était pris entre deux ennemis, les Russes et les Allemands. Mon père parlait longuement des expériences qu'il avait vécues pendant la guerre et de l'horreur de ce que la vie était devenue. Encore une fois, trop de choses à écrire ici en ce moment.
Il est monté avec ses soldats à Berlin où il a été attrapé par le nazi en devenant un prisonnier de guerre. Il était un prisonnier de guerre à la fin de la guerre. Sa fortune a changé car il était l'un des rares soldats alliés choisis par le gouvernement américain pour protéger les criminels de guerre nazis à Berlin. Il a aidé à garder les criminels de guerre nazis lors du transfert de Berlin à Nuremberg pour préparer le fameux procès Nuremberg.

Alors que le procès était proche, il a rencontré une jeune fille en attendant dans la ligne de soupe et ils se sont mariés peu de temps après. Il a entendu parler du travail dans les mines de charbon de Schoeneck et a amené sa jeune fiancée en France.


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Merci Françoise pour ce terrible témoignage que les visiteurs de notre Blog peuvent lire ici :
http://nostalgia.blog4ever.com/presentation
Clément, Webmaster

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